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[Flash-back] Votre thé monsieur Hataway!

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Double-Compte : Kate-Nolan
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MessageSujet: [Flash-back] Votre thé monsieur Hataway! Dim 22 Mar - 16:28



   
Votre thé, Monsieur Hataway!
William x Jack

   


   L'horloge sonna alors quatorze heures, sortant Jack de sa discussion passionnée avec son interlocuteur.
Mmmh... Quel dommage ! Lui qui était en train de converser sur l'un des plus passionnants sujets qu'il soit ! Après tout, c'est vrai non, parler et parler et parler encore... Il ne devait y avoir que ça de vrai, si on laissait de côté le fait de passer du bon temps en bonne compagnie ! Pas qu'il avait quelques penchants pervers, bon, un peu, mais vraiment peu ! Mais là, il parlait plutôt de discuter un peu avec quelques jolies inconnues de sujets très innocents. Courtiser était un art, un plaisir et un hobbie, mais il ne fallait pas confondre faire la cour et passer à l'acte. Entre les deux, il y avait plus qu'un pas, et ce n'était certainement pas par pur caprice qu'il franchirait la frontière qui séparait ces deux actions.
Jack soupira en se passant une main dans les cheveux, un éternel sourire taquin aux lèvres alors que sa compagne semblait d'ores et déjà se demander pourquoi un tel changement d'attitude alors que la seconde d'avant, son partenaire enchaînait gaiement sur ses propres remarques dans un duel d'arguments des plus intéressants.

-Désolé ma jolie, mais je vais devoir y aller.

Il eut un nouveau sourire, ce sourire si unique qui était sans aucuns doutes sa marque de fabrique quelque part, puis d'un geste rapide, il se saisit de son couvre-chef favorit ainsi que de sa veste de cuir, l'enfilant habilement avant de rajuster le col correctement et de lancer un regard entendu à ses employées.
Il avait une totale confiance en celles-ci, et puis, cela devait bien faire des années qu'elles s'occupaient à merveille de La Souche lorsqu'il était absent. Cherry surtout, mais Cherry il la connaissait depuis bien plus longtemps que les autres filles. C'était... sa petite protégée quelque part !
Son attention revint alors sur la jeune femme qu'il venait lâchement d'abandonner, enfin, lâchement... Tout était subjectif. Il s'approcha de cette dernière son regard éternellement pétillant semblant habité par un calme et une douceur qui faisait son charme.

-J'ai une livraison à faire pour … un ami, et il est très exigeant sur ce point. Si j'arrive en retard je ne sais pas ce qu'il pourrait bien me faire !

Jack attendit quelques secondes, son regard bleu se plantant dans celui de l'autre, semblant s'extasier devant eux, du moins, profiter du spectacle encore un peu.
Les yeux, le regard, quelque chose de magnifique. Quoi donc pouvait-être aussi parlant qu'une lueur amusée au fond de la pupille ? Un air rêveur ou amoureux ?
Le serveur finit par s'incliner légèrement, très galant, puis salua une dernière fois avant de s'en aller, se saisissant des deux tasses de papier contenant l'habituel thé de son habitué.

-Au plaisir de te revoir plus tard... !

Une fois à l'extérieur, le jeune homme se dirigea machinalement vers sa petite chouchoute : une moto noire chromée qui lui avait valu plusieurs mois d'économies. Il avait prit l'habitude de l'utiliser pour se déplacer en ville, pour tout et n'importe quoi, si bien qu'il avait aménagé le coffre arrière spécialement pour un casque et pour tenir les verres et boîtes dont il se servait pour les livraisons, comme dans ce cas là.
Après avoir précautionneusement installé la commande quotidienne de William, le serveur se mit à son tour sur le véhicule, ses mains gantées se saisissant fermement du volant avant de faire démarrer la moto dans un grondement de tous les dieux, pourtant aussi doux qu'un ronronnement aux oreilles de l'homme. Par habitude, il se rendit presque sans s'en rendre compte au Studio de la Radio de Brant où travaillait celui à qui il devait son habituel thé.
En un saut, Jack descendit de son engin, rajustant encore une fois sa veste avant de reprendre son colis et de se diriger vers le bâtiment pour se retrouver bloqué par... Une porte fermée.
Ah... Les portes, vieil ennemi de l'Homme depuis leur création ! Qu'est-ce qu'il avait prit à ces fous d'inventer un jour ces satanées portes ?
Le brun lâcha un soupir alors qu'il insista un peu plus sur la poignée, espérant qu'elle bloquait tout simplement, avant de se résigner en grognant et de faire le tour en longeant le mur, cherchant une fenêtre quelconque pour bien vérifier que son client était bien à l'intérieur. -Mal ?-Heureusement, en  observant par une petite fenêtre à l'arrière, il put assez clairement distinguer celui pour qui il était venu, en pleine émission.
Evidemment, pourquoi en serait-il autrement ?
William Hataway... Patron de la Radio communale de Brant, un vieil ami, en quelques sortes. Il l'avait rencontré... Il y a bien longtemps, à vrai dire la façon dont c'était arrivé lui échappait encore, ou plutôt, déjà. C'est comme s'il l'avait toujours connu, mais là n'était pas le sujet. S'il osait ne serait-ce que le déranger durant sa chronique, il allait passer un très mauvais quart d'heure, voir même plus...
Soupir. Encore...
Jack observa autour de lui, cherchant une quelconque fenêtre déjà ouverte pour s'y faufiler, histoire de rentrer discrètement... Enfin, autant que possible.
Sa boîte sous le bras, il trouva au bout de quelques nouvelles minutes une fenêtre laissée légèrement entre-ouverte, parfaite puisqu'assez grande pour qu'il réussisse à s'y introduire, puis après avoir poussé la vitre pour qu'il ait plus de place, il posa les boissons sur un rebord, et en s'appuyant sur ce dit rebord, il se dressa au dessus de son passage improvisé puis y passa une jambe, et l'autre. Il tenait bon seulement grâce à ses muscles contractés à ce moment même, alors autant dire qu'intérieurement il remerciait ses entraînements quasi-quotidiens qui lui avaient donnés une telle silhouette, sauf que bien que bien bâtis, il était tout de même loin d'être l'homme le plus fort du monde.
Raison pour laquelle il ne tarda pas à lâcher prise, retombant un mètre plus bas à l'intérieur du bâtiment. Fort heureusement, il ne fit pas tant de bruit que cela, et retomba sur ses jambes -comme quoi, il lui restait encore quelque peu de fierté-, et une fois debout, il remit son chapeau correctement, comme pour vérifier que personne ne l'avait vu, avant de monter sur une chaise pour reprendre les thés encore fumants. Ce coin du bâtiment était en général assez calme, il faut dire qu'il avait prit l'habitude de venir en dehors des « heures d'affluence » pour éviter tous problèmes, comme cette-fois par exemple. Enfin, quelque part, ça devait bien avoir ses désavantages, comme cette fichue porte fermée à clefs...
Mais qu'importe, maintenant qu'il était bien rentré, et en pleine possession de ses affaires, il ne lui restait plus qu'à rejoindre William qui devait sûrement bientôt avoir finis. Sans plus attendre, le barman se dirigea vers la salle ou se trouvait habituellement le chroniqueur, observant les autres employés travailler derrière les vitres des différentes salles. Ce n'était pas grand monde, mais qu'importe, cela restait toujours intéressant d'observer les autres.
Cela ne mit pas énormément de temps avant que Jack n'arrive devant la salle ou se trouvait William, toujours en train de parler à la Radio apparemment, et après une courte hésitation, le brun se décida à rester derrière la vitre, ne pas le gêner pour une fois, et le laisser calmement finir. De toute façon, s'il avait fait l'inverse, l'autre ne se serait pas gêné pour lui faire remarquer que sa présence n'était pas désirée pour le moins du monde !
L'invité surprise se tira une chaise vers lui, s'asseyant dessus puis s'étirant largement, sans la moindre gène, les boissons encore chaudes sur ses genoux alors qu'il attendait patiemment que son client habituel en ait finis avec son travail pour enfin pouvoir lui déposer son thé quotidien.
   

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MessageSujet: Re: [Flash-back] Votre thé monsieur Hataway! Dim 22 Mar - 21:08


   
Votre thé Monsieur Hataway
Studio de la RNB ◈ Un après-midi de la malédiction
   
   
William & Jack
William détendit les articulations de ses doigts histoire qu'on ne le prenne pas pour un idiot. Même depuis toutes ces années, ça ne passait pas. Il avait gardé l'habitude de gérer lui-même le volume pendant qu'il parlait et ce mauvais tic lui avait fait plus d'une fois heurter du bout des ongles la table vide autour de son micro dans l'espoir de jouer avec une molette depuis longtemps partie. C'était stupide, il le savait, il n'y avait plus rien pour gérer les effets sonores, les changement de disques et diffuser les coups de fil en direct. Tout ça se passait de l'autre côté de la vitre, maintenant. C'était un autre que lui qui s'occupait de la régit, lui laissant les mains parfaitement libres et lui permettant de se concentrer uniquement sur ce qu'il disait. Qu'elle sotte idée il avait eut d'engager ces gens là.

Ce n'était pourtant pas si désagréable en soit, n'avoir rien à gérer, se laisser porter par le fil des mots et débattre sur des sujets sans fin durant des heures qui lui semblaient autant une seconde qu'une journée. Une plénitude. Il pouvait laisser libre court à ses pensées à travers le micro, bercé par le silence de la salle d'enregistrement si parfaitement isolée qu'il aurait sans doute eut l'impression d'être sourd s'il avait enlevé son casque. Avoir ses propres locaux, avait du bon, c'était indéniable. Des chaises vraiment confortables même après d'interminables instants passés dessus, un équipement qui ne vous crache pas sans cesse des flots de parasites aux oreilles et ne pas être obligé de chercher une nouvelle fréquence de diffusion au moindre camion passant un peu trop vite ; beaucoup de radios s'en seraient contentées. Mais William ne pouvait s'empêcher de repenser à ses débuts dans le métier, à son émetteur bricolé dans un grenier pour essayer de capter quelques nouvelles du monde extérieur. Comment cette simple curiosité, après des mois enfermés chez sa tante, avait finie par évoluer en passion dévorante. Comme quoi il en faut parfois peu. Brancher une prise, tourner un bouton et ouvrir le monde devant soit, dans cette petite pièce close.

Le brun caressa le bois de la table de sa paume ouverte. Il se souvenait encore de cette voix dans le récepteur. A l'origine de tout aurait-on dit. Celle qui lui avait fait comprendre qu'une antenne marche dans les deux sens, avec une seule question.

*Hey Will tu dors ?*

L'intéressé leva la tête pour foudroyer des yeux le régisseur à travers la vitre juste en face de lui. Bien confortablement logé derrière son mur d'interrupteurs, l'homme venait presque de lui crier dans les tympans à travers le casque. Il faudrait qu'il pense à lui enlever son micro ou à le saboter. Qu'il trouve un moyen pour que cet enquiquineur arrête de l'interrompre au lieu de faire son travail. Enfin, il avait sans doute bien fait cette fois.

— Ah, excusez-moi Sophie,
reprit-il en affichant un sourire à son collègue. Mon livreur de café habituel à dut se perdre en chemin aujourd'hui ou avoir un peu plus de mal que d'habitude à passer par la fenêtre. Je me demandais s'il ne fallait pas lui envoyer une équipe de secours, mais il devrait s'en sortir. Je vous en pris, répétez ce que vous venez de nous dire, s'il vous plait.

Un déclic fit écho dans le casque lorsque l'auditrice au téléphone fut de nouveau en ligne, répétant ses éloges à la radio et à ses chroniqueurs tandis que William jouait avec le fil de son micro. Il eut le temps de l'enrouler trois fois autour de son index avant qu'elle eut finie de lui poser sa question et il lâcha ce qu'il tenait pour faire pivoter son siège de gauche à droite.

— Oui tout à fait, vous pouvez passer à la radio à n'importe qu'elle heure de la journée pour profiter de dix minutes d'antenne gratuite et en directe. Pensez juste à prendre rendez-vous cette fois, ou ils finiront par me tondre à l'accueil. Pour n'importe quel sujet, à n'importe qu'elle heure, pas forcément moi, mais on vous interviewera.

L'auditrice ravie commença à déblatérer sur son sujet rêvé, un mélange particulier à base de chats et de soupe aux poivrons. Bien que les deux ingrédients n'aient pas fait partis de la même recette, cela restait assez peu ragoutant. William fit signe à son régisseur qu'il allait couper court. Un nouveau déclic passa à travers le casque, on ne pouvait pas pousser un bouton avec moins de classe.

— Et bien Sophie vous n'aurez qu'à rappeler une prochaine fois à l'accueil pour voir si on peut vous caser dans une tranche horaire. On fait comme ça ? l'autre semblait ravie. Super ! D'ici là, ne manquez pas la suite de notre programme, télévision, information, sport, musique, loisirs et plus encore avec notre ligne téléphone ouverte vingt-quatre heures sur vingt-quatre ; même si je vous déconseille d'appeler entre minuit et cinq heures si vous ne voulez pas tomber sur le répondeur. Tout de suite une petite page de pub suivit par le dernier album choisit via sms par nos éditeurs participants, j'ai nommé...

*Wake Me Up, d'Avicii*

— Wake Me Up d'Avicii,
répéta Will en affichant un sourire plus large. Idéale à l'heure de votre café. Quand à moi je vous dis salut et à demain cinq heures comme toujours. C'était William Hataway depuis la RNB. Bonne journée à tous.

Le brun garda les mains sur son casque le temps d'être sûr que le morceau avait bien commencé avant de le retirer et de le jeter à moitié sur la table. Will bascula en arrière sur le dossier de sa chaise, une main par dessus l'autre occupée à redonner un peu de bouffant à ses cheveux aplatis. Il resta ainsi une minute à contempler le plafond, sans se rendre compte du silence absolu qui régnait autour de lui. C'était toujours la même sensation étrange, de ne pas vouloir quitter ce micro tout en étant ravi de ne plus devoir écouter les mêmes questions stupides d'auditeurs pas assez attentifs à son goût. Wake Me Up... il avait l'impression de l'avoir déjà entendu la semaine passée sans en être tout à fait sûr. Il pouvait confondre, mais il avait déjà vu pire.

Un léger bruit le rappela au présent et lui fit tourner la tête vers la régi. Son collègue venait de frapper à la vitre. William leva une nouvelle fois les yeux au plafond dans un soupir las. A tous les coups, le fameux livreur venait d'arriver, en passant par la fenêtre qui plus est, mais le brun à la tignasse en bataille n'avait pas envie de bouger. Il resta encore un instant sur sa chaise avant de se décider. Il fallait qu'il laisse sa place, un autre chroniqueur devait prendre la relève. Il se glissa sous la table et fouilla parmi les fils qui s'y emmêlaient pour débrancher celui de son micro. Cela ne servait plus à grand chose depuis que tout le monde à la radio était au courant, mais il restait quelqu'un qui ne laisse pas facilement tomber ses mauvaises habitudes pour autant.

Son sabotage terminé, il entreprit de s'étirer de tout son long et quitta la salle d'enregistrement. Longue journée en perceptive, même à demi terminée. Ce que le temps pouvait sembler long lorsqu'il quittait ces quatre murs et leur ambiance ouatée. La porte à peine ouverte, le bruit semblait déjà plus fort. Les voitures dehors, le grondement des ordinateurs sur les bureaux, la respiration énervante des autres tassés autour de leur distributeur de café humain et le bruit électrique persistant de l'antenne sur le toit, semblèrent sortirent de leur film muet.

— Alors Jack, lança Will sans prendre la peine de chercher son livreur parmi la petite foule, pas trop de problèmes avec le carreau à l'entrée ?

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MessageSujet: Re: [Flash-back] Votre thé monsieur Hataway! Mar 24 Mar - 17:28



   
Votre thé, Monsieur Hataway!
William x Jack

   


   
Lorsque que Jack arrivait a sa place habituelle, se mettant a l'aise juste derrière l'homme de la régie -dont le nom ne voulait décidément pas imprimer sa mémoire-, ce fut tout juste après que le chroniqueur pour qui il était venu ne se fasse rappeler a l'ordre, et juste après que ce dernier n'explique la raison de sa torpeur qui ne lui reluisait pas vraiment le profil. D'accord, il avait la fâcheuse habitude de se prendre l'unique moment ou cette fichue porte était fermée, mais il ne passait pas si souvent que cela par la fenêtre!
... Si?
Par exemple, une fois, il y a sûrement longtemps, il était passé par le camion du laveur de vitre. Alors oui, ça restait une fenêtre au final, mais tout de même!
Extérieurement, le serveur ne sembla pas réagir a cette fin de phrase, se contentant de garder un air ouvert et dégagé. Peut-être que si vous aviez fait attention, vous auriez remarqué ses yeux qui se plissèrent légèrement, comme s'il réfléchissait d'ores et déjà a une vengeance prochaine.
Jack observa quelques minutes encore le pauvre Chroniqueur se débattre plus ou moins avec la dénommée Sophie, comme amusé par la situation. Être animateur a la radio devait être un travail si... Extraordinaire! Enfin, pas comme ça, pas autour de cette table, avec tous les boutons et les techniques à connaître, cette bonne vieille radio que l'on ne voyait que dans les films... Avoir l'impression que derrière le petit écran qui affichait les audiences et musiques se déployait le monde entier, vous tendant les bras, prêt a vous accueillir. La liberté, en quelque sorte. Seul et enfermé dans une petite pièce, mais tellement libre, et se sentant en présence de tellement de personnes! Un travail unique, peut-être que s'il n'avait pas monté son salon de thé, il serait venu travailler ici...
Une salutation sortit le serveur de ses pensées, et ce dernier leva la tête vers son nouvel interlocuteur avant de lui sourire. C'était un collègue de William, faut dire qu'a force de venir ici chaque jour à la même heure, il finissait par être connu, peut-être même trop... Alors oui, c'était une petite ville, et tout le monde se connaissait, mais il ne voulait tout de même pas devenir la mascotte de la radio. Il voyait déjà l'affiche, un petit dessin avec un chapeau a la mode, passant par une fenêtre maladroitement. Il n'y avait aucuns doutes qu'il pourrait alors dire au revoir a ses abdominaux sur cette caricature!

-Désolé, pas aujourd'hui! Je ne peux pas venir chaque jour avec toute la réserve dans les bras, tu comprends?

Encore un sourire, peut-être un peu plus compatissant, puis lorsque son regard revint sur la vitre derrière laquelle se tenait William, ce fut juste avant qu'il ne disparaisse sous les tables, dans son habituelle petite manie de débrancher les fils après chaque émission de sa part. C'était un signe qui ne trompait pas, comme quoi il avait terminé, et c'est pourquoi le serveur s'étira une nouvelle fois, longuement, accompagnant ce geste d'un bâillement peu élégant mais qui étrangement ne choquait personne.
Et lorsque ses yeux fermés se rouvrirent, ce fut pour apercevoir l'autre sortir de son "monde" comme il l'aimait l'appeler, lâchant a tout hasard une petite raillerie sans même le regarder.

-Ne soit pas si rustre! lui répondit alors Jack en se levant tout en s'appuyant sur les accoudoirs pour se faire remarquer. Je suis passé par l'arrière aujourd'hui, non pas par celui prêt de l'entrée! J'avoue que c'est plus calme là-bas, peut-être devrais-je y aller directement la prochaine fois?

Le serveur sourit a son ami, avant de lâcher un soupir tout en lançant un regard noir au chroniqueur, renchérissant presque immédiatement:

-Il faudrait sérieusement que tu confisqués les clefs à tout le monde! Aussi souvent, c'est pas croyable! Tu es le patron non? Tu devrais pouvoir y faire quelque chose? Pas vrai?

Le brun avait haussé un sourcil sur la fin de sa phrase, les bras croisés sur son torse alors qu'il passait un regard accusateur sur l'ensemble des personnes présentes.
On aurait pût croire qu'il faisait cette demande désespérée pour ses pauvres muscles qui subissaient chaque jour un effort en plus des exercices que Jack leur imposait, mais non, on ne chabge pas un Jack Schenel sauvage, et un Jack Schenel sauvage, c'est avant tout un dangereux dragueur, capable de complimenter toutes les femmes qu'il croise dans la rue.
D'où Émilie.
Qui est Émilie? La jeune femme de l'accueil! Voyons! Petite, brune, timide au premier abord mais qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, depuis le temps qu'il venait ici il ne trouvait jamais une raison valable de l'approcher l'air de rien pour discuter avec elle cinq minutes! Autant dire que le mauvais sort s'acharnait sur lui!

-Mwi, donc désolé, tu voulais ton thé peut-être? J'ai fais un thé de Malaisie pour cette fois, un peu moins classique mais ça devrait te plaire! Écorce râpée de citron, des feuilles d'arbres à thé de là-bas et quelques fruits pour relever le goût, un bon thé noir en résumé ! C'est une nouvelle livraison, tu m'en diras des nouvelles!

Un grand sourire s'était dessiné sur le visage du serveur alors qu'il énumérait les différents ingrédients, sentant d'ores et déjà les effluves lui titiller le nez, le doux goût imaginé du thé sur sa langue... Le thé... Une vraie passion qui devait bien lui avoir plusieurs nuits blanches a rechercher les mélanges parfaits!
Mais chacun avait ses passions, il ne tenait alors que de la personne d'en consacrer du temps et de s'y abonner. Et Jack... S'y donnait a coeur perdu!
   

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MessageSujet: Re: [Flash-back] Votre thé monsieur Hataway! Mar 14 Avr - 1:54


Votre thé Monsieur Hataway
Studio de la RNB ◈ Un après-midi de la malédiction

William & Jack
Will esquissa un sourire. Agacer le livreur n'était pas un grand exploit, mais c'était toujours agréable. Toutefois, il ne mit pas longtemps à se désintéresser de l'homme, l'écoutant d'une oreille distraite alors qu'il se dirigeait vers un bureau pour dégager le désordre entassé sur une chaise. Il y avait là une belle pile de classeurs et pochettes apparemment vides. Rien de bien passionnant qu'il déposa sans plus de soin sur le bord de la table avant d'entamer un peu de rangement parmi les affaires en vrac qu'il avait sous les yeux. Un crayon par-ci, une agrafeuse par-là, il y avait de quoi fournir une papeterie. Est-ce qu'il avait réellement acheté tout cela ou est-ce que ses employés avaient décidés de transformer la radio en caverne d'hibernation pour lettrés ? Il préférait ne pas le savoir, tant qu'on ne lui demandait pas de payer trop souvent la facture.

Abandonnant bien vite l'idée de mettre un peu d'ordre, le brun se laissa tomber sur la chaise qui pivota, entrainée par son élan. Il fit un léger demi-tour avant de s'ajuster pour poser ses pieds sur la table. Il voyait souvent certains faire ça dans les bureaux. Lui ne trouvait pas cela très confortable. Il ne devait pas bien s'y prendre, mais il ne voyait pas comment on pouvait trouver confortable de se tordre les chevilles sur une planche de bois. Laissant tomber, une fois de plus, il ramena ses pieds sur terre et se tourna vers Jack sans pour autant le regarder. Cela aussi faisait partie du "rituel" comme il le disait si bien. Il avait toujours besoin d'un temps pour revenir à la réalité lorsqu'il sortait de la salle d'enregistrement. Une petite période pour s'accommoder au silence bruyant de l'extérieur.


— Les clefs, bien sûr,
marmonna-t-il. Et comment les autres feront pour rentrer le matin s'ils n'ont plus leur clef ?

Il ne fit même pas semblant de s'intéresser à la réponse et reprit son rangement sur le bureau. D'une main experte, il regroupa les trombones éparpillés, puis aligna les post-it. Quelqu'un semblait avoir décidé de faire sa compta au travail. William soupira et tapota la table du bout des doigts. Il aurait fallut trouver quelque chose de mieux à faire, mais quoi ? Ranger les chaises peut-être, en acheter de nouvelles pourquoi pas. Il avait encore eut des problèmes de siège ce matin-là lorsqu'il avait voulu se lancer dans des réparations dans le débarras. Il lui semblait pourtant avoir bien répété que la chaise de cette pièce devait rester dans cette pièce, mais c'était à croire qu'il parlait à des sourds. Ironique pour une radio. Le brun eut un léger rictus et se tordit le cou pour jeter un coup d'oeil à la salle d'enregistrement, s'assurant que quelqu'un d'autre avait bien pris sa place, si possible la personne au programme. Bien, cela au moins ils avaient l'air de s'y tenir.

— Excuse-moi, lança-t-il à son livreur, se tournant vers lui avec un sourire. Il n'y a pas que la porte qui pose problèmes en ce moment et c'est parfois fatiguant. Alors dis-moi. Quoi de beau aujourd'hui ? Des nouvelles croustillantes à Brant ?

Il tendit le bras pour récupérer son thé, écoutant la description des ingrédients comme si on lui récitait l'annuaire. Tant qu'il y avait du citron, cela ne pouvait pas être mauvais. Il porta le gobelet à ses lèvres et sirota une gorgée, s'appliquant à garder sa grimace pour lui. Non, décidément il ne s'y faisait pas. Jack faisait toujours des mélanges un peu trop alambiqués pour lui, et le thé noir n'était pas un de ses favoris. Il avala ce qui commençait à lui bruler la langue avant de donner son verdicte, inchangé depuis 2005.

— Je trouve que ça manque de citron... Il retira le couvercle du verre en carton et inspira une seconde le fumet de la boisson. Et peut-être même de thé, marmonna-t-il dans sa barbe d'un ton quasi-inaudible pour l'oreille humaine.

Il but tout de même une gorgée supplémentaire avant de poser le gobelet sur la table. Une pincée de sucre, un filet de citron, de l'eau chaude et quelques feuilles pour un thé bien clair. En soit il n'était pas difficile, c'était les complications qu'il n'appréciait pas, mais qu'importe. Ce qui l'intéressait un peu plus c'était les nouvelles que pouvait lui apporter le livreur. Jack était toujours l'un des mieux informés pour ces choses-là et rien ne l'aurait mit de meilleure humeur que voler un scoop sous le nez de son rival au journal papier.

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MessageSujet: Re: [Flash-back] Votre thé monsieur Hataway! Mer 15 Avr - 0:22



   
Votre thé, Monsieur Hataway!
William x Jack

   


   
Presque naturellement, le regard de Jack se fixa peu a peu sur l'agréable fessier d'une des collègues de William, le visage étonnamment ouvert. Si quelqu'un tentait de lire le visage du serveur dans ce genre de moment, il semblait totalement improbable de le différencier a un vissage apaisé et de bonne humeur. Pour la simple et bonne raison qu'il n'était pas "pervers", dans le sens propre du terme. Il aimait simplement les belles choses, et flatter les jeunes femmes par la même occasion, un compliment sincère faisait toujours plaisir, et folle était la femme qui lui disait le contraire! Aussi froide était-elle, une simple phrase bien placée dite avec le coeur ne laissait personne indifférent, même si on le niais obstinément.
Cependant, cette fois il allait devoir taire le compliment, car c'était sur le lieu de travail d'un ami, et qu'il ne pouvait pas réellement lui octroyer assez d'attention pour entretenir une discussion, car il était avec William, et ce dernier parlant assez peu, il lui fallait faire attention a la moindre de ses piques.
Ce fut d'ailleurs l'une d'elles qui le sortirent de ses pensées, alors qu'il lui demandait comment les autres feraient pour rentrer si les clefs ne leur étaient pas autorisées, ce a quoi Jack répondit par un impressionnant haussement de sourcil, avant que ses épaules ne fassent de même et qu'il lâche mollement sa réponse:

-Et bien... Vous pouvez faire des doubles, ou bien ils font comme moi, ils passent par la fenêtre... Ou sinon, ils n'ont qu'à squatter ici. Je suis sur qu'avec quelques sacs de couchages et quelques provisions ce pourrait devenir un parfait petit refuge, non?

Son regard s'était a nouveau fait amusé sur la fin de sa phrase, alors qu'il jetait un coup d'oeil en billet a l'autre, observant sa réaction tout en sachant pertinemment que sa proposition risquait de ne pas plaire au propriétaire de la Radio.
Pas du tout même...!
Sans s'attarder plus que cela, le serveur regarda autour de lui, s'imaginant parfaitement ou chaque objet aurait pût aller.
Rien dans la salle d'enregistrement, ça allait de soi! On pouvait se montrer provocateur, mais il y avait certaines limites qu'on ne pouvait tout simplement pas dépasser! Des sacs de couchage donc, sous les tables, pas alignés, non, c'est ennuyeux alignés, plus en rond, avec une montagne de confiseries au centre, des pâtisseries, et quelques bouteilles de thé froid au citron... Le bonheur!
Il fallait avouer que l'ambiance de ce bâtiment était franchement agréable, pas autant que La Souche évidemment, mais il y avait une bonne âme a travers ces murs, comme ces postes de police qu'on ne voyait que dans les films. Et c'était plutôt sympathique.

Ce fut alors qu'il était plongé dans ses pensées, a se demander où irait le mieux le bar a crêpes que l'animateur radio reprit la parole, abordant alors son sujet préféré, normal pour tout bon journaliste, et même si ce n'était pas vraiment le rôle de William, on pouvait aisément dire que le mot lui allait parfaitement.

-Mmmh les ragots hein?

Jak avait dit ça sans réellement réagir, finissant sa vision idyllique sans se préoccuper de la question.
Si seulement il avait entendu la réaction de l'autre par rapport a son thé... Sans doute se serait-il indigné avant de grogner et de critiquer les gouts en matière de thé, mais il n'en fut rien, et il émergea très naturellement de ses pensées avec un léger sourire aux lèvres, avant de soupirer en se souvenant de la question.

-Ah... Les nouvelles croustillantes, de notre temps c'est aussi rare que les éclipses totales! Rien de spécialement nouveau donc, tout le monde va plus ou moins bien, oh, si! C'est la petite Ashley qui m'a dit cela, mais je ne pense pas que ce soit pour tout de suite, mais apparemment Madame le Maire prévoit un nouveau projet publique. Bon, je sais, c'est pas grand chose, mais à part d'apporter l'information que la prochaine fois au marché, les melons seront a moins quinze pour cent, je crains que je ne puisse pas vraiment t'aider.

Il fit une légère grimace en haussant les épaules.

-Désolé.

Jack pencha la tête en arrière mollement, faisant craquer sa nuque pour se détendre un peu.
Il s'assit alors soudainement droitement, les deux pieds bien a plat au sol, et ses coudes appuyés négligemment sur ses genoux, il se saisit de la deuxième tasse de thé avant d'en boire une gorgée, profitant des arômes avec plaisir avant de prendre une grande inspiration et de reprendre la parole en faisant lentement tourner la thé a l'intérieur de la tasse.

-Pas mauvais. Il y a meilleur a mon goût, mais plutôt bon. Enfin qu'importe, sinon je peux toujours d'annoncer en exclusivité ma prochaine petite soirée? Cela t'irait-il? C'est vrai que c'est pas grand chose, mais au moins ça fait bouger du monde en ville.

Il esquissa un sourire en fixant William, souvent, un rien pouvait le mettre de bonne humeur comme un détail pouvait assombrir son moral, enfin, plus que d'habitude.

-En parlant de petite soirée, te décideras-tu un jour à enfin venir a l'une d'elle? Peut-être cela réussira-t-il a te décrisper un minimum tu penses pas?
   

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MessageSujet: Re: [Flash-back] Votre thé monsieur Hataway! Jeu 16 Avr - 19:40


Votre thé Monsieur Hataway
Studio de la RNB ◈ Un après-midi de la malédiction

William & Jack
Le problème à peine soulevé, le serveur proposa au moins une demi-douzaine de "solutions"
qui firent se froncer de scepticisme les sourcils du chroniqueurs. Il ouvrit la bouche pour répondre, mais Jack n'avait pas fini et la suite était bien pire que tout ce qu'il aurait pu proposer. William s’apprêtait à répliquer, mais se retint une nouvelle fois, voyant que quelques uns de ses employés se trouvaient encore dans les parages. Balançant légèrement sa chaise d'un côté et de l'autre, Will prit sur lui pour rester calme et détaché malgré ses sourcils qui le trahissaient toujours.

— Dormir ? Ici ? Mais bien sûr, ironisa-t-il. Tu as encore beaucoup d'idées lumineuses comme ça ? Parce que si c'est le cas je préférerais que tu les garde si ça ne te dérange pas. D'ailleurs, tu réalise que si je fais des doubles, les autres pourraient s'en servir pour fermer la porte ? Quand à la fenêtre...

Il roula des yeux. La fenêtre, il ne prendrait même pas la peine d'en parler. Il se retourna vers le bureau, cherchant ce qu'il pouvait lui rester à ranger, ne retrouvant un peu d'intérêt pour son interlocuteur que lorsqu'il se décida à le questionner à propos des rumeurs. De la matière pour faire tourner sa radio, il n'y avait que des choses dans ce genre qui pouvaient l'enthousiasmer. Hélas, le résultat ne fut pas vraiment à la hauteur de ses attentes. Des nouvelles bien maigres, comme d'habitude. Il ne cacha pas son air un peu déçu et recommença à jouer avec sa chaise, tournant dans un sens puis dans l'autre. Il se demandait tout de même ce que pouvait être ce projet public de la mairesse. Une nouvelle route ? Un rond-point ? Que pouvait-elle vouloir aménager dans la ville ? Il espérait surtout que cela ne serait pas en rapport avec les câbles électriques. Il n'aurait plus manqué qu'il ait des problèmes d'émission. Il tourna une fois de plus sur lui-même, plongé dans une profonde réflexion. Il pourrait toujours demander à un chroniqueur de parler de cette histoire de melon ou bien proposer à quelqu'un de faire une pub moyennant finance. Peut-être aurait-il put faire quelque chose à propos du manque de nouveautés d'ailleurs. Est-ce que cela passerait à l'antenne ? Faire une émission sur du rien ? Après tout, c'était bien ce que faisaient les concurrents du journal.

Cette pensée lui tira un sourire et il récupéra le thé pour en boire une nouvelle gorgée. Il pouvait aussi faire quelques recherches sur le dit journal dévoiler quelques ragots compromettants, mais non. c'était déloyal d'une part et ce n'était pas le but de la RNB. Will se laissa aller sur le dossier de sa chaise. Si Jack n'avait rien de mieux à lui proposer il faudrait qu'il aille demander aux autres habitants s'ils n'avaient pas quelque chose à lui proposer. A moins qu'il n'accepte le fameux sujet de Sophie. Il avala encore une gorgée de thé. Non, c'était une très mauvaise idée. Posant le gobelet sur la table, Will se demanda qui il aurait put envoyer pour ces recherches. La meilleure des solutions aurait été d'aller passer quelques heures dans un lieu public, tendre l'oreille pour récupérer quelques informations. Ou bien aller du côté de l'hôpital, s'il n'y avait aucune nouveauté là-bas c'est qu'il ne devait y en avoir nul-part. Il pourrait en profiter pour passer par la maison de retraite ou bien aller rendre visite au maire directement pour en apprendre un peu plus sur ces innovations. Oui, il faudrait qu'il fasse ça.

Il tourna la tête vers Jack, presque surpris de le voir encore là.

— Excuse-moi, tu disais ?

L'homme était en train de parler d'une fête. Chez lui encore. A croire qu'il ne faisait que ça. Entre les fêtes de Jack Schenel et celles de la RNB, c'était à croire que personne en ville ne savait ce qu'était une journée tranquille. A ce demander comment ils faisaient pour n'avoir aucune nouvelle malgré ça.

— Si c'est une fête privée je ne suis pas sûr que ça me servirait, répondit-il l'air de ne pas avoir écouté la remarque sur son manque de sociabilité. Sinon c'est deux euros cinquante la publicité, quatre si tu n'as rien de pré-enregistré. Cher ? Un peu, il fallait bien vivre, c'était déjà un miracle qu'il arrive à payer tous ses employés à la fin du mois. Et je suis venu la dernière fois, tu ne te rappelle pas ? Il y avait... enfin cette...

Il mima une espèce de chapeau sur sa tête avant de se taire et réfléchir une minute. A vrai dire, il ne se souvenait pas très bien de la dernière fois où il avait participé, mais il était sûr que cela remontait à moins de six mois.

— Tu m’énerve avec tes fêtes, de toute façon, si je viens, je sens que tu va encore en profiter pour me faire une réputation impossible. Il se releva et fit le tour du bureau, l'air de vouloir migrer jusqu'à l'étage alors qu'il se contenta de s'asseoir sur le bord de la table. Le temps de récupérer le gobelet et d'avaler une gorgée de thé, et il était repartit dans ses critiques. Parce que je sais ce que tu penses, tu crois que je suis rabat-joie et que je n'y mets pas du miens que les fêtes c'est la vie et que je suis juste idiot de ne pas vouloir en faire partie et je sais que ça t'amuse de le faire croire aux autres, mais rentre-toi ça dans le crâne ; ce n'est pas parce qu'on ne fait pas la fête tous les jours qu'on est acariâtre. Maintenant si tu le prends comme ça je vais vraiment arrêter d'y participer à tes fêtes et tu te débrouillera pour la musique. Si je ne viens pas, ce n'est pas parce que je suis grincheux, mais parce que je suis occupé. C'est tout.

Il était parvenu à dire tout cela d'un ton relativement calme. Un peu énervé malgré tout, bien sûr, c'était agaçant à force de toujours devoir se répéter, surtout pour ce genre d'accusations totalement fausses. Il avait déjà été à une fête et avait même réussi à ce que les autres en gardent un bon souvenir sans adresse la parole à quiconque. Après tout, c'était bien à ça que le rôle de DJ servait, mais cela ne semblait pas avoir vraiment marqué le livreur.

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Dernière édition par William Hataway le Mer 13 Mai - 23:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Flash-back] Votre thé monsieur Hataway! Lun 20 Avr - 10:44



   
Votre thé, Monsieur Hataway!
William x Jack

   


   

Jack ne pût que décrocher lorsque William commença à le critiquer sur ses propositions, et cela malgré sa bonne volonté, se passionnant alors pour les allées et venues de employés à l'étage.
Le voila qui redevenait gronchon, surprenant...! Nan, franchement, il le connaissait un peu, le William, il savait que face à ses trop pleins d'excentrisme, le chroniqueur avait du mal a garder son calme. Mais c'était sa faute aussi, pas assez de sang-froid, il aurait pût se contenir, mais c'était plus fort que lui. Alors bon, ce genre de choses arriveraient souvent, et ils n'y pouvaient finalement rien, au grand désespoir du serveur.

C'est pourquoi, une fois que l'autre eut finit sa critique, Jack, qui avait jusque là le regard dans le vide avec un discret sourire aux lèvres, acquiesça lentement, lâchant sur un ton assez bas et étonnement paisible:

-De toute façon, on pourrait faire n'importe quoi a cet endroit, il ne sera jamais mieux qu'à présent. Et ce serait détruire une bonne âme que de le changer...!

Suite à cela, il s'étira encore une fois pour revenir a la réalité -c'était vraiment l'effet de cette pièce qui était si assourdissant!-, et il se tourna vers son ami tout en croisant les bras, un sourire en coin sur un visage particulièrement neutre.
Peut-être que malgré son "mauvais caractère" récurent et son aspect un peu dur au premier abord, il avait un certain respect envers le patron de la Radio de Brant... Avoir monté cette petite famille, seul, grâce à une passion qui se percevait une fois derrière le micro, une petite famille qui aujourd'hui tournait admirablement bien malgré le calme apparent de la ville et le cruel manque de nouveautés, c'était un travail impressionnant mené d'une main de fer de la part de William.
Est-ce qu'il lui avait déjà dit? Aucunes chances! Non, vraiment! Au mieux, s'il avait dit cela à son aîné, ce dernier lui aurait rit au nez dans ses bons jours, sinon... Et bien il avait clairement du mal a s'imaginer la scène... Peut-être une remarque froide qui balaierait le compliment sans même en prendre compte? Sans doute, ou pas, sur ce point là, Jack devait bien avouer être dans la brume totale.  

Le patron, d'ailleurs, semblait lui aussi dans son monde. Le regard dans le vague, une légère expression soucieuse, cette nouvelle réaction amusa un peu plus le serveur qui avait pris l'habitude de ce genre de moments depuis... un moment, cela devait faire trop longtemps pour qu'il puisse donner une date exacte. Il était encore perdu dans ses pensées... Bwah, ça changeait pas de d'habitude, il se passait beaucoup de choses dans la tête de l'échêvelé, et des choses bien trop sérieuses pour que Jack ne s'y intéresse. Pas que lui ne songeait jamais à son cher café, les nouveaux aménagements, les investissements ou les créations originales qui pouvaient lui attirer des clients, il était tout de même quelqu'un de responsable, mais sur le point boulot, il fallait bien avouer que William le devançait et de loin!
Si le serveur savait que l'autre songeait a aller à la chasse aux infos -surtout sans lui!-, autrement dit, de se passer de son aide pour mettre lui-même les mains dans le cambouis, sûrement se serait-il vexé. Après tout, son café était bien le centre de tous les ragots intéressants, et sa complicité avec ses clients faisaient de lui un avantage de poids concernant la course aux scoops, mais les temps étaient dire, et à part répéter encore et encore que le petit fils de monsieur Le Fèvre allait se prendre un abonnement a l'hôpital a force d'avaler des petits soldats de plomb, ou avancer qu'il était presque certain qu'une petite vieille allait se faire opérer de la prostate, il n'y avait strictement plus rien à se mettre sous la dent.
Enfin, bénis soient les imbéciles! Il n'etait sûrement pas au courant des projets de l'autre, et ne le serait probablement pas avant longtemps.

Le chroniqueur sortit enfin de son flot de pensées plus ou moins au moment ou son interlocuteur abordait le sujet de ses petites soirées.
Enfin... Petite soirées, c'était bien un terme assez subjectif, elles étaient sans cesse ouverte au public, mais peu de gens y venaient réellement, simplement le manque de bouche à oreille...  
Cependant, lorsque William évoqua les tarifs de la pub, le patron de La Souche ne mut se retenir de déglutir en faisant une légère grimace. Des prix qui faisaient peur, il aurait presque préféré des nombres a deux chiffres -ils faisaient moins peur-, surtout quand il pensait que c'était simplement pour une petite annonce a la radio! Nan, il n'était pas radin, simplement, quitte a donner cinq euros à la radio, il préférait autant que ce soit pour leur propre besoins directs que pour s'exhiber sur toutes les ondes radios de la ville!
Tiens, une boite a dons, en voilà une idée qu'ils auraient pût mettre en place, c'était toujours utile. Et puis ça avait un bon nom: boite a dons...

Il n'eut par contre pas le temps de commenter les propositions de son interlocuteur que ce dernier passait déjà au sujet de la fête, semblant chercher dans sa mémoire la dernière fois qu'il était venu à l'une de ses fêtes. Lui, il s'en souvenait très bien, et il en avait plutôt été fier d'ailleurs, enfin... Oui, "s'en souvenir" était encore une fois un bien grand mot, disons simplement qu'en y songeant, il se ramenait a de bonnes impressions. Seulement pourquoi se contenter du minimum quand on savait que l'on pouvait en avoir plus?
William était grognon, cette, mais ce n'était pas un mauvais bougre, et s'il l'était pour beaucoup,  Jack savait qu'au fond de lui, il y avait un tout petit coeur fondant comme du chocolat, tout mignon, tout attendrissant, et tout... Mwai, nan, il exagérait, on est d'accord, mais au fond, le chroniqueur était bien moins "acariâtre" que beaucoup le pensaient, et c'était contre cela qu'il de battait. Mais l'autre ne semblait pas voir ce "combat" du même oeil que lui, et qu'est-ce qu'il pouvait y faire?

-Excuse moi.

Lui expliquer ? Il aurait sûrement dit que cela ne l'intéressait pas et que les autres pouvaient penser ce qu'ils voulaient, cela ne le dérangeait pas.
Alors il se contenta de ces deux mots, poursuivis d'un silence qui laissait appuyait ses paroles, indiquant clairement que même s'il allait bien vite changer de sujet, ces quelques mots étaient bien plus sérieux que ce qu'il avait l'habitude de dire.

-Bon... reprit-il lentement en tournant la tête vers deux collègues du chroniqueur en train de discuter. J'imagine que... Tu as prévu quelque chose a faire? Ton prochain passage c'est... Dans un moment, ce qui nous laisse donc le temps pour aller faire ton quelque chose!

Il fit une légère grimace en haussant un sourcil, avant de se tourner vers son ami:

-Si évidemment, tu me laisses t'accompagner... Je peux?

   

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MessageSujet: Re: [Flash-back] Votre thé monsieur Hataway! Lun 4 Mai - 15:15


 
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William & Jack
Le compliment du livreur prit le chroniqueur par surprise, faisant naitre un rictus sur ses lèvres alors qu'il se demandait comment il fallait le prendre. C'était faux bien sûr, il ne pensait pas quelqu'un capable de faire un compliment juste histoire de faire plaisir. D'ailleurs cela n'existait pas. Faire plaisir aux autres avait toujours un but que l'on s'en rende compte ou pas. Pourtant, une part de l'homme ne put s'empêcher de se sentir ravi pour ses murs. Il était bien convaincu que sa radio et sa maison étaient les lieux les plus merveilleux du monde, à quelques exceptions près, et sa fierté presque paternelle pour ses pierres ne put que bien le prendre. Ce n'était pas suffisant pour qu'il croit son invité sincère, mais assez pour qu'il abaisse un peu la rangée de barbelés invisible dressée entre eux. Il eut un bref rire moqueur, le genre qui vous disent "Non, mais tu entends les idioties que tu me sort ?" et recommença à aller et venir autour du bureau comme si s'arrêter aurait équivalut à s'asseoir sur un clou de cinquante centimètres.

Jack sembla un peu refroidit par les prix, ce qui eut pour tout effet de faire froncer les sourcils au chroniqueur. Toujours le même problème, les gens pensaient encore que ses prix étaient exorbitants, mais en y réfléchissant bien il pouvait difficilement aller plus bas. Après tout, en dehors de la pub et de la subvention de la mairie il ne restait plus beaucoup de moyens pour faire tourner la boutique et mettre des épinards dans les assiettes de ses employés. Peut-être aurait-il dut essayer de proposer une heure de libre parole pour que ceux qui le souhaitaient puissent passer à la radio moyennant finance, mais il y avait déjà les coups de fils surtaxés et les interviews. A force il n'aurait plus qu'à laisser l'antenne allumée et la porte ouverte pour que toute la ville vienne bavarder dans son micro à tour de rôle. Hors de question. Il avait sa fierté tout de même. Il eut un sourire. Un jeu concours. Voilà qui était une bonne idée. Il suffisait de proposer le jeu assez longtemps avec un tirage au sort en rappelant que plus les auditeurs appelaient plus ils auraient de chances de gagner. Il lui fallait juste un thème et une récompenses qui ne crève pas trop son compte en banque. Radin ? Obsédé par le profit ? Non, à peine.

Le marchand de thé reprit soudain la parole, attirant une nouvelle fois l'attention de William dont le regard passa de la lueur machiavélique à l'étincelle de vie en un dixième de seconde. Sortir ? Pourquoi pas, ce n'était pas comme si cela faisait déjà... beaucoup de fois cette semaine.

— Trois heures et demi, répondit-il. Tu as trois heures et demi. Je vais chercher ma veste.

A peine avait-il prononcé ces quelques mots qu'il était partit à fond de train jusqu'au bureau le plus proche de la machine à café, y cueillant une courte veste brune à première vue usée jusqu'à la moelle qu'il endossa sans avoir le temps de cligner des yeux. Il ne venait pas de la voler à quelqu'un, c'était bien sa veste, celle dont il ne se séparait pratiquement jamais lorsqu'il faisait un peu trop froid pour se promener sans, ou simplement pour avoir l'air un peu plus habillé. Il vérifia ses poches, sentit sous ses doigts son impressionnant trousseau de clef, un stylo, un carnet à spiral, un briquet et un paquet de cigarettes et retourna vers son gobelet de thé si vite qu'il sembla n'être jamais partit. Il s'en empara, le vida d'une traite avant de souffler pour essayer d'éteindre le feu qui venait de couler dans son gosier. Son manège terminé, il afficha un sourire au livreur.

— Bon alors on y va ?

Pas la peine d'écouter la réponse pour qu'il pivote sur lui-même, abandonne le gobelet vide dans une corbeille et se dirige vers la porte d'entrée, essayant de l'ouvrir avant de se souvenir qu'elle était fermée. Il l'examina une seconde et, du bout du pied, il releva le loquet au bas du battant avant de s'appuyer de tout son poids dessus pour le faire bailler. Dehors le temps était clair, idéal pour une petite promenade. L'air frais lui fit l'effet d'une bourrasque chassant la poussière glissée dans ses poumons.

— En fait c'est peut-être de ma faute pour la porte, fit-il en indiquant le verrou. Il coinçait alors je l'ai poli et maintenant il n'arrête pas de glisser. Il faudrait que je le change, mais c'est un vieux modèle, je ne sais pas où je pourrais en trouver. Tu n'aurais pas une idée ?

Il tint l'entrée ouverte, laissant l'autre passer devant, et sortit à sa suite, sa main plongeant aussitôt pour récupérer par reflex une cigarette dans sa poche.
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