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Maîtres et esclaves

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Double-Compte : Haigha, Alan & Clarky
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MessageSujet: Maîtres et esclaves Ven 26 Juin - 13:19



Maîtres et esclaves
Château de la Bête ◈ Il y a fort longtemps avant la malédiction
 
Le Diable, la Belle et la Bête
Il faisait sombre, comme toujours lorsqu'il se trouvait dans une pièce. Les murs en relief semblaient parcourus d'ombres grises qui leur donnait des allures spectrales, le bois des meubles disposés autour de la cheminée avait l'air de s'être encrés et un voile gris troublait l'air. Peut-être n'était ce que la fumée sortant de sa pipe qui lui donnait cette impression, mais il suffisait de voir de quelle façon le feu dans la cheminée semblait irradier dans l'âtre pour réaliser à quel point le reste de la salle était plongée dans les ténèbres.

Vautré au travers d'un fauteuil, une jambe sur un accoudoir et le dos appuyé contre un autre, l'homme aux trois cheveux d'or glissa une main à l'intérieur de son pourpoint rouge. Fouillant une minute dans sa poche intérieur pour trouver ce qu'il cherchait. Du bout des doigts, il sortit un petit sachet de toile qu'il déposa sur la petite table à côté de lui et ouvrit d'un geste expert. Il y piocha une pincée de plantes séchées malodorantes alors qu'un bruit lourd de gongs lui indiqua que quelqu'un venait d'entrer. Un long silence suivit, sans aucun bruit de pas sur le sol. Affichant un large sourire mauvais, l'homme tassa les feuilles dans sa pipe, avant de souffler doucement dans le tuyau pour ranimer les braises.

— Voyons mon cher Rample, ne reste pas sur le pas de la porte comme un pauvre chien battu, lança l'homme avant d'aspirer une longue et profonde bouffée de fumée qu'il bloqua un instant dans ses poumons. Entre-donc je t'en prie.

Un grognement répondit suivit par des bruits de bottes et une silhouette familière apparut bientôt au coin de l'oeil du brun.

— Si c'est encore pour me demander quelque chose sachez que je ne pourrais pas m'absenter plus d'une semaine.

Le brun lâcha un rire horripilant.

— Comme tu y va ! A t'entendre on dirait que cela te déplait ou, pire, que tu as le choix. Mais ne te fais donc pas de poils blancs, je suis surtout venu prendre des nouvelles de notre dernière affaire commune. J'espère que tout s'est bien passé cette fois.

— Il n... commença Rample.

— Tu me racontera plus tard, interrompit l'homme en rouge. Pour l'instant je meurs d'envie d'un petit rafraichissement. Tu dois bien avoir ça quelque part. J'ai entendu dire que tu t'étais trouvé quelqu'un pour le service, propose-lui donc de venir se dégourdir les jambes. On a toujours besoin de compagnie.

Avec un large sourire, le brun remit sa pipe entre ses dents pour lâcher quelques volutes de fumée sous le regard furieux de son laquais. Rample serra les poings et rongea son frein un long moment, clairement désireux de faire sauter quelques dents de ce visage qui se moquait de lui. Ce qui ne fit que sourire un peu plus son invité intempestif.

— Aller, aller, on se secoue les puces.

A voir la couleur du visage de Rample et sa démarche raide lorsqu'il se dirigea jusqu'à la cheminée, il ne fallait pas être un génie pour deviner que n'importe qui d'autre se serait retrouvé avec une table en travers du crâne. Au lieu de cela, la Bête se contenta de tirer sur un cordon dissimulé au coin de la cheminée, faisant retentir une sonnette à l'autre bout du château, avec assez de force pour la décrocher.

— Que voulez-vous ?

— J'avoue que j'hésite encore entre cognac et bourbon.
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MessageSujet: Re: Maîtres et esclaves Mer 8 Juil - 23:50



Maîtres et esclavesWilliamxBeastxBelle


Voici déjà plusieurs jours que la Belle était sortie de ce sous-sol sombre et insalubre, selon donc le bon vouloir de la Bête qui la gardait prisonnière. Comme cette dernière l'avait voulu, elle avait donc endossé le rôle de servante en contre partie de sa presque liberté, mais surtout, en échange de la vie de sa famille. Un chantage de lâche aurait-elle put dire, le chantage il n'y avait que les lâches qui l'utilisaient, mais elle s'était tût, tenant un minimum à sa vie tout de même, et à présent, tentait d'étouffer cette étrange idée avant qu'elle ne lui échappe.
Elle avait découvert il y a peu que cette Bête difforme qu'elle avait d'abord côtoyé était en réalité un homme tout ce qu'il y avait de plus commun. Enfin, commun... Avec une tendance à la colère et à s'emporter étonnamment développée, mais tout de même assez commun. Mais de là à dire qui de la Bête ou l'Homme était sa réelle apparence il y avait tout un monde. Cruel comme il l'était, elle l'entendait régulièrement ramener la nuit ramener sa ou ses prises du soir, et jamais elle ne l'avait vu dîner avec elle ne serait-ce qu'une fois. Sûrement se contentait-il de sa chasse et de ses proies, ces pauvres bêtes... En espérant que cela en soit. Et quelques fois en journée, lorsqu'il semblait avoir le regard perdu dans le vide, il pouvait sembler tellement commun, tellement humain...
Cet homme, ou cette chose, avec qui elle habitait, qu'elle ne faisait que croiser en journée entre deux chambres à ranger, était tout simplement quelqu'un qu'elle ne réussissait à saisir, incompréhensible.
Intriguant.

La jeune femme relâcha son poids, lâchant la pâte brutalement qui alla cogner dans un bruit sourd contre la plaque de bois, soulevant par ailleurs les restes de farine qui traînaient encore sur le plan de travail. Du coude, elle s'épongea le front alors qu'elle lâchait un soupir, avant de replonger ses mains blanches dans le paton. Au moins, les tâches que lui confiait son geolier lui donnaient de quoi se changer les idées, et quelques fois elle arrivait presque à oublier dans quel endroit elle se trouvait. Et puis, lorsqu'elle ne nettoyait, rangeait, épongeait, cuisinait pas, elle avait quelque temps libre pour elle et pouvait s'adonner à un loisir qui satisfaisait sa curiosité dévorante: l'exploration de sa prison.
Il fallait avouer que le domaine n'était pas ce qu'elle avait toujours eut l'habitude de voir, et qu'il lui faudrait probablement des jours entiers pour réussir à explorer le châteaux et les terres dans leurs intégralités, et des mois et des mois supplémentaires pour en découvrir tous les secrets. Belle doutait même qu'une vie suffisait à tout découvrir, chaque tenture, chaque peinture, chaque passage et chaque sculpture... Tout avait un sens, elle en était certaine, mais de là à savoir quoi. Bon, recueillant une Bête féroce chaque nuit, il fallait bien s'attendre à ce que le palais ne soit pas en si bon état que cela, et certains endroits plus que d'autres en avaient pâtis, mais à chaque fois qu'elle rentrait dans une nouvelle pièce, dans un nouveau couloir ou une nouvelle aile, à chaque fois qu'elle sentait venir le goût de l'aventure et de l'émerveillement, elle n'était jamais déçue de voir ce qu'il se trouvait au bout : une somptueuse surprise.

Un son de cloche la sorti brutalement de ses pensées alors qu'elle redressa la tête. Tournant vivement le regard vers les différentes sonnettes, la jeune brune tenta d'identifier d'où venait le son alors que ce dernier avait déjà cessé de retentir, et sans le toucher, cela allait être difficile. Belle plongea presque immédiatement après ses mains dans une bassine d'eau froide, frottant frénétiquement le reste de pâte qui restait accroché à ses doigts avant de se saisir d'un chiffon et de s'essuyer vivement les mains. Une fois sèches, elle caressa lentement le métal froid des cloches, tentant de percevoir le vibrement de celle qui venait de sonner, et une fois cette tâche résolue, elle se dépêcha de s'enfoncer dans les couloirs, se dirigeant donc vers l'un des salons.
Il ne lui fallut pas plus de quelques minutes avant de rejoindre son Maître, ralentissant le pas à l'approche de la pièce étrangement sombre, elle vérifia tout de même que son tablier était en place et que ses cheveux ne s'étaient pas décidés à ressembler à rien avant de pénétrer -simple habitude féminine-. L'atmosphère était lourde, étrange, tout à fait différente que lorsque la Bête s'y trouvait. Comme si quelque chose ou quelqu'un rendait l'endroit plus dangereux, plus à craindre.
En y pénétrant, Belle ne se rendit pas tout de suite compte que quelqu'un d'autre que son geolier occupait la pièce, et elle s'apprêtait d'ailleurs à demander ce que désirait ce dernier lorsqu'elle se rendit compte d'une jambe étrangère qui dépassait d'un fauteuil qui lui tournait le dos.
Un nouveau venu? Un invité?
La jeune femme fronça les sourcils, mais ne fit aucuns commentaires, se tournant légèrement vers son Maître bien que son regard resta irrésistiblement attaché à cette jambe inconnue, tandis que sa voix indiquait clairement que l'attention n'y était pas:

-Vous désirez quelque chose?

Se passa un instant de silence tandis que la servante observait toujours l'homme qu'elle ne voyait pas, puis, elle tourna son regard vers la Bête -qui avait à présent une apparence humaine-, ne laissant paraître son léger malaise de le voir si "humain", souriant légèrement avant de n'y plus tenir, et de demander calmement:

-Nous avons un invité?
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MessageSujet: Re: Maîtres et esclaves Jeu 16 Juil - 21:15

AKE GIIIIIF MAIS GIF QUOI BLZBLEMFIZNME bave kya Dead

Maîtres et Esclaves

Château de la Bête
Il y a fort longtemps
Debout au côté de la cheminée, Rample rongeait son frein, une main serrée sur le pommeau de son épée. Il n'était pas revenu depuis plus de quelques jours que déjà le rat en rouge revenait lui chercher des puces avec son sourire sinistre et son allure de bouffon royal. S'usant les dents à force de les frotter, le roi fixait d'un regard haineux le sac d'os vautré dans son fauteuil. Oui, son fauteuil. Car le déplumé ne s'était pas gêné pour s'approprier la place de choix, comme toujours et, bien entendu, l'autre gourde de servante ne venait pas.

— Ce n'était pas ma question, gronda Rample, se retenant de lancer le poing dans ce visage trop bienheureux.

— O, mais je le sais vieil homme, rétorqua l'autre qui préférait contempler les volutes de fumée dégagées par sa pipe plutôt qu'adresser un regard à son hôte. Mais ta question vois-tu ; je n'ai pas envie d'y répondre.

Rample le foudroya des yeux, se sachant bien incapable de pouvoir faire mieux, il songea à toutes les façons qu'il aurait put inventer pour réduire en pièce le corps malingre de cette sangsue. Si seulement il avait put faire nuit, pour une fois la Bête aurait été ravie de pouvoir plonger ses crocs dans un peu de chaire humaine, aussi pleine de cendres soit-elle. La servante trainait encore, à tous les coups en train de paresser dans n'importe quel recoin du château. Rample n'aurait pas attendu pour la sonner à nouveau s'il avait put quitter des yeux sans risque la vipère installée dans son salon.

— J'ai entendu dire que tu avais trouvé quelqu'un pour le ménage, reprit le brun d'un ton admiratif. Tu t'amuse bien à ce que je vois. Ce doit être une femme très laide pour que tu n'ai pas encore eut envie d'en déguster un morceau.

— Taisez-vous, vous ne savez pas de quoi vous parlez, rétorqua Rample, ce qui n'eut pour effet que de faire rire son interlocuteur.

— Oh, tu crois cela ? Mais comment peut-on être aussi bête que toi ma Bête ? Laisse moi réfléchir... L'homme en rouge leva enfin les yeux vers le roi, le détaillant avec un sourire. Elle est brune c'est ça ? Oh oui, je sais, tu aurait préféré une blonde, comme ta pauvre chère et tendre, mais elle à des yeux de biche et un petit quelque chose qui ne te déplait pas. Je me demande ce qu'aurait dit ta femme vieux cachotier, peut-être devrais-je aller lui demander.

Rample lâcha un souffle furieux et fit un pas en avant, prêt à en découdre. Ce qui ne sembla pas vraiment impressionner sa future victime. Qu'il fasse donc comme si tout lui était égal, il irait bientôt rejoindre vers et les racines au pied de son rosier maudit. Mais l'assaillant n'eut même pas le temps de lever le poing que la porte s'ouvrit, laissant apparaitre Belle dans son tablier tâché.

— Où donc trainais-tu encore ? rugit la Bête. Cela fait une éternité que j'ai appelé ! Quand décidera-tu à réagir ? Va chercher à boire et deux verres. Il y en a dans le placard. Fit-il en désignant un petit meuble à l'autre bout de la pièce. Et écoute moi quand je te parle ! Ajouta-t-il en voyant que la jeune femme fixait le fauteuil.

Il resta debout un instant pour s'assurer que l'on suivait bien ses ordres avant d'aller s'asseoir dans le siège en face de celui de son "invité" qui lui lança une caricature de regard impressionné. Rample grommela dans sa barbe, serrant les accoudoirs à s'en faire blanchir les phalanges.

— Et active-toi, ordonna-t-il encore.
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Ramble Clarence Kergoat
   
Shakespeare  Life's but a walking shadow, a poor player that struts and frets his hour upon the stage, and then is heard no more. It is a tale told by an idiot, full of sound and fury, signifying nothing. | ©️ Vent Parisien

   

   
   
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MessageSujet: Re: Maîtres et esclaves Ven 17 Juil - 2:29



Maîtres et esclavesWilliamxBeastxBelle


Pour tout vous dire, lorsque Belle s'était approchée de ce dit salon, elle avait clairement entendu le ton de son Maître et celui d'un... Mystérieux personnage. Elle crut tout d'abord à un excès d'imagination, après tout, l'imagination, ce n'était clairement pas ce qui lui manquait, et lorsque son tortionnaire se transformait par exemple, sa voix pouvait prendre une toute autre tonalité, chaque fois plus surprenante que la dernière fois. Mais cette fois, elle comprit bien aisément que ce n'était pas une simple lubie d'un vieil homme maudit, ou encore le grognement d'une bête en colère qui passait à travers ces quelques paroles, mais les sujets, l'ambiance, le ton utilisé... Il était assez clair que la Bête n'était pas seule, et que qui que soit cet invité, ce n'était certainement pas l'une de ses meilleures connaissances.
Mais avait-il seulement quelques bonnes connaissances?
Seulement cette fois, elle entendit quelques paroles des plus intéressantes. Curieuse comme elle était, il lui fut difficile de ne pas y prêter attention, mais de tout ce que dit l'inconnu qui devait certainement tenir compagnie à son Maître, ce dernier avait eut une femme... Une blonde apparemment. Peut-être que cela pouvait paraître anodin, mais cette révélation ralentit quelque peu la servante dans sa marcher vers le petit salon où brûlait, au loin, la faible flamme d'une cheminée à peine allumée. Avait-il aimé? Avait-il été aimé? Et avait-il donc perdu cette femme qui semblait l'avoir aimé?
Mais qui donc pouvait aimer une Bête?

Sur cette pensée étrangement froide, elle avait repris sa route sur le même pas, rapide mais certainement pas au pas de course, puis, avait pénétré cette étrange pièce ou régnait une atmosphère des plus dangereuses.
Il ne fallut pas longtemps à son Maître pour la réprimander, haussant le ton de manière subite et étrangement inatendue. Pas qu'elle ne s'était pas encore faite à ses sautes d'humeurs, mais il était rare que d'entrée de jeu il lui crache son mécontentement au visage, pas sans raison. Peut-être avait-il besoin d'un bouc émissaire, quelqu'un sur qui expulser tout ce qui le rongeait à présent... Car bien sûr, l'hypothèse qu'elle ait été réellement en tort était parfaitement probable, mais cette fois-ci, elle avait été respectablement rapide, alors à moins que son sens de la ponctualité se soit d'autant plus aiguisé en quelques heures, ce devait être pour une toute autre raison qu'il avait haussé à présent le ton sur elle.
Belle abaissa la tête alors qu'il lui donnait quelques nouveaux ordres, saluant légèrement en soulevant les pans de sa robe tout en lâchant un calme "Bien Maître." avant qu'elle ne fasse demi-tour et s'attelle à sa nouvelle tâche, le regard à la fois perplexe et dur de cette injustice qui lui était faite.

Mais malgré ces quelques émotions -qui lui étaient d'ailleurs devenues familières depuis qu'elle logeait ici-, une vive curiosité la brûlait de l'intérieur. Ne dit-on pas que la curiosité est le plus vilain des défauts? Ah... Peut-être, mais que pouvait-il y avoir de plus excitants encore d'un mystère tout juste découvert ou qu'une boîte pleine de secret que l'on n'avait droit d'ouvrir? Pas grand chose. Alors un homme dont elle ne savait rien, et qui faisait trembler la personne, ou non, la chose la plus terrible qu'elle n'avait jamais rencontrée, tout en s'asseyant négligemment à la place qu'il défendait tant... Que pouvait-elle trouver de plus à redire?
Brûlant d'envie d'enfin voir le visage de cet illustre inconnu, la servante se saisit rapidement des verres, les posant ensuite sur un plateau avant de les apporter sur la petite table qui séparait les deux sièges, et donc, les deux hommes. Nonchalamment, elle jeta un coup d'oeil à celui qui semblait tant impressionner son Maître alors qu'elle se retournait pour aller chercher la boisson que boiraient ensuite son Maître et son invité... Et pour tout dire, elle fut très partagée par ce premier aperçu. Oh, bien sûr, elle n'eut qu'un très court laps de temps durant lequel elle réussit à l'observer, et son image bien que flou avait parfaitement marqué sa mémoire. Et c'était peut-être même là le plus étrange, qu'elle s'en souvienne aussi bien malgré la brêveté de l'entrevue, lui laissant une impression... Sombre, étrange, dangereuse, et surtout, oppressante. Mais dans tout cela, ressortait aussi une certaine impertinence, une arrogance à peine dissimulée, et tout cela, sur un physique des plus... Et bien, des plus communs.
Comment quelqu'un qui paraissait si moqueur pouvait-il donc effrayer celui qu'elle même, et quelques centaines de personnes, craignaient dés la nuit tombée ? Un sorcier? Y avait-il donc quelques sorciers aussi étranges que lui?

Revenant à la table peu de temps après, elle s'était saisie d'une bouteille de cognac, n'ayant pas tellement réfléchis sur le choix à faire en se jugeant plus sur quelques instincts qu'elle avait développés au contact de son père et frères, elle servit ensuite les verres de manière à les remplir juste assez pour qu'ils puissent déguster sans pour autant tout vider d'une gorgée. Une fois cette dernière tâche effectuée, elle déposa la bouteille dorée sur le plan, se redressant avant d'épousseter sa jupe pour la remettre en place, et d'aller calmement se positionner derrière son Maître, se tenant les mains alors que quelques nouvelles questions lui brûlaient les lèvres à propos de cet invité si mystérieux.
Invité que d'ailleurs, elle ne cessait de fixer.

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MessageSujet: Re: Maîtres et esclaves Ven 17 Juil - 22:28



Maîtres et esclaves
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Le Diable, la Belle et la Bête
La faible mais distincte voix de la petite servante du roi ressemblait presque à une impression fugitive dans la pièce en comparaison du vrombissant produit des cordes vocales de la Bête. Toujours vautré dans son fauteuil, l'invité s'était retenu de se boucher les oreilles tant le vacarme était désagréable, il aurait dut penser au bruit avant de venir et se préparer en circonstances. Tant pis, il y songerait la prochaine fois. De toute façon, ce n'était pas comme s'il aurait eut beaucoup de mal à trouver du silence ce jour-là.

Un claquement de portes, un bruissement de tissu, telles furent les premières impression du grand brun sur la nouvelle domestique, mais il ne fut pas déçu en voyant apparaitre la jeune femme devant lui. Un large sourire fendit son visage assortit d'un regard loin d'être bienveillant. Mais pas du genre de ces regards qu'aurait pu avoir quelqu'un voulant vous agresser dans une ruelle et vous dérober vos biens les plus précieux. Plutôt de ceux qui auraient pris la peine de vous dévêtir un peu avant.

— Qu'est-ce que tu regarde ? gronda Rample. Tu n'as pas du travail ?

Le brun crut un instant que c'était à lui qu'on risquait de s'adresser ainsi, mais le roi parlait à la servante.

— Allons Rample, laisse-la donc un peu respirer, coupa-t-il d'un ton mielleux. Prenez donc une chaise mademoiselle, il doit bien y avoir cela quelque part. A moins que votre chien ait cru bon de ronger tous les pieds des meubles.

Le maigrichon remit le tuyau de sa pipe entre ses dents avec un regard entendu en direction de son voisin. Puis, il se leva soudain, emportant son verre avec lui, et se dressa de toute sa taille devant la cheminée.

— Du moins, fit-il encore à l'adresse de la servante. Si vous souhaitez rester debout, venez donc à un endroit où l'on pourra vous voir. Ce serait dommage d'avoir un si charmant visage dans la pièce et de le laisser se gâter à contempler les murs. Approchez donc, vous me feriez grand plaisir. Cela me changerai de la face renfrognée de votre supérieur.

Le Diable tendit la main vers la jeune femme, paume vers le ciel. Attendant qu'elle approche sous le regard noir de la Bête.

— Très jolie, siffla-t-il, admiratif, lorsqu'elle fut assez près. Je peux ?

Il but une gorgée de son verre et savoura une seconde le cognac sur sa langue avant de saisir délicatement le bout des doigts d'une des mains de la jeune femme et de la faire tourner comme il l'aurait fait d'une partenaire de danse. Lorsqu'elle fut de nouveau face à lui, il s'inclina légèrement pour lui effleurer la main des lèvres un instant trop long sans la quitter des yeux ni se défaire de son sourire.

— Sir William dit le Diable, fit-il en se redressant. Un voisin de ce royaume et par ailleurs vieille connaissance de votre sac à puces local.
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MessageSujet: Re: Maîtres et esclaves Sam 18 Juil - 19:30



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La Belle s'était apprêtée à répondre qu'elle avait crut bon de rester ici si l'un d'eux deux hommes avaient besoin de quoi que ce soit à son Maître lorsque l'invité la devança, intimant d'une bien étrange manière de se taire à ce dernier. La jeune femme tourna la tête vers l'inconnu alors que ce dernier l'invitait à prendre une chaise tout en lâchant un sarcasme sur celui qui était apparemment son souffre douleur favoris. Savait-il seulement à qui il s'adressait? Et une nouvelle fois, qui était-il pour que le roi ne réagisse pas? D'accord, il fulminait, cela se remarquait et de loin, mais il aurait sûrement dut se jeter à son cou pour en finir une bonne fois pour tout plutôt non? Un être tel que lui ne pouvait être contrôlé, et si c'était le cas, est-ce que cela voulait dire qu'il existait encore pire tyran que lui?
Croiser le regard de l'homme en costume rouge fut frissonner la servante qui détourna le regard vers le bas en se rappelant le tout premier appercu que ce dernier lui avait donné, du tout premier regard qu'il lui avait adressé.
Seulement il ne lui laissa pas le temps de se plonger dans ses pensées que déjà il se releva, son verre en main en direction de la cheminée, avant de clairement l'inviter à le rejoindre. De plus, toutes ces critiques envers son Maître fit qu'elle ne pût s'empecher de lancer un regard en biais vers ce dernier, un regard étrange à mi-chemin entre l'inquiétude de voir l'homme se réveiller et hausser le ton, et la curiosité de voir pourquoi il s'obstinait à se taire. La main qu'il lui tendit elle aussi paraissait étrange, tout comme son sourire et son regard envers elle. Comme trop attirante, comme trop familière, ce qui ne l'empecha tout de même pas de s'en saisir presque timidement, après une demande silencieuse à la Bête qui ne lui répondit pas, sûrement bien trop furieuse pour lui prêter la moindre importance, alors elle s'était avancée. À la lumière du feu qui crépitait chaudement dans l'âtre, les iris noisettes de Belle brillaient d'une douce lueur, illuminant ainsi son visage qui ne faisait que faire ressortir son teint de porcelaine. Et elle le fixait, cet inconnu plus grand qu'elle, à la fois impressionnée, curieuse, et distante. Est-ce qu'elle ressentait de la peur? De la crainte? Pas le moins du monde. Mais le Diable n'était-il pas Maître dans l'art de se déguiser?
Elle aurait d'ailleurs pût rougir du compliment que lui fit l'inconnu, et si sa condition de servante n'avait pas été là, peut-être même que son esprit l'aurait poussé à prononcer quelques remarques, mais ce ne fut pas le cas et quand l'autre lui demanda si il pouvait, elle se contenta d'un discret geste de la tête.
Cela pouvait paraître étrange, mais depuis qu'elle logeait ici en tant que servante, l'idée d'être au service de Rample lui avait fait adopter une certaine prestance, bien que ce soit déjà le cas avant, à présent, c'était bien plus marqué, même s'il y avait toujours cet air de jeune fille sage qui faisait tout son charme.

Apprendre enfin l'identité de cet homme qui l'avait tant intrigué fut à la fois rassurant, mais surtout, comme un avertissement, quelque chose qui déclencha en elle l'idée de danger jusque là endormie: le Diable. Voici celui qui donc lui faisait face.
La légère lueur de peur qui s'éveilla en elle dut sûrement se ressentir au fond de ses prunelles, mais elle garda admirablement bien la tête haute, elle n'était peut-etre pas très douée pour mentir, mais pour garder un calme tout relatif, c'était autre chose.
Belle attendit donc que "William" se soit redressé, avant qu'à son tour, elle ne salue à la manière des dames, en remontant légèrement de sa main libre un pan de sa robe alors qu'elle s'abaissait légèrement, le regard baissé.

-Je me nommé Belle, modeste servante logeant dans ce palais.

Comme il devait sans doute s'en douter.
Se redressant à son tour, elle lâcha sa jupe alors que son regard vint se planter dans celui de son interlocuteur, remplit d'une curiosité silencieuse nouvelle.

-J'ai beaucoup lu sur vous. reprit-elle en repartant sur son sujet favoris. Et si j'étais prudente, je devrais mieux ne pas vous adresser la parole.

La Bête, ne semblait supporter qu'elle ne parle de lectures, ou peut-être que cela l'ennuyait de l'en entendre monologuer. Et quelque part, cela lui manquait, les livres, les histoires, les romans... Tous ces mondes qui l'avaient bercés depuis toujours et qui aujourd'hui étaient absents à sa vie. Comme beaucoup d'autres choses d'ailleurd , et notamment sa propre famille... Aussi, depuis qu'elle explorait les moindres recoins de ce palais trop sombre, jamais encore elle n'avait découvert de bibliothèque, que ce soit derrière un pan de mur ou derrière une porte. Encore quelques chose qui manquait à sa nouvelle vie...

-Mais de la fiction à la réalité, il n'y a qu'un pas. finit-elle tanndis qu'elle esquissait un sourire légèrement crispé.

C'était probablement vrai, mais qu'importe ce que l'on pouvait dire, le Diable reste toujours le Diable. Et ça, nul n'y pouvait rien.
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