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Trois petits coups frappés à la porte

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Identité du conte : La petite Sirène
Avatar : Karen Gillan
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MessageSujet: Trois petits coups frappés à la porte Ven 17 Juil - 1:54

Trois petits coups × Ariel×Beast×Belle
   Son voyage avait commencé à la fin de l’automne, quand son prince n’était pas revenu de son « petit voyage » comme il disait. Elle  pensait le revoir quelques semaines plus tard, elle pensait aussi qu’ils passeraient le reste de leur vie ensemble… Mais plusieurs mois étaient passés et toujours aucun signe de lui. Alors, rongée par l’inquiétude, elle avait décidé de partir à sa recherche, avec le strict minimum et ton son espoir dans un petit sac de toile Comment avait-elle put être aussi stupide pour croire ne serait-ce qu’un instant qu’elle le retrouverai ?  L’amour était plus fort que tout. Alors elle s’était lancée dans cette quête, dans cette bataille perdue d’avance.
Mais Ariel avait sous-estimé l’immensité de la forêt et ses dangers.

  Ce soir là Ariel avançait lentement dans la nuit, la tête baissée sous son capuchon. Ses pieds s’enfonçaient dans l’épaisse couche de neige qui avait depuis peu recouvert le sol de la Forêt Enchantée.  Le clair de lune se reflétait sur la poudreuse, apportant un peu de lumière à la voyageuse, mais cela ne suffisait pas la guider dans cette effrayante obscurité.
Cette partie de la forêt lui était inconnue et cela faisait bien longtemps que la demoiselle était perdue. Son ventre criait famine … Quand avait elle mangé à sa faim pour la dernière fois ? L’hiver était arrivé sans prévenir et le gel avait tout détruit sur son passage si bien qu’il ne restait plus un seul fruit, plus une seule plante comestible. De plus Ariel n’était vêtue que d’une robe par-dessus laquelle elle avait enfilé une cape de voyage qui ne lui tenait guère plus chaud. Ses jambes, ses si belles jambes qu’elle avait durement obtenu, étaient glacées et manquaient de céder sous son poids à chaque instant. Par un froid pareil, personne n’osait mettre le nez dehors sous peine de tomber malade. Mais tout cela lui importait peu, elle devait continuer sa route …  Elle devait surement se trouver dans un champ car aucun obstacle ne s’était dressé sur son chemin depuis bien longtemps. Mais Ariel fut surprise en remarquant qu’elle ne marchait plus sur de la neige. Ses pieds frôlaient à présent un sol de pierres dures et froides. Elle garda d’abord les yeux rivés sur ces pierres puis elle leva les yeux : Une immense porte se dressait devant elle, si grande que, dans la nuit, Ariel n’en voyait pas le haut. Que pouvait-il y avoir derrière cette porte ? Quelqu’un habitait peut être ici. Et elle pourrait… Non ! Elle devait continuer d’avancer ! Mais elle sentait bien ses forces l’abandonner peu à peu. Si elle ne trouvait pas un peu de chaleur et de réconfort, son âme pourrait geler et jamais elle ne pourrait le revoir. Elle prit sa décision et frappa trois petits coups à la grande porte.

       
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Dernière édition par Charlie Easer le Ven 17 Juil - 14:56, édité 1 fois
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Identité du conte : La Belle (La Belle et la Bête)
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MessageSujet: Re: Trois petits coups frappés à la porte Ven 17 Juil - 13:18



Trois petits coupsArielxBeastxBelle

L'Hiver n'épargnait personne, et on avait beau se réfugier dans les combles d'un châteaux vieux de plusieurs siècles et protégé par un nombre incalculable de sorts, personne n'échappait au froid. La neige qui tombait, le vent qui soufflait, faisant frissonner les derniers oiseaux qui n'avaient pas migré vers les terres proches d'Agrabhad, défiant ainsi courageusement les morsures incessantes de la Saison Blanche. Il s'agissait là d'un spectacle qu'appréciait grandement Belle, comme chaque année, comme chaque saison, elle prenait plaisir à observer toute cette nature qui l'entourait, une nature qu'elle avait appris à connaître, des reliefs qui lui étaient désormais familier et des labyrinthes à présent bien moins effrayant à ses yeux plus qu'à ceux de quiconque d'autre. Et puis, désormais, elle en avait le temps. Ce n'était certainement pas comme à ses premiers temps ici où chaque seconde de son emploi du temps était comblé par telle ou telle tâche, allant de la plus futile à la plus indispensable, et ce, même si elle mettait toujours autant de rigueur dans son travail. Les temps avaient changé, et à présent, le sombre palais où elle vivait ne lui semblait plus si hostile que cela.
Jetant une buche dans l'âtre qui chauffait agréablement la pièce, Belle s'essuya le front du dos de la main, la respiration profonde alors qu'elle jetait un coup d'oeil à l'extérieur. Il devait rester plusieurs feux à allumer, autrement dit, plusieurs bûches et petit bois à transporter jusqu'ici, plusieurs étages à monter et descendre... C'était surprenant la quantité de bois qu'il fallait pour chauffer une pièce! Mais bon, elle s'y était faite, comme tout, et être ainsi occupée lui prenait ses journées et elle trouvait toujours de quoi faire.

Seulement aujourd'hui, un élément imprévu interrompa sa routine quotidienne, lorsque quelqu'un vint tout simplement toquer à la porte, ou plutôt, à l'une des portes. La brune releva la tête, fronçant les sourcils alors qu'elle se demandait qui pouvait donc venir par un temps pareil. Après tout, William était plus du genre à rentrer d'abord, puis ensuite s'annoncer pour pouvoir profiter du spectacle de son Maître fulminant sa rage contre lui. Sinon, peu de gens réussissaient à trouver le palais, bien évidemment,il était possible de tomber dessus totalement par hasard, mais ce genre d'incidents était tout de même étonnement rare. Se frottant les mains pour enlever les salissures dûes à l'écorce du bois qu'elle venait de porter, la servante se dirigea alors vers la source du bruit, se demandant sérieusement qui donc pouvait venir ici. Et lorsqu'elle ouvrit la porte, ce fut face à un... Une inconnue qu'elle eut à faire face. Elle eut à peine le temps d'articuler quelques salutations que l'état impressionnant de la jeune femme lui sauta aux yeux, des habits légers, trop légers, c'était même encore surprenant qu'elle réussissait à tenir debout par un temps pareil.

-Par toutes les étoiles...! murmura du bout des lèvres la brune, avant d'ouvrir la porte plus grand et de s'adresser directement à la rousse sur un ton plus haut: Ne restez pas dehors ainsi, venez, rentrez!

Elle tira à elle l'inconnue sans plus de cérémonies, refermant la porte derrière elle puis l'inspectant de haut en bas avant de lancer un regard tout de même inquiet en direction du couloir qui s'enfonçait dans le coeur du palais. Ce n'est pas qu'elle craignait particulièrement la réaction de la Bête qui lui servait de Maître, mais après tout ce temps, elle espérait simplement que l'entrée d'une parfaite inconnue dans son domaine ne mette pas la dite inconnue en danger.

-Je me présente, reprit alors Belle en retournant son attention vers son "invitée", je me nomme Belle.

Elle lui sourit légèrement, comme pour la rassurer, puis attendit quelques instants avant de continuer:

-Que faisiez-vous dehors par un temps pareil? Et dans une telle tenue? Vous devriez vous reposer mais malheureusement... Elle détourna le regard, fixant discrètement le long couloir avant de terminer plus bassement. Je crains que ce ne soit pas le meilleur endroit pour vous attarder...

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Identité du conte : La petite Sirène
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MessageSujet: Re: Trois petits coups frappés à la porte Jeu 23 Juil - 23:38

Trois petits coups × Ariel × Beast × Belle

Ariel tremblait de froid, ses dents s’entrechoquaient à chaque tremblement, produisant de petits bruits saccadés. Et l’attente se prolongeait … Il n’y avait peut être personne derrière cette porte.
Peut être que personne ne voulait accueillir de voyageuse au beau milieu de la nuit … Son père aurait lui-même refusé la demande d’asile d’un étranger si il s’était présenté à la porte de son palais à une heure pareille.  La place ne manquait pourtant pas dans le château du roi de la mer mais celui-ci était tellement attaché à son lieu de vie qu’il refusait de le partager avec la première personne venue.
Même avant la bataille, les temps avaient été durs pour le peuple de la mer. Son père avait longtemps suspecté les hommes de détruire l’océan mais Ariel ne voyait pas les choses de la même façon que lui. Certes l’océan perdait chaque jour un peu de sa magie mais selon elle, les hommes n’en étaient pas la cause.  Le royaume était-il de nouveau celui qu’elle avait connu, étant petite ?
Malheureusement, elle ne pourrait sans doute jamais le savoir. Elle n’avait jamais pu revoir les fonds marins, ni sa famille, en raison de sa nouvelle… condition physique.  

Perdue dans ses pensées, Ariel n’espérait plus qu’on lui ouvre cette porte. Repenser à son passé lui faisait un peu oublier sa douleur.  Soudain la porte s’ouvrit et une jeune femme apparut, elle était belle, bien habillée et semblait surprise de voir une inconnue sur le pas de sa porte, ce qu’Ariel comprenait tout à fait. Elle voulue la saluer mais sans plus attendre, l’autre l’entraîna à l’intérieur avant de refermer la porte, surement pour ne pas laisser entrer le froid. Quand elle fut entrée dans le vaste hall Ariel senti la chaleur sur sa peau pour la première fois depuis des jours. Elle soupira de bonheur en sentant son corps se réchauffer et ferma un instant les yeux avant que la voix de la brune l’interpelle de nouveau. Elle s’appelait Belle. Ce nom lui allait bien. Elle lui sourit, et, sans qu’elle puisse expliquer pourquoi, son sourire lui réchauffa le cœur. Cela faisait bien longtemps que personne ne lui avait adressé un sourire réconfortant comme celui-ci.
La rousse voulut se présenter à son tour mais sa gorge la brûlait tant qu’elle ne parvint qu’à prononcer son nom d’une voix faible et enrouée :

- A… Ariel… Enchantée.

Ses paroles résonnaient dans sa tête comme des échos. Cependant, elle tentait à ne pas inquiéter son hôte. Quelques heures de repos lui suffiraient surement à reprendre des forces et elle pourrait repartir… Du moins elle l’espérait. Quand Belle reprit la parole, Ariel la sentie inquiète. Son regard fuyait vers un long couloir, de quoi avait-elle peur ?
Elle lui posa les questions que toute personne aurait posées à une demoiselle voyageant si peu vêtue en plein hiver mais Ariel ne l’écoutait qu’à moitié. Elle se demandait toujours ce qui pouvait l’inquiéter autant. N’était-elle pas chez elle ? Mais ces pensées ne l’empêchèrent pas d’entendre les dernières paroles de la brune. Et celles-ci ne la réjouirent pas… Avait-elle frappé à la mauvaise porte ?

- Ne pourrais-je pas rester ici pour la nuit ? demanda-t-elle.

Sa voix était devenue suppliante, ou simplement … triste. Le simple fait de penser qu’elle devrait retourner dormir dehors, dans la neige et le froid, faisait monter dans ses grands yeux verts une rivière de larmes prêtes à se déverser sur ses joues. Si elle trouvait le sommeil, elle ne se réveillerait peut-être jamais. Elle ne pouvait pas mourir ainsi. Elle leva ses yeux pleins de larmes vers Belle…

   
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MessageSujet: Re: Trois petits coups frappés à la porte Mar 28 Juil - 0:51



Trois petits coupsArielxBeastxBelle

Voir ainsi la pauvre jeune femme qui était venue toquer à sa porte, dans un tel état était réellement un spectacle déchirant. Elle semblait trembler de tout son être, et elle-même ne serait pas surprise que son âme soit aussi gelée et froide que la surface de sa peau. Elle même avait connu ce genre de situations, et elle s'en souvenait parfaitement. Seule dans la nuit, dans le froid et la neige, se dirigeant d'un pas incertain vers un avenir qui le paraissait tout autant, seulement elle avait eut la chance de trouver quelqu'un... Ce qui était le cas aussi de cette jeune rousse qui était venue la trouver. Mais avait-elle trouvé la bonne personne? Pouvait-elle réellement lui apporter l'aide qu'elle méritait?
Belle se mordit légèrement la lèvre inférieure en détournant à nouveau le regard, ne pouvant tout simplement pas affronter une décision telle que celle-ci. Elle, tout ce qu'elle désirait, c'était apporter le couvert à cette inconnue, lui prêter quelques draps et lui offrir un toit pour la nuit, voir pour tout l'hiver à venir qui s'annonçait plus rude que tout ce qu'ils avaient vu depuis longtemps. Mais le pouvait-elle? Avec son Maître, non, avec la Bête qui rôdait chaque nuit dans ces couloirs exigües et sombres du palais, recherchant uniquement quelque être vivant avec lequel se paître et ainsi faire, peut-être, enfin taire sa soif de sang, était-ce réellement une bonne idée? Elle se savait sauve et en sécurité ici plus qu'à n'importe quel autre endroit, mais ses antécédents et ses longues années à habiter ici, elle pouvait sans problèmes avouer avoir un lien tout... particulier avec celui qui lui servait de Maître. Cependant, peu avaient cette chance, peu avaient sa vie, et cette fille n'était pas... elle. Combien de chances que la Bête en profite, pensant uniquement qu'une pauvre âme égarée était venue se perdre dans son domaine? Bien trop. Un dessert servi sur un plateau d'argent en bref...
La brune releva la tête lorsque "l'invitée" se présenta, enchaînant avec quelques banalités, notamment un "Enchantée" qui fit amèrement rire la Belle.

-Oh, je vous en prie! Ne gâchez pas le peu de forces qu'il vous reste en de telles futilités!

Elle lui sourit chaudement, et bien que sa propre gêne se ressentait et que son visage semblait crispé, ce piètre sourire fut tout de même sincère. "Ariel" ne semblait pas être une mauvaise personne, et bien qu'elle savait parfaitement depuis le temps que l'habit ne fait pas le moine, cela n'aidait en rien le sentiment de culpabilité de devoir en toute logique devoir renvoyée la rousse de là d'où elle venait. Mais après tout... Pourquoi devoir obéir selon la logique? Peut-être que celui qui l'hébergeait ne se rendrait pas compte de la présence de la jeune inconnue, et peut-être qu'elle réussirait à passer quelques temps dans le palais sans que personne ne se doute de rien. Et dans le pire des cas, elle pourrait toujours s'interposer et tout simplement interdire à la Bête de toucher ne serait-ce qu'un cheveux de son invité personnelle?
La question presque désespérée de la jeune rousse qui vint par la suite ramena la servante à la réalité, cette dernière déglutit d'ailleurs avant de fixer l'autre dans les yeux, l'air grave quelques secondes alors que le silence s'éternisa bien trop.
Que faire? Que pouvait-elle donc choisir à présent...? La garder? Au risque de sa vie? La rejeter, au risque qu'elle ne la perde seule et dans le froid de l'hiver?

-Mais ne dîtes pas cela, bien sûr que vous pouvez rester pour la nuit!

Son sourire s'accentua légèrement bien qu'au fond d'elle, l'inquiétude ne la quitta pas, puis, Belle se saisit doucement mais fermement de la main de son invitée, la tirant légèrement à travers les couloirs avant d'accélérer la cadence, la dirigeant avec une assurance rare dans les entrailles du palais. Au bout de quelques minutes, la jeune femme ralentit la cadence, lâchant la main alors qu'elle continuait de marcher, mais à une allure bien plus lente cette fois. Elle observa autour d'elle, comme si elle cherchait quelque chose, mais ne trouvant rien, elle lâcha un soupir de soulagement et se tourna vers Ariel, un léger sourire aux lèvres.

-Ne vous en faites pas pour tout cela, ce n'est pas très important. Je vais vous donner une chambre, il devrait y avoir de quoi vous changer à l'intérieur, il est hors de question que vous restiez dans un tel état! Mais en attendant, dîtes moi plutôt, comment êtes-vous arrivée ici? Que faisiez vous seulement dehors par un tel temps?

Un peu beaucoup de questions, effectivement, mais après tout, elles avaient encore quelques minutes avant de rejoindre la chambre où elle comptait loger Ariel. Et quelle chambre... Sa propre chambre! Peut-être que son odeur couvrirait celle de la jeune invitée? Ce serait ainsi, sa seule chance de survie. Mais une chance vaut toujours mieux qu'aucunes n'est-ce pas?
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MessageSujet: Re: Trois petits coups frappés à la porte Mar 8 Sep - 11:52


Trois petits coups frappés à la porte

Château de la Bête
Il y a fort longtemps
Sous ses énormes griffes courbes, le corps du cerf venait de perdre les dernières traces de sa chaleur. Autour du corps inerte, une large flaque sombre et poisseuse détrempait la terre au pied du rosier dont les fleurs, sous la lune, semblaient luire comme des épées d’argent. Desserrant sa prise, la Bête passa la langue sur les bords de la blessure au cou de sa proie. Complètement à sec, mais toujours délicieux. Le goût de la chair fraiche le mit en appétit. Saisissant le cadavre à la nuque, le monstre le balança à travers un tunnel de roses, en direction de la cuisine. C’était une chance en soit, que le rat à l’origine de tout cela ait préféré l’arrière-cour à l’allée principale pour lui conseiller de planter son maudit rosier. Au moins, le stockage des carcasses était un peu plus rapide et efficace. Le Bête s’allongea presque sur le sol pour scruter la terre et vérifier que tout le sang avait bien été bu. Il fit glisser la pointe d’une de ses griffes à la surface brune, produisant un crissement sourd semblable à celui qu’il aurait fait s’il avait gratté le mortier entre les pierres de son château.
La Bête lâcha un souffle qui se répandit en épais nuage autour de son mufle et fit volte-face pour se propulser dans l’allée végétale, attrapant le cerf ainsi que les deux chevreuils et trois sangliers morts qu’il trouva sur sa route. Il était temps de rentrer. Trainant les carcasses derrière lui jusqu’aux cuisines, le monstre se faufila un passage entre la table et le foyer, retournant sur sa route une casserole dont le manche dépassait et qui finit écrasée sous ses pattes. Il jeta en vrac ses prises sur la table et émit un grognement furieux avant d’essayer de décoller les restes de l’outil de cuisine, pratiquement incrusté dans le dallage. Belle aurait intérêt à bien frotter.
Le monstre tourna la tête et huma l’air. Où était-elle d’ailleurs ? Sa servante. Elle aurait dut être là lorsqu’il avait besoin d’elle et non encore à jouer les fouineuses dans tous les couloirs du château. Comme si elle pensait qu’il ne la voyait pas, un jour il se chargerait de lui faire passer cette mauvaise manie. Donnant un coup dans la lourde table et faisant valser tout ce qui se trouvait à sa portée, la Bête quitta la cuisine en la dévastant à moitié. De retour dans les couloirs, il bondit vers les murs, se hissa jusqu’au plafond et se glissa en souplesse à travers un trou qui l’emmena jusqu’à l’étage supérieur. Sans faire de halte, le monstre se propulsa à travers les couloirs, tantôt en course sur les tapis, tantôt en prenant appuis contre colonnes et statues pour savourer sous tous les angles la puissance de sa musculature. Dans quelques jours, la pleine lune ferait son entrée dans le ciel et le poison dans ses veines bouillait de sentir sous ses crocs les os broyés des loups et d’entendre les cris de ses futures victimes.
Mais alors que la Bête arrivait en vue de la chambre de Belle, une odeur puissante et inconnue lui assaillit l’odorat. Il stoppa aussitôt, masse énorme tapie dans le couloir, et sa fourrure se relâcha comme une étole mal coupée. Avançant jusqu’à la porte, le monstre tendit l’oreille pour tenter de surprendre la conversation qui se déroulait à l’intérieur.
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MessageSujet: Re: Trois petits coups frappés à la porte Sam 12 Sep - 20:45

TROIS PETITS COUPS × ARIEL × BEAST × BELLE
La Belle semblait hésiter. Mais pour quelle raison ? Avait-elle interrompu un événement important ? Un de ces banquets interminables que son père organisait autrefois, ou peut-être un bal ? Surement pas, il n’y avait pas de musique, pas un bruit, et le palais semblait vide. Immense, mais vide, silencieux et inquiétant, la présence de Belle était  surement la seule chose rassurante dans  ce château. Vivait-elle seule ici ? Qui souhaiterait vivre seul dans cet endroit? La solitude était bien trop ennuyeuse pour Ariel, elle qui n’avait jamais vécu  seule jusqu’à maintenant ne pouvait imaginer une vie sans compagnie, sans personne avec qui partager sa vie. Après tout, les Hommes vivaient ensemble non ? C’est ce qu’elle avait observé lors de ses nombreuses escapades vers la surface. Les Hommes étaient souvent regroupés entre eux comme dans des bans de poissons. Et, tout comme eux, ils n’avaient pas l’air d’apprécier la solitude. Cependant certains restaient parfois à l’écart, des poissons solitaires. Bannis de leur ban ou simplement seuls par choix.

La rousse s’attendait à entendre son hôte lui annoncer qu’elle ne pourrait pas rester plus longtemps ici, qu’elle devrait trouver un autre endroit pour passer la nuit, mais ce ne fut pas le cas. La Belle lui assura que sa présence pour la nuit était la bienvenue sur un ton d’évidence, comme si elle n’avait jamais douté de ces paroles. Ariel ne pouvait pas être certaine qu’elle ne reviendrait pas sur sa décision mais ces paroles firent remonter en elle une bouffée d’espoir. Elle voulu la remercier mille fois mais les mots refusèrent de monter dans sa gorge sèche. Alors pour toute réponse, elle afficha un large sourire sur ses lèvres gercées. Celles-ci avaient pris une teinte anormalement bleutée depuis plusieurs jours et tremblaient encore légèrement. Le froid ne l’entourait pourtant plus,  mais son corps restait comme glacé de l’intérieur. Comme si dansait en elle une éternelle tempête de neige.

La jeune femme la prit par la main et la guida à travers les couloirs sombres comme si elle était une enfant à la recherche de ses parents. Elle se rappelait un jour s’être perdue aux alentours des abysses. Ce jour là elle aurait aimé avoir une main dans la sienne pour la guider à travers l’obscurité. Au bout de longues heures passées dans les abysses, c’est seule qu’elle avait retrouvé son chemin vers les eaux lumineuses du royaume. Mais aujourd’hui elle ne se sentait plus capable d’avancer seule alors elle accepta l’aide bienveillante de la brune. Ariel tentait de caler son allure sur celle de Belle tandis qu’elles progressaient dans les couloirs obscurs  mais celle-ci changeait sans cesse.  Elle faillit d’ailleurs trébucher à plusieurs reprises sur le long tapis étalé sur le sol chaud. Soudain Belle ralentit et lâcha la main d’Ariel qui tenta vainement de la rattraper mais elle était déjà à quelques mètres de la sienne. La jeune rousse avait du mal à poser un pied devant l’autre, elle se sentait si faible. Mais elle finit par arriver au côté de son hôte, chancelante mais encore debout.

La Belle reprit la parole et sa voix résonna dans le couloir désert. Ariel ne saisit pas tout à fais le sens de sa phrase : « Ne vous en faites pas pour tout cela »
Que voulait-elle dire par « tout cela » ? Peut-être de sa façon de scruter les alentours à chaque pas, ou de lancer régulièrement des regards inquiets derrière elle…  Mais elle cessa de s’interroger sur cette étrange attitude quand la brune termina sa phrase par une question qui semblait lui brûler les lèvres. Alors, en rassemblant ce qu’il lui restait de voix, son invitée lui répondit d’un ton calme :

-J’étais à la recherche d’une personne qui m’est chère. Cela fait maintenant des mois que je suis partie de chez moi. Je pensais être de retour bien avant la mauvaise saison, de plus, j’étais loin de me douter qu’elle serait si froide. Votre château était sans aucun doute mon unique chance de passer la nuit.  Je vous remercie de votre accueil.

Elle baissa la tête en signe de reconnaissance puis rattrapa vivement la main de son hôte dans les siennes. Ariel aurait toujours une dette envers elle et elle lui serait éternellement reconnaissante car elle venait de lui sauver la vie, pour cette nuit au moins.
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MessageSujet: Re: Trois petits coups frappés à la porte Mer 30 Sep - 22:45



Trois petits coupsArielxBeastxBelle

Un sourire doux bien que quelque peu crispé étira les lèvres de la brunette tandis que de sa main gauche, elle triturait nerveusement les pans de son tablier, se demandant si ce qu'elle allait faire à ce moment même était réellement une bonne idée, et pas l'un de ces nombreux actes qu'elle regrettait amèrement après coup. Combien de fois avait-elle crut bien faire et finalement, n'avait fait qu'aggraver les choses peu à peu? Ou même brutalement, lorsque l'on logeait chez une bête les réactions soudaines et inattendues se faisaient nombreuses. Mais plus d'une fois, elle avait crut aider quelqu'un en lui tendant une main douce et rassurante, lui faisant partager son repas, ou lui donnant quelques vêtements, mais plus d'une fois, ce dit quelqu'un l'avait amèrement regretté, et plus personne ne le vit par la suite. Mais tout cela était il y a tellement longtemps... Peut-être avait-il changé depuis? Juste pour une nuit au moins, juste le temps que la pauvre fille puisse se reposer assez avant de reprendre sa longue et difficile route... Mais la laisser partir par ce temps serait comme signer de sa main son arrêt de mort, et cela, il était hors de question qu'elle laisse faire.

Se triturant l'esprit face à ce problème qui lui semblait sans solution, Belle finit tout de même par sortir de ses pensées, levant de grands yeux sur son interlocutrice qui l'informait de son histoire, et notamment de la raison de son périple, terminant par ailleurs par des remerciements sincères qui brisa le coeur de la servante, juste avant de la conforter dans ses idées déjà placées. Ainsi, elle sourit. Elle sourit lorsque ces remerciements lui parvinrent, lorsque la jeune rousse lui prit les mains, comme pour la remercier, et elle sourit tandis qu'elle voyait enfin la porte de sa chambre, une porte qu'elle connaissait bien. Mais bien que ses fines lèvres s'étiraient en un doux sourire, derrière son regard on pouvait lire aisément toute la compassion et la sincérité qui l'habitaient.

-Vous n'avez pas à me remercier, c'est tout naturel. Jamais je ne vous aurais laissé seule dans un tel froid... Et puis, pour tout vous dire, je sais que l'on peut faire beaucoup de choses pour quelqu'un à qui l'on tient...

Et sur ces derniers mots, le regard de la jeune femme se fit plus vague, et fixa le vide avec une étrange expression de douceur. Oh oui, pour quelqu'un que l'on aime, on pouvait faire bien des choses. Gravir la plus ardue des montagnes, braver le plus froid des hivers, ou encore faire face à la plus redoutable des bêtes... Ou au contraire, rester auprès d'elle malgré les difficultés.
La Belle resta encore quelques instants silencieuse, avant que le crépitement d'une torche non loin ne la tire de sa rêverie, et elle leva alors un regard plus enthousiaste déjà sur son invitée d'un soir, tandis qu'elle lui prit ses mains, les serrant un instant avant de se retourner, reprenant la parole par la même occasion :

-Vous n'avez plus rien à craindre, et en attendant, voilà où vous dormirez.

Et d'un geste presque théâtral, la jeune femme poussa une porte qui grinça à peine, découvrant une grande chambre richement ornée, envahie par les livres qui traînaient un peu partout et par divers bibelots qu'elle avait trouvé dans tout le palais. D'un sourire engageant, la servante invita Ariel à pénétrer dans sa chambre, se saisissant d'une lampe à huile de son autre main afin d'éclairer le chemin de la jeune femme. Elle attendit que cette dernière ne rentre avant de la suivre calmement, semblant plus légère que précédemment, et ferma la porte après elle avant d'aller et venir dans sa chambre, déplaçant bouquins et breloques afin de laisser un peu d'espace à la rouquine.

-Il s'agit de ma chambre, je pense que c'est l'endroit le plus sûr pour vous pour le moment. Il ne faudrait pas qu'il vous arrive quoi que ce soit, et donc... Enfin qu'importe. Excusez le rangement, je n'attendais personne, j'espère que cela vous conviendra. Ayez confiance en moi, dans cette chambre on l'y dort bien.

Son ton s'était abaissé, finissant par devenir à peine plus haut qu'un murmure alors que dans sa tête elle revivait ses premières réactions lorsqu'elle s'était vu offrir la dite chambre. Elle s'en souvenait encore, une bonne découverte, elle en avait été ébahie. Après avoir passé tant de temps dans la cave et les cuisines, dans les cachots sans plus de duvet que la paille qui couvrait le sol, voila que du jour au lendemain une chambre loin d'être des plus modestes lui appartenait, à elle et à elle seule. Et elle se souvenait aussi très bien que ce jour là, ce fut l'une des premières fois où elle vit en la Bête celle qu'elle était vraiment.

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MessageSujet: Re: Trois petits coups frappés à la porte Mer 30 Sep - 23:41


Trois petits coups frappés à la porte

Château de la Bête
Il y a fort longtemps
Refoulant un grondement au fond de sa gorge, la Bête montra les crocs à la porte. Son ouïe fine ne l'avait pas trompé, deux voix s'élevaient bien de l'autre côté du chêne. D'un geste furieux, il fit lentement sauter les mailles du tapis sous ses griffes, traçant de larges sillons s'ouvrant sur la pierre nue. Sa servante avait invité quelqu'un à entrer, comme si le château était un refuge pour les désespérés. La nuque raide, le poil gonflé, les oreilles du monstre se plaquèrent contre son crâne alors que son flaire vérifiait une fois de plus l'identité de l'intrus. Cela sentait bon, le fort parfum d'une jeune femme. N'y tenant plus, la créature lâcha un puissant rugissement, se propulsant vers le haut pour démolir les planches qui bouchaient un ancien trou dans le mur. Le passage était étroit, mais assez large pour le laisser passer, ses poils raclèrent contre les échardes, certains s'arrachant sur son passage pour volter pareil à des fils d'argents perdus dans la poussière. Lourdement, dans un tumulte de bois fendu, de crépis et de poisse, le prédateur s'abattit sur le sol, plantant ses larges pattes avant au centre de la chambre de manière à se dresser de toute sa hauteur.

Rendus aveugle par la brume grisâtre soulevée pendant sa fracassante entrée, il dut attendre une seconde pour que son regard parvienne à percer le brouillard, se braquant droit sur l'intruse avec une lueur de folie. Elle semblait si innocente et fragile, si jeune et si belle. Dégageant d'un coup furieux la commode et la bibliothèque qu'il avait renversé, la Bête avança, appuyant de tout son poids sur ses postérieurs dans une démarche mi-homme mi-animale tandis qu'il étirait le cou à s'en rompre les tendons et poussait un second rugissement droit sur la rouquine. Il avança encore, soufflant des postillons de bave sur l'inconnue et broyant sans pitié de toutes ses griffes les couvertures des livres qui avaient eut le malheur de trainer sous ses pattes. Son cri déchirant fit vibrer les carreaux des fenêtres et la monture du lit, trembler les livres sur les étagères encore valides et vaciller les flammes qui crépitaient dans la petite cheminée, mais il ne l'interrompit qu'une fois que ses oreilles en eurent assez. Claquant les mâchoires d'un bruit sec alors qu'un bourdonnement sifflait encore à ses tympans.

Le nuage de poussière était retombé, sa fourrure et sa peau épaisse s'affaissant une seconde contre son corps avant que son poil ne se hérisse de l'échine jusqu'à la queue. Il prit une profonde inspiration rauque, les mâchoires refermées autant que ses crocs trop large le lui permettait, et combla le peu de distance qui le séparait encore de la rouquine du pas calme et sûr d'un bourreau jusqu'à sa prochaine victime.
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Ramble Clarence Kergoat
   
Shakespeare  Life's but a walking shadow, a poor player that struts and frets his hour upon the stage, and then is heard no more. It is a tale told by an idiot, full of sound and fury, signifying nothing. | ©️ Vent Parisien

   

   
   
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Trois petits coups frappés à la porte

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