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Mmmmh... Jack Schenel, pour vous servir. Et vous, qui êtes vous?

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Double-Compte : Kate-Nolan
Identité du conte : Chapelier Fou
Crédits : AMAARANTH (signature)
Avatar : Matt Bomer
Messages : 231
Date d'inscription : 07/03/2015

MessageSujet: Mmmmh... Jack Schenel, pour vous servir. Et vous, qui êtes vous? Sam 7 Mar - 23:21

Jack Schenel
Un fou parmi les fous n'est fou que s'il n'est pas fou



Nom complet Jack Stephen Wolfgang Schenel
Âge 36 ans
Anniversaire 28 Octobre
Sexe Masculin
Orientation sexuelle Hétéro (même s'il lui arrive de faire quelques commentaires douteux)
Libre ou en couple ? ; là encore, c'est compliqué
Identité(s) de conte(s); Chapelier Fou (Alice au Pays des Merveilles)
Groupe Brant
Métier (facultatif) ; Propriétaire, Barman, Serveur et cuisinier de La Souche
Avatar Matt Bomer

Description

Jack est, ne le nions pas, plutôt... Agréable à observer. Bel homme, carré mais pas trop, de beaux cheveux bruns dans lesquels on se plaît à passer la main désolé pour la concurrence x) Dédicace spéciale à Ludo et Willy, des yeux bleus qui en envouteraient plus d'une, il est beau, et il le sait. Après tout, il prend soin de son apparence, chaque détail compte, enfin, soin est tout de même un bien grand mot, disons qu'il ne s'en fiche pas, et aime se présenter sous son meilleur jour, sinon, attendez vous à un caractère des plus étrange venant d'un homme habituellement encore plus jovial que la moitié de la ville réunie. Il fais surtout attention à ses vêtements, ce qui peut surprendre après coup, mais chaque détail est minutieusement pensé pour donner cet air détaché-élégant qu'il se plait à porter. Une cravate sur un col détaché, les manches relevées d'une chemise haute-gamme... Toujours... Parfait, peut-être trop pour certain, juste assez habillé pour faire classieux, mais certainement pas assez pour faire coincé. Et puis, si malgré tout, vous le trouvez ainsi, coincé, vous n'aurez qu'à discuter avec lui plus de cinq minutes pour voir que ce n'est certainement pas la personne qu'il semble être de prime abord.

Tout dépend de la situation, mais la première chose que vous remarquerez chez lui -à part ses beaux yeux-, sera sûrement son éloquence et son ouverture d'esprit. Toujours convivial,  il est prêt à engager la discussion avec tout le monde, sur tout et n'importe quoi. Si vous restez dans son cercle "bonnes connaissances", vous n'aurez à faire qu'avec son côté bavard et poli, intelligent et évidemment, un peu pervers, car ce dernier point doit bien être le plus important. Mais si il vous aviserait d'entrer dans une bulle un peu plus intime du serveur, vous vous prendrez de plein fouet son côté excentrique qui ressort avec une puissance effrayante lorsque l'on le connaît un peu. Les grands gestes, les tons théâtraux, sa fâcheuse tendance à utiliser une douzaine de synonymes à la suite en plein milieu d'une phrase, et à étrangement se fermer comme une huître sur certains sujets sensibles.
Voici alors une dernière facette de ce Chapelier étrange. La nostalgique, la triste, celle qui ne semble plus avoir goût à rien, alors qu'il semble parfaitement heureux et épanouis en temps normal... Ce regard triste, presque vide qui lui prend lorsqu'il se croit seul, ce sursaut qu'il a en vous voyant arriver par derrière sans que vous faisiez de bruit, alors qu'il doit être l'une des personnes les plus brillantes de Brant... Il a tendance à souvent s'en aller, mentalement. S'évader autre part, au delà des limites de cette ville, de cette vie, peut-être qu'il rêve? Peut-être qu'il pleure?
Peut-être qu'enfin, il peut retrouver un souvenir précieux qui ne compte que pour lui?


Histoire


"Tuez moi!"
"Pas besoin de bourreau là ou le géôlier suffit. Ainsi donc, je pense qu'il serait un sort trop clément de te tuer sur le coup, tu regrettes, tu n'as plus rien à perdre, la mort est donc ton seul choix, ton seul désir, et ta seule issue. Tous les crimes que tu as commis te seraient pardonnés? Ainsi tu vois les choses?"
"J'ai confiance en ma foie, et ce n'est pas vous qui me dicterez ma conduite et ma pensée!"
"Oui oui... Tu as raison, vois-tu, j'admets! Je suis clément! Mais tu as bien dis "ta pensée", mais s'il ne t'en restait... pas qu'une? Je veux dire par là... Des dizaines, des centaines, te répétant tes crimes et fautes que tu as commis tout au long de ta vie...?"
"Qu..."
"Il me serait si simple de t'enfermer dans une cage dont tu ne pourrais toi-même pas te défaire, même avec tous les moyens du monde que tu aurais put trouver en ce monde! Une folie, qu'au final tu te serais toi-même créée, et tu sais le plus beau? C'est que cette fois, je n'ai même pas à lever le petit doigt, que tu te détruiras seul!"
"Vous ne croyez quand même pas... que cela sera si simple? Non? La mort me délivrera de ce sort en moins de temps qu'il ne m'en faut pour le dire!"
"Evidemment, mais tu est trop lâche, pour te donner la mort. Ainsi es-tu fais, tu n'as plus rien, mais tu continues d'espérer. C'est idiot. Tu préfèreras te laisser dépérir, sans manger ni boire... Mais tu sais quoi? Je vais te faire... Un présent! Oui c'est cela, un présent! Et sais-tu ce dont il va s'agir? Une très, très longue..."
Chute.
Sans suis d'une chute interminable, confusion totale. Il n'étais plus à Wonderland, enfin si, il devait encore y être, qui sait ou il était?
Il tombait, immanquablement, il allait percuter le sol, alors qu'une peur panique monta à une vitesse folle en lui. Il n'était pas à Brighton, plus depuis longtemps, il s'était échappé, mais était-ce vraiment une fuite? Ne venait-il pas de tomber dans un guêpier pire que la mort même? Une chute indéfinie, le sol toujours aussi prêt, horriblement prêt... Tellement prêt...
Ou était-il cette fois? En Enfer? Au Paradis? Il croyait avoir ses chances, oui, enfin non... Il n'avait plus ses chances, mais il pensait que les minces bribes de bon sens et de foie qu'il lui restait suffiraient à le faire sortir de ce puits sans fond, cette malédiction qui évidemment, s'abbatait sur lui. Il avait pêché, oh que oui, il en avait bien conscience, mais tout homme qui portait ce nom d'être humain n'était-il pas aussi coupable que lui? Tout homme qui naît ou se voit naître est forcément destiné a fauter, mais est-ce là donc une faute suffisante pour ne plus croire au Septième ciel? Dieu et ses anges... Il les avait abandonné il y a longtemps, on aurait presque put avouer qu'il avait vendu son âme au diable, alors il était certain qu'il ne ferait rien. Pas pour lui.
Pas d'Enfer.
Mais pas de Paradis.
Seulement le vide, et cette chute.
Plus d'usines, plus de Marie-Madelaine, plus de tante Javotte au nom tiré par les cheveux et à la petite nièce Cassidy qui se plaisait à dessiner les chats du voisin. Plus de chapeaux, plus de confections, plus de créations, plus d'atelier ni de fortunes... Plus d'arnaques, plus de jeux, plus de plaisir ni de Luxure... Juste...
Cette...

Lumière...?
Le jeune homme grogna, plissant intensément les yeux pour empêcher la lumière acariâtre du soleil toucher ses iris, rester dans le noir, dormir, au chaud... Dans l'herbe, on y était bien...!
Il plissa le nez, encore endormi, il se contenta de basculer mollement la tête de l'autre côté avant de lever le bras pour cacher le soleil, puis, seulement au bout de plusieurs longues minutes, il daigna enfin ouvrir un oeil.
Ou était-il?
... Encore...?
A croire que cela plaisait à tous de le basculer de droite à gauche, de l'emmener de ci, de là, sans jamais demander l'avis de l'intéressé même... A moins que ce ne soit qu'une sorte de tradition, de maudire tous ceux qui avaient le malheur de tomber dans ce pays ou seuls les fous devaient se sentir chez eux. Mais pourquoi diable y serait-il encore? Qu'avait-il donc fait pour ne pas mourir depuis le temps qu'il courrait? Que courrait-il? Tout, et rien. Le temps, la vie, les changements, les prises de risques.
Les fous.
Il s'était trompé. Il n'avait pas tout perdu.
Il lui restait son éternel couvre-chef, fidèle et loyal, chapeau haut de forme!
Il resta ainsi, dos contre le sol plusieurs nouvelles minutes, fixant le ciel sans ciller alors que son esprit bouillonnait de théories et de débats s’éloignant tous les uns des autres, lui rappelant le bourdonnement familier des ruches d'Abeilles près des côtes d'Angleterre. Une ruche... était-ce donc ainsi que son esprit se voyait?
Il se leva finalement, lentement, prenant tout le temps dont il avait besoin, puis avisant une dernière fois la végétation plus qu'imposante qui l'entourait de la même façon que depuis plus d'un mois, il se remit à marcher. Car que faire à Wonderland, sinon marcher à nouveau vers l'inconnu, jusqu'à trouver quelqu'un ou quelque chose qui vous paraîtra d'autant plus inconnus et de finalement, passer son chemin, et continuer de marcher en espérant un jour, mourir de fatigue.
Etait-il en colère? Evidemment, encore une fois, il se retrouvait totalement perdu, n'ayant pour seule compagnie que son esprit fatigué, n'ayant pas la moindre idée de l'endroit dans lequel il se trouvait ou encore la façon dont il était arrivé ici. Etait-ce sa faute? Ne l'était-ce pas? Devait-il s'en faire ou hurler sa rage? En parlant de rage, est-ce que beaucoup dans son cas se seraient laissés emporté par la folie? Folie qui d'ailleurs, se voyait partout, autant dans les roses qui vous saluaient à votre passage que dans les créatures toutes plus étranges les unes que les autres. Créatures souvent dotées d'intelligence, même redoutable d'ailleurs! Peut-être même qu'auraient-elles put parler? L'accompagner dans ses discussions qu'il avait appris à se faire soit-même! Tout n'était qu'une question de point de vue, sommes-nous vraiment seul? Est-il seulement possible d'être seul? Son esprit et son corps, n'était-ce donc pas deux choses différentes? Deux choses différents oui, donc il n'était plus seul. Et lorsque l'on est pas seul, on peut discuter.
Logique implacable, n'êtes-vous donc pas d'accord?

Et ce jour fatidique ou il réussit à se tenir une discussion sensée et intéressante tout seul arriva finalement, au bout de plusieurs mois de marches, le peu de raison qu'il lui restait dut bien se rendre à l'évidence qu'il ne mourrait pas. Pas une fois il ne s'était arrêté, pas une fois il ne s'était senti fatigué, c'était simplement... Une marche infinie.
Il ne servait plus à rien de marcher sans but, il devait se rendre à l'évidence, ce n'était pas de cette façon qu'une solution se présenterai à lui, sûrement pas dans ce pays de fous...
Et ce ne fut que quelques jours plus tard qu'il découvrit une magnifique table tout en longueur, sur laquelle reposait un service à thé des plus nobles ainsi que quelques chaises et fauteuils déposés dessus à l'occasion, sûrement pour ne pas les abîmer. Une très mauvaise idée à vrai dire, car le temps changeant de Wonderland et ses pluies répétitives avaient rongés le bois mou à présent, et lorsque, une lueur d'excitation presque effrayante dans son regard, il déposa les chaises à terre, plus de la moitié se plièrent ou se brisèrent sous leur propre poids, n'en laissant plus que cinq. Cinq pauvres chefs, autour d'une table à l'abandon, le tout dans un endroit des moins accueillant.
Mais après tout... Qu'en savait-il?
Peut-être que cet endroit deviendrait l'endroit le plus chaleureux qui n'ait jamais existé, des rires, des pleurs, il ne tenait qu'à lui de le remplir de choses qu'il aimait, de continuer ses discussion solitaires, mais cette fois, en arrêtant de fuir.
Il était bloqué, il n'avait plus rien, sauf son chapeau, et voila qu'il allait être obligé de s'établir. Mais étrangement, cela ne l'effraya pas plus que cela, car à présent, il avait un but, et s'y emploierait jusqu'à y arriver.
Le voyageur mit alors plusieurs jours à trouver de quoi réaliser quelques thés d'une qualité plus que raisonnables, quelques autres pour réussir à trouver des ingrédients pour se nourrir après tant de mois de jeun, enchainant pâtisseries sur gourmandises, après tout, qu'en avait-il à faire à présent? Une semaine après cela, sa table fut dores et déjà bien remplie, sans personne pour qui tout dévorer, il entreprit de commencer le festin seul, et bien vite, par un étrange phénomène, la rumeur se répandit dans tous les recoins de Wonderland, la rumeur qui disait que "Le Chapelier Fou s'est finalement arrêté, on le dit maître d'une table pleine de nourriture. Je crois avoir entendu aussi qu'il attendait quelqu'un, quelqu'un qui ne viendrait jamais. Il est fou, il croit encore être... Autre part.".

Et voici que son premier visiteur arriva, un chat, enfin, il en avait tout le caractère, alors c'était bien cela, qu'un chat. Un vulgaire chat au sourire moqueur qui vient lui agiter sous le nez des tentations de colère, de paresse, de gourmandise, à lui qui ne pouvait rien répliquer, totalement incapable d'articuler mot après ses longs mois de voyage en solitaire. Alors il laissa le chat faire, qui parla et parla, se servant, s'asseyant avant de se relever, lui attribuant sans l'avoir concerté la propriété de cette table bien garnie, parlant encore et toujours sans jamais se taire.
Sans que "Le Chapelier Fou" ne puisse placer mot.
Et ce fut sans doute pour cela qu'au bout de plusieurs heures, les premiers mots qu'il prononça furent lorsque ce diable de félin posa ses mains sur son précieux couvre-chef:
"Chasse tes sales pattes de là vil matou...!"
S'en suivis d'une tasse et d'une fourchette en argent qui volèrent vers le dit matou, disparu un instant avant de réaparaître une seconde sur la gauche de notre Chapelier, qui en se retournant, enchaina directement sur une longue flopée de parole accompagnée d'une magnifique valse de couvert qui finirent par chasser le chat de sa table.
Le souffle court, les yeux exorbités qui fixèrent le vague, une lueur folle au fond des yeux, les jambes fragiles d'avoir tant attendu assis à sa table, ses pensées tourbillonnèrent quelques minutes, comme un chien excité par l'activité ambiante, le mordant, revenant à la charge, malgré tous ses efforts de les chasser de sa tête, elles revenaient. Trop de réflexion, il n'y avait pas à chercher.... C'était clair! Les bruits, les voix, celles qui lui dictaient quelque chose et avec qui il faisait la discussion depuis des semaines... Voyons! C'était simple! Pourquoi n'y avait-il pas pensé plus tôt...? C'était aussi clair que de l'eau de roche... De source... De montagne... De lac! De l'eau! Cristalline oui!
Tellement clair!
Un rire nerveux monta dans sa gorge, d'abord discret, un large sourire se dessina alors sur son visage déformé par la folie avant qu'il n'explose de rire, laissant ses jambes encore molles le faire tomber au sol, alors que son rire de demeuré retentissant à plusieurs mètres à la ronde en se répercutant sur les arbres telle une onde sur l'eau... C'était...
Tellement clair!
Tellement clair!
Tellement clair!

"Je..."

Grande inspiration pendant que son regard irraisonné tentait de s'accrocher sur un point donné sans pour autant y parvenir alors que son rire ne faisait que s'accroître, mélange de soulagement et d'une simple et pure démence, puis sa voix rauque à cause de son manque d'utilisation se mit à brailler avec une force étourdissante :

"Je... Je suis fou! Je suis fou! JE SUIS FOU!"

Oui, tout simplement...

"...Le Chapelier Fou!"

***

Il ne se passa que quelques jours avant qu'un nouvel invité surprise n'arrive à sa table, mais cette fois, s'étant entraîné en solitaire à l'art de l'éloquence depuis la visite du Chat, il fut bien plus bavard et expressif qu'avec celui qui était venu l'importuner premièrement. Bien plus détaché, bien plus libre, il ne semblait même plus être la même personne, comme si l'illumination qui l'avait frappé plus tôt l'avait libéré de tous poids qui l’incombait, et lui avait permis de se trouver lui-même, de délaisser ce faux-semblant qu'il se traînait depuis des mois et d'enfin dire tout le fond de sa pensée. Toutes les idioties, idées farfelues qu'il lui plaisait, il n'avait plus cette limite futile et idiote qu'il s'était imposé, alors le monde entier lui semblait différent, comme s'il le voyait d'un œil neuf, sûrement était-ce là la raison de son brutal changement d'attitude?
Quoi qu'il en soit, bien vite, sa réputation et le nom qu'on lui avait donné, et qu'il avait finit par accepter, firent rapidement le tour du Pays des merveilles, et les visiteurs arrivèrent en petit nombre, mais bien plus régulier que jamais auparavant, il avait désormais toujours quelqu'un pour lui tenir compagnie, en plus de sa conscience bien évidemment. Et la table du Chapelier devint un lieu ou seuls les rires et les tasses volaient sans les airs.
Le Chat revenait, à croire que la première leçon ne lui avait pas suffit, et à chaque fois le Chapelier ne prenait même pas la peine de cacher son agacement, sans pour autant s'emporter autant que lors de sa première visite. Il se devait à présent d'être un bon hôte, tel était son rôle, servir le thé, tenir la conversation, divertir le petit peuple qui venait chez lui... Ainsi était devenu son quotidien, et rares étaient ceux qui le voyaient s'en plaindre.
Ce fut là le sommet de son succès, qui dura plusieurs années, puis petit à petit se dessinèrent les habitués, encore ce dit Chat, puis un jour arriva un Lièvre aussi fou que lui était loquace débarqua dans son petit monde, montant sur la table pareillement que lui-même en avait pris l'habitude lors de ses grands discours enjoués, tapant rageusement du pied en affirmant que cette table et ce domaine tout entier lui appartenait. Vraiment? N'était-ce donc pas lui qui avait découvert cette table à l'abandon, n'attendant que lui pour reprendre vie et animez à elle seule les ragots tous entiers de Wonderland?


L'animal ne tarda pas à repartir  rageusement, comme plus qu'en colère d'avoir découvert cette grossière supercherie, et à cette vision, le Fou se contenta d'esquisser un large sourire amusé et d'hausser les épaules, assurant à son invité du jour qu'ils ne reverraient pas ce phénomène de si tôt. Et pourtant, il revenu le lendemain, presque à la même heure, tenant le même genre de discours sans plus insister, avant de s'en aller a nouveau, et de revenir le surlendemain, et le jour d'après, encore plus tard, et après. Au final, il revint tous les jours, chaque fois au même moment, et de fil en aiguille, il devint l'un des occupants les plus réguliers que le fou n'ait jamais eut, tant bien qu'il finit même par ne plus quitter sa place que pour se lancer dans un duel endiablé avec son hôte -encore fallait-il se décider qui du Chapelier ou du Lièvre était l'hôte de chacun- ou pour lui lancer quelques porcelaines dessus.
À partir de ce moment, les inconnus cessèrent d'affluer, lentement, et encore plus rarement, laissant la large place aux deux habitués. Et ainsi, le nom de "La table du Chapelier", fut attribué un nouveau nom que tous finirent par connaitre: le Lièvre de Mars.
Plusieurs années passèrent avant qu'un nouvel événement ne se présente, interrompant la routine loin d'être ennuyeuse qui s'était lentement imposée entre les deux "amis". Ce fut un... Un prince, totalement sobre, enfin, disons banal, sensé. L'exemple parfait de l'ennui le plus total. On en pouvait même se demander ce que diable il était venu faire au Pays des Merveilles ! Une question que d'ailleurs, le Chapelier posa régulièrement, autant qu'à lui-même qu'à son partenaire ou justement, à ce prince sortit de nul part.
La seule raison pour laquelle ce fou de Chapelier ait pût l'accepter a sa table était -sûrement, car personne, lui le premier, ne pouvait vraiment expliquer cette décision- son apparente ressemblance avec un autre animal que l'hôte se plaisait a lui attribuer: le Loir. Cette caractéristique propre a cet animal reconnue depuis longtemps qu'était la paresse était totalement une partie du caractère de celui qui était venu pour retrouver son chemin a la table pleine de victuailles, restant quelques temps avant de repartir, rechercher l'amour sous les railleries du Chapelier. L'amour, avec un grand A, la plus belle et pathétique des raisons de ce monde! Mais il était jeune, il avait le temps de le comprendre par lui-même.
Se passa a nouveau plusieurs jours, voir semaines... Peut-être même mois ou années, et le "Loir" finit par revenir. Et cette fois, il s'installa durablement autour des tasses et des théières, ajoutant aux rires et aux cris des deux phénomènes ses propre grognements entre deux ronflements sonores. Quelque part la force tranquille du trio, et un nouveau nom fit alors son apparition à la table du plus fou des Chapeliers.
Le trio au complet resta ainsi de nombreuses années, leur réputation les précédent et de loin, recevant de temps en temps la visite de certains habitants réguliers, comme le Dodo ou les jumeaux, de beaux énergumènes eux aussi, mais qui ne l'était pas a Wonderland?
Le temps passa, si l'on pouvait seulement considérer que le temps s'écoulait dans ce pays de fous, et vint alors l'un des événements les plus décisifs de la vie du Chapelier Anglophone.

La rencontre avec Alice Liddel.

La première fois, elle n'était qu'une enfant, encore naïve et totalement innocente, elle semblait pourtant étrangement mature pour son âge. N'importe quelle enfant se serait émerveillée de ce monde fantastique tout droit sortit de la folie d'une vieille conteuse, sans se poser la moindre question, mais elle... Était différente. Elle pestait contre le Chat qui ne cessait de la taquiner, affirmait que cela ne pouvait être vrai entre deux surprises qui lui faisaient briller les yeux, refusant d'écouter les déblatérages des fous qui l'entouraient, mais seulement en apparence, car il n'y avait nul doute que derrière sa moue un peu boudeuse, elle écoutait attentivement la moindre de leurs paroles, totalement captivée. La petite restait une enfant curieuse de tout, et ce fut sans doute ce point qui marqua le vieux Chapelier plus que tout autre chose.
Car lorsqu'elle arriva enfin a sa table, il en avait déjà entendu vaguement parler, de par ce satané matou qui se plaisait a le torturer dans l'espoir obtenir une réaction humaine, comme il les aimait tant. Sauf que la première fois qu'il entendit son nom, le Fou n'avait pas fait attention à cette jeune fille sortie de nulle part, et ce ne fut qu'à son arrivée que la petite le marqua éternellement.
Contrairement a beaucoup, déjà fous par nature ou bien l'étant devenu grâce -ou a cause?- du Pays des Merveilles, Alice n'en était rien, elle était presque rationnelle. Et pourtant, lorsqu'il commença à lui parler de tout et de rien, conformément a ses habitudes, accessoirisant ses paroles farfelues de grands gestes et de larges sourires, elle ne le regarda pas comme les "normaux" le regardaient habituellement comme le Loir la première fois, avec un amusement certain mêlé a une sorte de peur sourde, cette éternelle question dans leurs regards: "Qui est cet homme...? Qui est ce fou?!"
Elle, cette petite Londonienne, le regardais avec curiosité, passion, admiration. De l'admiration envers un fou? C'était bien plus insensé que sa propre folie!
Et du statut d'invitée, il arrêta donc ses discours devenus presque répétitifs pour la considérer plus comme... Une amie, une invitée d'honneur, et surtout sa petite protégée.
Évidemment, cela ne dura pas, et elle s'en alla rapidement pour tenter de retrouver sa vie d'avant... Une quête que lui même n'avait jamais réussi auparavant, alors il ne pouvait que lui souhaiter bonne chance et bon voyage.
À sa manière.

La vie au Pays des Merveilles fut bien ennuyeuse après son départ. Évidemment, sa table fut tout aussi animée qu'auparavant, mais l'enthousiasme n'y était pas autant que par le passé, bien qu'il n'en laissait comme d'habitude rien paraître. Parfois, un esprit loin d'être clair se montre des plus utiles lorsque l'on désire cacher ses réels problèmes derrière un mur de fumée. Il resta dans cet état deux ou trois ans, le temps que le Lièvre se décide à lui parler dans l'un de ses rares moments de clarté, avant de lui tenir des paroles sûrement dans le but de lui faire tourner la page, évidemment, agrémentées d'une sauce très... excentrique, mais comment faire autrement lorsque l'on discute avec le Lièvre?
Quoi qu'il en soit, il fit sûrement du bon travail puisque son ami réussit à mettre la visite de la jeune fille de côté pour une bonne dizaine d'année, alors que leur train-train quotidien reprenait lentement son cours.
Au terme de cette première décennie, une nouvelle rumeur naquit au Pays des Merveilles, une rumeur qui sortit quelques temps le Chapelier de la bulle dans lequel lui et ses partenaires s'étaient isolés depuis bien des années.
Alice allait revenir.
Trois mots, trois petits mots, qui pourtant réveillèrent tout à fait l'intérêt du fou pour celle qui l'avait fasciné quelques années auparavant.
Trois mots, un sens, une conclusion: il allait pouvoir la revoir.
Il attendit avec une impatience qui ne fit qu'augmenter son entrain habituel le retour de sa vieille amie, sauf qu'il avait oublié un point des plus importants, un point auquel lui-même ne faisait plus attention depuis bien longtemps. Le temps. Car elle avait réussit à rentrer chez elle, à Londres, elle avait réussit là ou lui avait échoué, et à Londres... Et bien le temps s'écoulait, tout simplement. Et même si pour lui, le temps n'était plus rien qu'une idée abstraite issue de souvenirs brumeux, pour elle, il était passé, et elle avait vieilli. Mais cela, il ne s'y attendit pas.
Alors lorsqu'elle arriva enfin à sa table, après son arrivée soit-disante brutale à Wonderland et pire, sans sembler se souvenir de sa première venue, il ne put qu'être bouche-bée devant la jeune femme qu'elle était devenue, ce qui lui vaut des rires de la part de son vieil ami le Loir puis une tasse au milieu du front, et il se rendit compte à ce moment là qu'elle n'était probablement plus la même que celle à laquelle il s'était attaché. Et pourtant il ne renonça pas, lui souriant à nouveau comme il l'avait fait la première fois, jouant avec son chapeau en s'inclinant bien bas avant de reprendre la discussion de la table comme si de rien n'était. Si elle voulais s'imposer, elle s'imposerait, il le savait. Et il n'y avait strictement aucunes raisons qu'elle ne le fasse pas. Et comme il l'espérait, elle l'interrompit une nouvelle fois, lui arrachant un sourire alors que ses yeux se plissèrent sur un nouveau point auquel il n'avait pas songé: pourquoi était-elle revenue?
Qu'importe la raison, ce n'était pas important, mais en apprenant celle-ci, son cœur bondit dans sa poitrine, et sans même s'entretenir avec l'un ou l'autre de ses compagnons de thé, se proposa plus ou moins fermement pour l'aider dans son but.
Il passa ainsi plusieurs jours en compagnie de la jeune femme, la route loin d'être simple entre-coupée de nombreux dangers, mais à ses yeux, ces quelques moments de complicité avec une Alice qu'il s'était mis en tête de faire revenir la mémoire furent des instants inoubliables.
Et cela finit par revenir, elle revit en lui l'homme qu'elle avait connu par le passé, elle cru à nouveau à toutes ces choses qui n'existaient qu'au Pays des merveilles, mais encore une fois, le sort s'acharna et la jeune femme quitta à nouveau ce monde qui n'était finalement pas le sien.
Il ne pouvait rien y redire, après tout, cela devait faire un siècle ou deux qu'il avait établit domicile à cette table sans cesse animée, et aujourd'hui, même s'il lui était possible de la quitter pour revenir à sa vie d'avant, il n'était pas sûr d'accepter.

Même pour suivre Alice.

De nouvelles années passèrent, encore ternes au début -au grand mécontentement du Lièvre qui le lui reprochait de temps à temps entre deux batailles de tasses-, mais à la différence de la première fois, cette fois, l'Anglophone ne regrettait ni la venue ni le départ de sa protégée qui était sûrement devenue un peu plus que cela. Il ne s'était rien passé entre eux, pas cette fois, il ne devait sûrement rien avoir... Comment savoir lorsque l'on avait passé plus d'un siècle retranché dans sa seule folie? Mais ils s'étaient quittés en bons termes, et il avait fait tout ce qu'il avait put pour l'aider et passer du temps en sa compagnie. Alors il ne regrettait rien, et cela finis par passer bien plus calmement que lors de la première visite de la jeune fille.
Alice resta un bon souvenir, une histoire inoubliable qui l'avait entraîné aux quatre coins de Wonderland, du fond des cachots de la Reine de Coeur jusqu'aux sommets des collines ou se terrait le palais de la Reine Blanche. Et il ne l'oublia sûrement jamais, du moins, jusqu'à ce que le mauvais sort ne parcourt le Pays des Merveilles et n'engloutisse la Table du Chapelier, et ne taise à jamais les rires qui l'habitaient.


***

"Un thé Amérindien pour la table douze!"
"Ca arrive, deux minutes!"

Une boîte en métal vola dans les airs, virevoltant avant de finir dans la main assurée d'un homme qui, d'un geste adroit du pouce, débloqua le couvercle qui alla buter contre le rebord du plan de travail, avant que son contenu d'herbes ne finisse dans une tasse de porcelaine, bien vite rejoint par de l'eau bouillante, le douteux mélange délivrant alors une légère odeur de safran mêlé a... une autre senteur, peut-être de la rose, ou bien une autre fleur délicate semblable à celle-ci. Mais comme tous les thés produits dans cette cuisine, son goût serait sans doute encore plus parfumé que ne l'était son arôme. Encore une merveille, "created by Jack", l'une de ces merveilles qui faisait sa renommée dans tout Brant.
Il prit une grande inspiration, puis après avoir déposé le tout sur un plateau de métal qu'il déposa habilement sur le comptoir principal, il fit un tour sur lui-même et s'accouda sur ce dernier, observant d'un oeil rêveur le café qui s'offrait à lui.
Une douzaine de tables, éparpillées un peu partout dans la large pièce, quelques clients réguliers tous très à l'aise, et un léger brouhaha convivial qui berçait lentement ceux qui s'y laissaient prendre... Ce café, La Souche, c'était... Chez lui. Un foyer, une maison, bien plus que la pauvre petite chambre juste au dessus de sa tête dans laquelle il ne faisait sûrement que dormir. Et cela lui appartenait, une sorte de rêve depuis... Depuis toujours, du moins, il le pensait.
Il se voyait encore à cet endroit, bien des années auparavant, alors que ce n'était qu'une vieille bicoque délabrée dont il se servait de repère avec Alicya, assis entre les décombres pour discuter de tout et de rien, s'imaginant cet endroit tel un restaurant où tous aimeraient venir discuter et rire gaiement, ou encore souvent du prochain endroit ou ils pourraient aller se balader et causer un peu de chahut. Cette fille... elle avait été son premier amour, enfin, il ne l'avait pas sut au départ, même si brillant, il n'en restait pas moins totalement aveugle sur ce point là, mais son premier baiser, sa première fois, ce fut bien avec elle, et pendant des années, sa moue boudeuse et son regard défiant pourtant plein de tendresse ne cessèrent pas de le suivre.
Puis de le hanter lorsqu'elle mourut.
Cela avait été une épreuve presque insurmontable, il avait pensé à se donner la mort, après tout, il venait là de perdre son seul et unique amour, celle qui ne pouvait s'empêcher de lui faire la moindre remarque sur sa tenue, son caractère, son côté un peu trop volage, mais qui pourtant ne pouvait pas se défaire de lui, et c'était bien réciproque. Et heureusement, ce fut à ce moment qu'il découvrit que bien plus de personnes tenaient à lui que ce qu'il s'imaginait. Que ce soit la jeune Kate, sa Cherry chérie ou encore les enfants du quartier qui ne pouvaient se passer de sa bonne humeur, et après de longues semaines d'exclusion, on revit Jack sortir de chez lui, certes moins souriant qu'auparavant, mais au moins, bien vivant. Et quelques jours plus tard, il racheta la vieille bâtisse, bien décidé d'en faire le rêve qu'Alicya lui avait légué.

"Jack! Tu dors?"

Le dénommé Jack sortit de ses pensées, légèrement songeur encore, avant d'esquisser un sourire en coin qui faisait trembler toutes les femmes.
Non, il n'était plus à cette époque, c'était bel et bien finis et aujourd'hui, il ne pouvait définitivement pas y revenir. Il avait tourné la page il y a longtemps, et à présent, seul restait ce souvenir qu'il chérissait encore aujourd'hui.
Souvenir qui, malheureusement, était aussi réel que la folie était concrète.

"Dormir? Sûrement pas! Surtout avec toi dans les parages!"

Il ferma les yeux une seconde, soupirant comme pour chasser toutes ces idées noires de son esprit, puis les rouvrit avec une lueur amusée dans le regard.

"Je ne suis pas fou tout de même!"


Et toi ?
Avis sur le forum? ici
T'as connu comment? c'est mon forum Wink
Autre chose? Allez, bavez tous devant le GRAND JACK! kya
Phrase du réglement Enlevé par Willy
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MessageSujet: Re: Mmmmh... Jack Schenel, pour vous servir. Et vous, qui êtes vous? Lun 9 Mar - 22:17






Félicitations !


Bienvenue parmi nous Mad Hatter !

Pour une présentation éclair, c'est une présentation éclair ! éclair au café... La Souche... Okay je sors. Franchement, on arrive un soir, et puis deux jours plus tard, c'est déjà fini, c'est quoi cette histoire ? Je crois que certains devraient en prendre de la graine -que c'est malintentionné de se viser soi-même-
Magnifique histoire, magnifique conclusion, bref tu l'auras compris, c'est joli tout ça, et je ne parle pas que du prénom.  Cute
Bref, cessons de nous étaler. You are validosh !  pizza

Oh mon dieu, validé ! Mais viiite, il faut courir partout, flooder, RP, se trouver une viiie ! Minute papillon, il y a quelques endroits où tu dois absolument passer.


→ épreuve obligatoire des bottins, de ton métier à ton petit conte revisité. J'apprécierais fortement que tu me redonnes ta tête ici. Histoire que tu ne te retrouves pas avec un jumeau tu vois ? Ensuite, pour qu'on se rappelle un peu qui tu étais par le passé, et évitez ainsi de se découvrir un jour 15 Blanche-Neige qui donneraient du fil à retordre à la Méchante Reine, le Bottin des Contes. Et enfin une petite liste des métiers. Un médecin c'est utile, 15, un peu moins ! Alors n'oublie pas de passer !

→ Secundo, tout ce qui est demandes de Rps, de liens, des codages et des codages, et des maisons ! Je doute que vous soyez le pauvre SDF du coin de la rue hein ? En raccourci, n'oubliez surtout pas de passer par ici
Vous verrez, ce sera pas si long que ça, et à vous l'amusement après !

→ et puis quelque chose de trèèès important pour notre bébé, viens voter aux Topsites. On veut être connus, et puis tu peux gagner des sous comme ça, donc c'est tout bénef tu crois pas ?  
Cheshire  
Les RPs commenceront à dix inscrits, serrons-nous les coudes !

Yay

N'hésite donc pas à nous poser des questions au moindre problème, au moindre bobo. Et puis passes nous dire coucou sur la CB, qu'on devienne coupains pour la vie  Cute  On a des cookies !









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You know how strong you are,
until being strong is the only choice you have.

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MessageSujet: Re: Mmmmh... Jack Schenel, pour vous servir. Et vous, qui êtes vous? Lun 9 Mar - 22:21

Merciiiiiiiii Hug
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MessageSujet: Re: Mmmmh... Jack Schenel, pour vous servir. Et vous, qui êtes vous?

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Mmmmh... Jack Schenel, pour vous servir. Et vous, qui êtes vous?

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