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Willy en direct pour RNB

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Double-Compte : Haigha, Alan & Clarky
Identité du conte : Héros des trois feuilles du serpent & diable aux cheveux d'or
Crédits : vava (Kate Nolan)
Avatar : David Tennant
Messages : 391
Date d'inscription : 18/02/2015

MessageSujet: Willy en direct pour RNB Ven 20 Fév - 15:14

William Hataway
 Nous sommes fait de la même étoffe que les songes.



Nom complet William Hataway
Âge 36 ans
Anniversaire 24 Février
Sexe Masculin
Orientation sexuelle Hétérosexuel
Libre ou en couple ? ; Libre
Identité(s) de conte(s); Héros des trois feuilles du serpent & diable aux cheveux d'or
Groupe Brant
Métier (facultatif) ; Patron de la radio locale
Avatar David Tennant

Description

Grand et maigre, je pense que tout le monde sera d'accord là-dessus. Il mesure 1m85 pour... oui non le poids c'est privé quand même. Brun, les yeux marrons, on pourrait croire qu'il est passé sous une tornade avec ses cheveux en bataille, mais c'est un coiffé-décoiffé soigneusement étudié, tout comme sa tenue à mi-chemin entre le décontracté et quelque chose de plus habillé. Chez lui, rien n'est vraiment laissé au hasard, pas même les poils retords de sa barbe quand il "oublie" de se raser. Quand on y regarde bien, il a l'air assez mal réveillé, prit au saut du lit, voilà des années qu'il fait la matinale de RNB, vous pensez bien qu'il n'allait pas manquer d'en recevoir quelques conséquences. Malgré tout, il reste frais et dispo, le regard vif bien que souvent perdu dans le vague. Assez sportif... enfin, surtout agité, il ne tiendrait pas longtemps à la course et encore moins en cas de bagarre, mais il est presque toujours en mouvement, même lorsque ce n'est que pour passer discrètement d'un pied sur l'autre alors que vous l'ennuyez à parler de la dernière purge de votre chat. Il a d'ailleurs du mal à rester assis sur une chaise sans rien faire et semble très agacé par ceux qui perdent leur temps au café ou où que ce soit. C'est sans doute pour ça qu'il invite tellement de monde à passer à la radio ; bouger et vivre, il n'y a que ça de vrai.

Côté caractère, c'est plutôt un rêveur, un créatif, toujours à traquer une idée perdue au coin de ses pensées. Il suffit de le voir faire ses chroniques, comme si le monde alentour n'existait pas, ou bien - si vous êtes un encombrant voisin psychopathe - de le surprendre son carnet à la main, occupé à gribouiller dieu sait quoi sur ses petites pages blanches qui ne le quittent jamais et que vous avez peu de chances de voir. Il apprécie le calme et préfère qu'on ne le submerge pas de questions. La principale raison pour laquelle il se lève si tôt le matin pour lancer la radio, c'est qu'il adore traverser les rues de Brant au petit jour et s'il assure encore la plage horaire aux alentours de midi, c'est parce qu'il n'aime pas trainer dans les rues quand tout le monde sort pour déjeuner. Pour le reste, il peut sembler un peu rêche de prime abord. Il prend mal les critiques, est assez peu patient et sait avoir un caractère de cochon quand vous commencez à lui taper sur les nerfs. Le reste du temps, il est plutôt avenant, sympathique, drôle aussi, c'est assez facile de lui parler et il adore se lancer dans des conversations farfelues ou des sujets plus poussés. Si vous passez dans sa radio, il fait tout pour vous mettre à l'aise jusqu'à ce que vous finissiez par parler sans vous en rendre compte et que vous regrettiez de partir une fois la chronique terminée.


Histoire
Le garçon qui rêvait
Il était une fois un garçon qui vivait avec ses parents et ses huit frères et sœurs dans une petite maison aux abords d'une forêt. Chaque jour, alors que le père partait travailler au village, la mère montrait à sa fille ainée comment entretenir la maison tandis que ses plus grands fils apprenaient à lire, écrire et compter et que les plus jeunes dormaient dans leur berceaux. Bien qu'ils n'aient pas beaucoup d'argent, tous vivaient heureux, le garçon peut-être même plus que les autres car il passait ses journées au bord des ruisseaux, dans les champs, au pied des arbres ou devant sa fenêtre à rêver du matin jusqu'au soir et du soir au matin, si bien que les malheurs, aussi terribles soient-ils, ne l'atteignaient jamais.
Pour sa famille et tout le village, ce comportement était tout à fait stupide et tous le prenaient, au mieux, pour un idiot. Certains disaient qu'il avait dut être élevé parmi les veaux pour avoir l'air aussi niais et le regard aussi vide, d'autres juraient qu'il était le fils d'un faune gras et paresseux et, qu'à sa naissance, ce dernier l'avait trouvé si stupide qu'il avait préféré l'abandonner. Tous, enfin, se pressaient pour observer le garçon comme une bête curieuse, faisant semblant d'entrer dans son jeux avant de se moquer de lui tant par derrière que par devant, mais le rêveur n'en avait que faire. Ses songes éveillés étaient si doux qu'ils le protégeaient de tout, quand aux mauvais railleurs, c'étaient sa mère et son frère ainé qui s'occupaient de les calmer.
Malgré tout, même eux commençaient à être fatigués du comportement du garçon. Surtout lorsque celui-ci rentrait tout écorché et crotté de ses promenades en forêt. Sa mère avait beau lui faire la leçon de toutes les façons possible en le lavant et le changeant au plus vite avant que son mari n'arrive, le garçon ne voyait pas ce qu'il faisait de mal et, s'il n'y avait aucun mal, il ne comprenait pas pourquoi il aurait dut changer.

Un jour, l'une des cadette mourut, puis un cadet et, quelques temps plus tard, le nouveau-né. Il n'y eut alors plus que six enfants et tout le monde fut boulversé, à l'exception du garçon pour qui les rêves semblaient toujours plus réels.
"Ne pleure pas, ils sont toujours vivants, lorsque j'ouvre grand les oreilles je les entends." disait-il à sa mère.
"Ne pleurez pas, ils sont toujours vivants, si je ferme les yeux je suis sûr que je les vois" disait-il à ses cadets.
"Ne pleure pas, ils sont toujours vivants. Si nous faisons confiance au destin, je suis certain qu'il nous les ramènera !" disait-il à son aîné.
Mais ce dernier ne l'entendait pas de la même façon et il finit par le pousser pour le faire tomber par terre.
"Imbécile ! Tu ne comprends pas qu'ils sont morts ?" cria-t-il. Tu es donc vraiment si stupide ou tu le fait exprès ? Quand te décidera-tu a grandir un peu ?!
Et pour la première fois de la vie du garçon, ses rêves ne parvinrent pas à empêcher ses larmes.
Il partit aussitôt pour fuir dans la forêt et y chercha toute la journée et tout le soir un esprit errant qui aurait put lui ramener son heureuse famille et prouver à son frère qu'il avait raison d'espérer. Mais, il ne trouva rien.
Quand vint le soir, perdu dans ces bois familiers, il se coucha au pied d'un arbre et s'endormit. Au matin, lors qu’enfin il retrouva la porte de son foyer, il était méconnaissable. Tout couvert de boue et de feuille, les vêtements en lambeaux, le visage ravagé par les larmes et frigorifié jusqu'aux os. Dès que son père le vit, il entra dans une colère noire. A peine réchauffé, le garçon fut envoyé au lit sans manger et durant une semaine il eut bien du mal à s'asseoir.

Et, à partir de ce jour, on ne le prit plus à rêver.


La sorcière
Il était une fois deux jeunes frères dont le père venait de mourir. Leur mère, ne pouvant les élever en plus de leurs frères et sœurs, décida de les envoyer chez une de ses tantes qui habitait fort loin de chez eux. Le plus jeune des garçon n'était pas très enthousiaste, mais la présence de son frère le rassurait. Les premiers jours, il passait tout son temps avec son aîné pour ne pas croiser la vieille femme qui lui faisait peur. Il n'y avait pourtant aucune raison pour cela. Ils étaient bien nourris, dormaient au chaud tous les soirs et avaient même droit à des vêtements neufs assez souvent. Pourtant, le cadet ne l'aimait pas, il était persuadé qu'il s'agissait d'une sorcière et menait l'enquête pour s'en assurer, se gardant bien de faire part de ses soupçons à son frère.
Au bout de quelques temps, l'ainé partit pour étudier en ville. Il ne rentra bientôt plus qu'assez rarement. Le cadet fut donc obligé de rester seul avec la vieille femme et, petit à petit, devint de plus en plus silencieux et méfiant. Chaque soir, quand venait l'heure du repas, le garçon regardait sa tante tout en mangeant.
*Je l'ai vu faire bouillir des marmites et y plonger de grandes louches, elle n'en a peut-être pas encore mis dans la soupe, mais je suis sûr qu'elle mijote des potions qui ne valent rien de bon.* songeait-il. *Je l'ai vu sortir la nuit pour cueillir des herbes dans le jardin. Je lui ai demandé mine de rien, elle a dit que c'était des oignons, mais je n'en croit rien.* songeait-il encore. *Je l'ai vu lire un livre très gros et usé, qui n'avait rien à voir avec les livres d'étude de mon frère. Je suis sûr que c'est là qu'elle trouve ses formules magiques et il y a le chat du voisin, je ne l'ai pas revu depuis des mois, ce sont des signes qui ne trompent pas !*
Oh oui, il avait beaucoup observé durant ces longues années, mais il lui manquait des preuves concrètes. Il n'avait pas retrouvé le chat, n'avait pas put voir les supposés oignons et n'avait pas vu ce qui bouillait dans la marmite. Ce soir-là, il s'était donc décidé à voler le grimoire qui se trouvait sur une petite étagère dans le salon, bien à l'abri hors de portée des mains baladeuses. Le garçon fut donc très sage, comme d'habitude. Il termina son repas, lava son bol, le rangea, fit, comme d'habitude et de mauvaise grâce, une bise à la sorcière avant de monter se coucher.
Bien caché sous ses couvertures, pour qu'on ne voit pas qu'il gardait les yeux ouverts, il guetta d'une oreille attentive les premiers coups de minuit au clocher de l'église. Minute après minute, le temps passa lentement. Ses paupières commençaient à devenir lourdes, très lourdes et comme remplies de sable. Plus d'une fois il avait faillit s'endormir, mais il avait prit soin de cacher sous son oreiller quelques marrons dans leur cosse qui le réveillait dès qu'il s'endormait. Enfin, après un très long moment, bien après que la lune se soit levée, il entendit :
Dong.
Il attendit quelques secondes pour être sûr qu'il n'avait pas rêvé.
Dong.
Très vite, il sortit de son lit.
Dong
Très vite, il enfila ses pantoufles et traversa sa chambre.
Dong.
Il ouvrit doucement sa porte.
Dong.
A petits pas, il descendit les escaliers jusqu'au rez-de-chaussé.
Dong.
Il passa le pied au-dessus de la dernière marche qui grinçait.
Dong.
Il se faufila dans le salon aussi vite qu'il le pouvait.
Dong.
Il tira une chaise jusqu'à l'étagère et grimpa dessus.
Dong.
Il tâtonna pour trouver le livre.
Dong.
Il tâtonna encore.
Dong.
Il trouva la couverture et la tira vers lui. Puis descendit de la chaise et la remit sans ménagement à sa place. Il allait remonter les escalier, sa preuve sous le bras, lorsqu'il réalisa qu'il n'avait pas entendu les douze coups de cloche. Il s'arrêta, recompta. Tendit l'oreille. Rien.
Pop, pop, pop.
Les petits pas de la sorcière venaient dans son dos.
Il se figea, sentant une main se poser sur son épaule.
"Alors alors, à quelle sauce vais-je te manger ?"


Le fils prodigue et la presque-grand-mère
Il était une fois, un jeune homme et sa tante plus unis qu'une mère et son fils. Chaque jour, où que la vieille femme puisse se rendre, le jeune l'accompagnait et l'aidait dans ses tâches. Il portait les provisions, coupait du bois, étendait le linge, entretenait la maison et faisait même la cuisine. Il s'assurait que tout était toujours propre et bien rangé pour que sa tante n'ait pas à se fatiguer.
Elle, de son côté, veillait chaque jour à ce qu'il apprenne ses leçons d'algèbre et de philosophie et lui enseignait de plus ses secrets de Guérisseuse. Elle lui faisait préparer des baumes, lui apprenait à quelle époque cueillir les herbes et l'emmenait avec elle au chevet de ses malades, lui faisant apprendre chaque soir une page de son grand livre sur les remèdes. Le jeune homme faisait tout pour apprendre de son mieux l'art de sa tante. Hélas, il n'y comprenait pas grand chose et concevait plus souvent des poisons que leurs antidotes, mais la vieille femme n'était pas inquiète.
"Patience et persévérance te ferons parvenir à tout," disait-elle sans cesse.
Et son neveu la croyait et redoublait d'effort.
Ils avaient une vie paisible, mais c'était sans compter sur le retour de l'ainé du jeune homme.
Ils le trouvèrent un jour, après avoir visité leurs malades, assit dans la cuisine comme s'il n'était jamais partit. Les retrouvailles furent chaleureuses et ils parlèrent longtemps de tout et de rien jusqu'à ce que le nouveau venu donne enfin la raison de sa visite.
"Mon frère," dit-il. "Tu as quinze ans désormais, il est plus que temps que tu te trouve un métier. C'est pourquoi tu va venir avec moi en ville pour suivre des cours et devenir avocat, comme notre père l'aurait voulut."
Le jeune homme protesta, il aurait préféré rester avec sa tante pour devenir Guérisseur et continuer à l'aider auprès de ses malades, mais dès qu'il l'eut dit, la réponse de son frère fut catégorique.
"Ce n'est pas un métier pour toi. De nos jours, tu n'arrive à rien sans diplômes et nous n'avons pas assez d'argent pour faire de toi un médecin. Tu viendras avec moi, comme il était prévu avant que notre père ne meurt."
Le jeune homme n'ajouta rien et attendit que son frère, épuisé par son long voyage, aille se coucher pour prendre à part la vieille femme et lui demander son aide. A peine eut-il ouvert la bouche qu'elle sembla avoir deviné ce qu'il voulait lui dire.
"Tt Tt Tt, ce n'est pas à moi que tu doit parler de ça et je ne le ferais pas pour toi." dit-elle.
"Mais..."
"Tt Tt Tt, ton frère à raison, tu ne peux pas rester avec moi."
"Oui, mais..."
"Tt Tt Tt, ne t'inquiète pas, je me débrouillais très bien avant et je me débrouillerais encore après, mais tu es encore jeune, tu as besoin de voyager pour découvrir ce que l'avenir te réserve alors va où mes os ne me porteront plus et si tu reste le même, je te retrouverais toujours. Quand à toi, tu n'auras qu'à fermer les yeux et tendre l'oreille et tu me retrouveras et si jamais tu es perdu, sers-toi de ce que je t'ai appris."
Sur ce, ils se prirent dans les bras, tout était dit. Lorsque le départ fut venu, il n'eurent pas besoin de plus d'adieux, mais la vieille femme confia à son neveu un petit sac remplit de plantes.
"À utiliser avec sagesse pour la sagesse."
La ville était très différente de ce que le jeune homme avait connu. Là, les rues étaient des boulevards, les champs d'énormes maisons et les forêts des parcs. Le jeune homme ne s'y sentait pas à son aise. Il ferma les yeux, tendit l'oreille.
"Chez moi non plus tu n'étais pas à l'aise."
Et il poursuivit sa route.
L'école était toute aussi impressionnante que la ville, peut-être plus encore. Les couloirs étaient gigantesques, les plafonds hauts de plusieurs mètres. Tout était somptueux et peuplé de tellement d'élèves que le jeune homme crut s'être perdu à l'intérieur d'une fourmilière. A peine furent-ils arrivés son frère et lui que son ainé fut attiré par une foule de camarades qui l'entrainèrent à part pour lui montrer leurs nouvelles trouvailles tandis que le jeune homme vit venir un professeur qui avait son ainé comme élève.
"Votre frère est tout simplement brillant, j'espère que vous en ferez autant."
Vinrent ainsi plusieurs personnes qui tous vantèrent les mérites de son frère. Hélas, le jeune homme était bien loin d'atteindre le même niveau et au bout de quelques semaines tout le monde le prenait pour un idiot. C'est pourquoi un soir, il ferma les yeux et tendit l'oreille.
"Patience et persévérance, tu n'as même pas essayé."
Le jeune homme ouvrit le petit sac que lui avait donné sa tante et reconnu la plante séchée qui s'y trouvait. Il la mit à bouillir, s'installa devant ses cours, bu une gorgée et essaya. Il réalisa bien vite que non seulement il comprenait à merveille, mais, plus important encore, que cela le passionnait. Au bout de quelques mois, il devint l'un des meilleurs de son école, même si son frère restait encore loin devant. Petit à petit, le petit sac se vida de ses feuilles et il eut de moins en moins besoin de fermer les yeux et tendre l'oreille et lorsqu'il eut finit la dernière pincée de plantes séchées, il ne pensait plus à sa tante.
Ce ne fut que quelques années plus tard qu'il essaya encore une fois de tendre l'oreille et fermer les yeux, mais, ce jour-là, il n'entendit plus rien.


Les trois feuilles du serpent
Il était une fois un pauvre homme qui ne pouvait plus subvenir aux besoins de son frère cadet et devait partir pour faire la guerre. Quand le jeune frère s'en aperçut, il dit :
"Laisse moi venir avec toi, il est inutile que je reste ici et je veux défendre mon pays."
L'ainé s'y opposa un temps, mais fini par céder et donna sa bénédiction. Ils partirent donc ensemble pour se faire engager dans l'armée d'un puissant gouverneur en guerre avec un pays voisin. Hélas, le jeune frère était trop fragile pour aller au front. Il eut beau essayer encore et encore l'armée ne voulait pas de lui et il finit par attraper une maladie.
Son frère l'envoya dans une maison au bord de la mer afin que l'on prenne soin de lui. Là, le jeune homme retrouva l'un des maitres qui lui avait enseigné les belles sciences avant la guerre et lui avait offert de nombreux cadeaux pour récompenser ses mérites. Il venait rendre visite à sa fille qui avait une mauvaise santé depuis toujours. Elle était d'une éblouissante beauté, mais avait une obsession pour le moins étrange. Elle avait fait le serment d'épouser uniquement un homme qui promettrait de se laisser enterrer vivant avec elle si elle venait à mourir en premier.
"Après tout, s'il m'aime vraiment," disait-elle, "pourquoi voudrait-il continuer à vivre ?"
Elle ajoutait qu'elle en ferait autant et se laisserait enterrer avec son mari s'il était le premier à mourir.
Cette sinistre condition avait rebuté de nombreux prétendants qui, sans cela, l'auraient suppliée de les épouser, mais le jeune homme fut à ce point frappé par sa beauté et trouvait sa compagnie si douce que rien n'aurait pu le décourager. Alors il demanda sa main à son père.
"Sais-tu ce que tu dois promettre ?" lui demanda son maitre.
"Si elle meurt avant moi, je devrais descendre dans la tombe avec elle," répondit le jeune homme. "Mais je l'aime tellement que je suis prêt à courir ce risque."
Le père donna son consentement et le mariage fut célébré en grande pompe.
Les deux époux vécurent heureux durant un certain temps, mais un jour, la maladie rattrapa la jeune femme. Les médecins accoururent de toute part, mais arrivèrent trop tard et la déclarèrent morte. Le jeune homme se souvint alors de la promesse qu'il avait faite et il frissonna. Malgré sa peur, il n'avait pas moyen d'échapper à son sort, car son maitre en aurait eut vent et se serait arrangé pour lui faire regretter son manque de parole. Quand approcha le jour de l'enterrement, on plaça la jeune femme dans une petite pièce de la taille d'un caveau. Le jeune homme la suivit et on ferma et verrouilla la porte.
À l'intérieur, il se trouvait des provisions. Sur une table étaient disposées quatre bougies, quatre miches de pain et quatre bouteilles de vin. Le jeune homme demeura assis à côté du corps de son épouse jour après jour, ne mangeant qu'une bouchée de pain et ne buvant qu'une gorgée de vin, qu'il faisait durer le plus longtemps possible. Quand il eut bu l'avant-dernière gorgée et mangé l'avant-dernière bouchée, et quand il ne resta plus qu'un centimètre de la dernière bougie, il sut que la fin était proche.
Mais alors qu'il était assit là, à se lamenter, il vit un serpent sortit d'un coin sombre et ramper vers sa femme. Pensant qu'il avait l'intention de la manger, le jeune homme prit la première arme qu'il trouva et frappa le serpent trois fois.
Peu de temps après, un deuxième serpent sortit du même recoin. Il rampa jusqu'au corps du premier serpent, le regarda, et repartit. Mais il revint bientôt et fit tomber d'une table trois feuilles qui se posèrent sur le sol à côté de son compagnon. Presque aussitôt, le serpent mort se réveilla et les deux serpents se hâtèrent de repartir ensemble.
Mais les feuilles étaient restées sur le sol où ils les avaient laissés, et le jeune homme se précipita pour les ramasser. Il les reconnu aussitôt et les appliqua sans hésiter sur le visage de la princesse morte : une sur la bouche, les deux autres sur les yeux.
A peine eut-il accomplit ce geste que la jeune femme prit une grande bouffée d'air et ouvrit les yeux.
"Dieu du ciel !" s'exclama-t-elle. "Où suis-je ?"
"Avec moi ma chère femme," répondit le jeune homme, et il lui raconta tout ce qui s'était passé.
Il lui donna la dernière bouchée de pain et la dernière gorgée de vin, puis tous deux cognèrent à la porte et crièrent si fort que les gardes dehors les entendirent et coururent alerter toute la maison.
Le maitre qui veillait dans sa chambre, déverrouilla la porte en personne et ouvrit la porte. Sa fille lui tomba dans les bras, il serra la main du jeune homme et tout le monde se réjouit de ce miracle qui avait ramené la pauvre femme à la vie.
Quant aux feuilles du serpent, le jeune homme, prudent, ne dit à personne qu'il s'en était servit. Mais il raconta tout à son frère, à qui il confia la tâche de veiller sur les trois feuilles.
"Prends-en grand soin," dit-il, "et emporte-les toujours avec toi, où que tu ailles. On ne sait jamais quand nous pourrons en avoir besoin."

Depuis qu'elle était revenue à la vie, la jeune femme avait changé. Tout l'amour qu'elle éprouvait autrefois pour son mari avait quitté son cœur. Elle faisait encore semblant de l'aimer, cependant, et quand il lui proposa d'effectuer un voyage en mer, elle accepta aussitôt. Mais une fois en mer, elle oublia la grande dévotion dont avait fait preuve son époux, car elle sentit naître et croître en elle du désir pour le capitaine du navire. Une seule chose pouvait la stisfaire : se donner donner à lui, et très vite ils furent amants. Une nuit où la femme était dans ses bras, elle murmura :
"Oh ! Si seulement mon mari pouvait mourrir ! Quel mariage serait le nôtre !"
"On peut facilement s'arranger," dit le capitaine.
Il se saisit d'une corde et, accompagné de la femme, se faufila dans la cabine où dormait le mari. Il passa la corde autour du cou du jeune homme, et sa femme et le capitaine tirèrent si fort chacun de son côté que le malheureux eut beau se débattre, il ne parvint pas à les repousser et fut bientôt étranglé.
La jeune femme prit son defunt mari par la tête, le capitaine le prit par les pieds et ils le jetèrent par-dessus bord.
"Rentrons maintenant, dit la jeune femme Je dirais à mon père que mon époux est mort en mer, je chanterais tes louanges, il nous laissera nous marier."
Mais le frère du jeune homme avait été témoin de la scène et, dès qu'ils eurent le dos tourné, il détacha un cannot et rama pour chercher le corps de son cadet. Il le trouva rapidement et, après l'avoir hissé à bord, il ôta la corde qui enserrait son cou et appliqua les trois feuilles du serpent sur ses yeux et a bouche. Quelques temps après, le jeune homme se réveilla.
Après quoi ils ramèrent de toutes leurs forces. Nuit et jour ils ramèrent, sans jamais s'arrêter, et leur embarcation fendit les flots si vite qu'ils atteignirent le rivage un jour avant le navire. Ils se rendirent directement chez le père de la jeune femme qui fut stupéfait de les voir.
"Que s'est-il passé ? Où est ma fille ?"
Ils lui racontèrent tout et il fut choqué de découvrir la perfidie de sa fille.
"Je ne peux pas croire qu'elle ait été capable de commettre un tel acte," dit-il. "Mais la vérité éclatera bientôt au grand jour."
En effet, le jour suivant, le navire accosta au port, et le maitre, quand il l'apprit, demanda au jeune homme et à son frère d'attendre dans une autre pièce où ils pourraient entendre ce qui se disait.
La jeune femme, tout de noir vétue, vint à son père en sanglotant.
"Pourquoi rentres-tu seule ?" s'enquit-il. "Où est ton mari ? Et pourquoi portes-tu le deuil ?"
"Oh ! Très cher père, je suis inconsolable ! Mon mari a attrapé la fièvre et il est mort. Le capitaine et moi avons dû l'ensevelir en mer. S'il ne m'avait pas aidée, je ne sais pas ce que j'aurais fait. Mais le capitaine est un excellent homme, il s'est occupé de mon mari quand la fièvre était au plus fort, sans craindre le danger. Il peut tout vous raconter."
"Ainsi ton mari est mort hein ?" dit le maitre. "Voyons si je ne peux pas le ressuciter."
Il ouvrit la porte et invita les deux autres à entrer.
À la vue du jeune homme, la jeune femme s'écroula, comme frappée par un éclair. Elle essaya d'expliquer que son mari avait sans doute été pris d'hallucinations dues à la fièvre, puis était tombé dans un coma si profond qu'ils l'avaient cru mort. Mais le frère ainé montra la corde et, mis en précense de cette preuve, elle dut s'avouer coupable.
"C'est vrai, nous avons voulu le tuer," sanglota-t-elle, "mais par pitié, père... faites preuve de clémence !"
"Ne me parle pas de clémence," répondit son père. "Ton mari était prêt à mourir dans le tombeau avec toi, il t'a rendu à la vie, mais tu as cherché à le tuer dans son sommeil. Tu seras châtiée comme tu le mérites."
Le jeune femme et le capitaine furent contraints de monter sur un bateau dont la coque était percée, puis exilé loin par delà la mer, et on ne les revit plus jamais.


Le diable aux cheveux d'or
Il était une fois un homme sans titre ni sang royal apprécié de tous pour sa bonté et son infini justesse. On disait de cet homme qu'il était autre fois revenu d'entre les mort et beaucoup le considéraient comme un puissant magicien car il connaissait les secrets des remèdes mieux que la plupart des personnes. Beaucoup de monde venait pour lui demander conseil ou entendre son avis sur bon nombre de sujets. Tant et si bien qu'il avait fini par être nommé à la tête du royaume avec, pour toute couronne, son grand esprit et trois cheveux d'or cachés parmi les autres. Personne ne regretta ce choix et durant de longues années le peuple fut prospère malgré la guerre et les temps difficiles qui n'épargnaient personne.
Il aurait put en rester ainsi durant toute une vie, mais les choses ne restent jamais longtemps tel qu'elles sont sur cette Terre, et le roi sans titre finit par changer à son tour. Il se coupa du reste du monde, cessant de tenir audience et délaissa peu à peu les affaires du royaume. D'aucuns prétendaient qu'il s'agissait du prix à payer pour qu'il ait put revenir d'entre les morts, mais la plupart ne cherchèrent pas d'excuse et se contentèrent de faire courir la rumeur qu'il était un sorcier malveillant qui avait attendu d'obtenir le pouvoir pour se dévoiler.
Pendant ce temps, le roi délaissait de plus en plus ses devoirs et même ses propres enfants qu'il aimait pourtant autant qu'un père le pouvait. Bientôt, la famine fut partout et les bandits commencèrent à faire la loi dans les rues et on se tourna vers le roi pour demander de l'aide. Un petit groupe de paysans insista pour venir le voir, mais le roi refusait de les recevoir.
"S'il vous plait monseigneur, nous avons fait longue route pour vous parler," dit un paysan. "Vous seul pouvez nous aider."
Mais le roi ne les reçut pas et les fit jeter dehors. Les pauvres villageois essayèrent encore et encore, et reçurent le même accueil à chaque fois jusqu'à ce que le roi les menace des pires maux si jamais ils se décidaient à revenir.
"Et puisque vous n'êtes pas satisfait de ce que j'ai fait pour vous, vous n'avez qu'à me reprendre votre titre et le donner à un autre !"
Mais personne ne s'y risqua et même ceux qui le voulaient en furent bien incapable.
Le temps passa et l'état du royaume était de pire en pire jusqu'au jour où le sorcier disparut. Personne ne le revit, mais la vie sembla s'améliorer un peu. Alors on se mit à penser que ce sorcier avait été envoyé par le diable pour semer le chaos dans les affaires du royaume et qu'il avait été appelé ailleurs, ou même qu'il s'agissait du diable en personne qui avait fini par se lasser de tourmenter les pauvres gens, et avait préféré partir. En peu de temps...


Dans un bruissement plaintif, une main froissa la page et la jeta par terre.


La fin du conte
William bailla et s'étira de tout son long sur sa chaise dans un léger craquement. Par la fenêtre de sa chambre on ne pouvait distinguer que le noir opaque des dernières instants de la nuit. Loin au-dessus de sa tignasse brune, les mains tendues de l'homme cherchèrent quelques secondes un point d'appuis dans le vide jusqu'à ce que, ne trouvant rien, il laisse retomber ses bras sur le dossier et se frotte les yeux. Autour de lui, il n'y avait que le silence, ce silence opaque et sans vie de l'heure bleue qui vous fait comprendre que vous devriez déjà dormir depuis longtemps au lieu de vous acharner à lutter contre la nature pour garder les paupières ouvertes. Un silence entier, presque palpable.
Will croisa les bras sur le bureau, se pencha sur les feuilles éparpillées sous ses coudes. Toutes couvertes de petites lignes à l'écriture serrée, comme s'il n'y avait jamais assez de papier pour faire tenir toute l'importance de ce que l'on voulait écrire. C'était beau et tranquille, paisible. Les pages gisaient les unes sur les autres, lisses et patientes, confiantes, alors qu'autour de l'homme se trouvaient les boules froissées de leurs anciennes voisines.
C'était toujours le problème lorsqu'on ne parvenait pas à saisir une idée, il fallait toujours recommencer, encore et encore, sans cesse, jusqu'à trouver les bons termes, le bon ton, au détriment du papier et du repos. Peut-être qu'il ne trouverait jamais, cette petite chose qui semblait lui manquer, cette impression d'avoir oublié un détail important. Peut-être qu'il aurait mieux fait de laisser tomber et de se concentrer sur sa vie actuelle, de ne pas chercher à faire autre chose que ce qu'on lui demandait, mais essayer de sortir un peu plus. Peut-être.
Il se frotta encore les yeux. Il aurait mieux fait de poser la tête sur les feuilles et de s'endormir sans trainer, même si son lit n'était pas loin. Tenant sa tête du bout des doigts, le brun força sa rétine à fixer encore un peu les mots sur le papier, incapable de les lire. Qu'y avait-il d'écrit là ? Il ne s'en rappelait pas. Il lui semblait pourtant l'avoir lu quelques instants plus tôt, mais peut-être avait-il rêvé une autre histoire.
William tourna mollement la tête vers son réveil matin posé à côté de son lit. Les chiffres en lumineuses barres rouges du cadran digital lui piquaient les yeux. Minuit était passé depuis longtemps. Il tourna de nouveau la tête et regarda par la fenêtre. Quelques heures avant de se réveiller, sortir, marcher, ouvrir une porte et commencer une journée à la radio, pour réciter encore et encore les mêmes sujets sans s'en rendre compte, avec juste parfois un sentiment de déjà vu. La routine, le calme, presque aussi intense que le silence de cette soirée et aussi étouffante qu'un serpent serré autour de sa proie.
Il secoua la tête. Ses pensées s'embrouillaient. Cela devenait n'importe quoi.
Prenant appuis sur le bureau, il s'efforça de se lever et chercha l'interrupteur de la lampe qui éclairait les feuilles. Il n'avait pas envie de se changer pour dormir, de toute façon il n'en aurait pas le temps s'il voulait profiter d'un peu plus de deux heures de sommeil. Tant pis donc, ça ne serait pas la première fois.
Il éteignit la lumière et chercha à pas prudents son chemin dans le noir. Les murs, les meubles, le soupçon de désordre commun aux célibataires, il n'hésita pas trop avant de trouver son lit et s'y laissa tomber de tout son long sans prendre la peine de se glisser sous les couvertures. Il bailla encore. Ferma les yeux.
Derrière lui, tout à fait enfouie sous la pile de pages, s'en trouvait une avec seulement quelques mots écrits en gros qui se détachaient avec fierté sur la blancheur du papier. Quelques lettres pour conclure, non pas un "il vécut heureux", mais juste un simple :

À suivre...


Et toi ?
Avis sur le forum? Très sympa, hâte de voir du monde
T'as connu comment? Par la fonda qui m'a kidnappé pour lui servir d'esclave
Autre chose? Pourquoi y avait des blondinets en bas de la fiche de prez à la base ?
Phrase du réglement Le lièvre de Mars me l'a volé  
Doubles-comptes Aucun    

© Kinotto/Nightmare de Libre-Graph.


All the world is a stage, and all the men and women merely players; They have their exits and their entrances, and one man in his time plays many parts. •• Shakespeare


amaaranth ♫♪
William Hataway



Dernière édition par William Hataway le Dim 22 Fév - 12:26, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Willy en direct pour RNB Ven 20 Fév - 16:20





Félicitation!


Bienvenue parmi nous!

Et bien et bien... Quelle rapidité!
Nous sortir une telle histoire en quelques jours à peine... Je crois qu'on peut tous s’aplatir devant toi! (et devant ta persévérance à recommencer o/ )
Bon, j'aimerais bien te dire que te voila validé, mais je pense que tu as remarqué que tu t'étais validé tout seul comme un grand... ouep

Alors, les étapes suivantes, passages plus ou moins agréables que voila


→ épreuve obligatoire des bottins, pour tout et n'importe quoi...! Courage, ce n'est pas très long! Les avatars, pour éviter que l'on te choppe ton petit Tennant, les contes, au moins tu auras fais ta marque dans l'histoire, et enfin les métiers, on aura besoin de toi en ville!

→ ensuite, tout ce qui est demandes de Rps, de liens, des fiches pour se retrouver dans tout ça, ou encore demander quelque part ou vivre... On a tous besoin d'un chez-soit dans la vie! Quoi qu'il en soit, tout cela, c'est par ici. Et bien que ce soit long, on peut toujours s'amuser à ce moment!

→ et puis quelque chose d'important pour entretenir la vie du forum, viens voter aux Topsites, et enfin, viens Rp avec nous!

Yay

N'hésite pas à demander si tu à quoi que ce soit à savoir, et encore une fois, bienvenue!









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Willy en direct pour RNB

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