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La nuit au fond des calles

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Identité du conte : La Belle (La Belle et la Bête)
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MessageSujet: La nuit au fond des calles Dim 31 Mai - 11:16



La nuit au fond des callesBeastxBelle

Depuis quand était-elle là?
Enfermée dans cette... Dans ce cachot humide. Combien de temps... Et bien, elle n'en n'avait aucune idée. Peut-être des heures, peut-être des jours, cela lui semblait avoir duré une éternité aussi bien que quelques secondes. Elle n'avait aucuns moyens de se situer dans le temps à part les gouttes qui coulaient irrégulièrement un peu partout, créant de larges flaques d'eau un peu partout dans la petite cellule. Pas de fenêtre pour voir le soleil se lever ou se coucher, encore moins d'horloge, et la seule source de lumière venait des torches disposées dans le couloir, lumière qui passait d'ailleurs sous la lourde porte qui l'enfermait cruellement dans ce petit endroit reculé.
La seule chose que Belle savait était qu'elle avait hurlé jusqu'à s'en casser la voix, et qu'elle était restée suffisamment longtemps pour que son ventre ne réclame à intervalles réguliers de quoi se nourrir. Ce fut d'ailleurs l'un de ces grognements qui sortit la jeune femme de son sommeil sans rêves.
Ouvrant lentement les yeux, la première chose qu'elle ressentit fut le douloureux lancement qui lui parcouru le dos, il est vrai que dormir prostrée dans un coin d'une pièce aux murs loin d'être soignés n'était pas la plus confortable des expériences. S'étirant avec une lenteur qui était propre à ce genre de réveils en "douceur", Belle observa ensuite une nouvelle fois autour d'elle, tentant d'apercevoir le moindre détail qui aurait put lui être utile, mais c'était peine perdue. Il faisait trop sombre, et ses yeux n'étaient pas habitués à une telle obscurité pour le moment. Ce fut à ce moment qu'un nouveau gargouillement s'éleva de la prison, et elle se saisit le ventre en esquissant une légère grimace de douleur alors que la faim se faisait sentir. C'était elle, bien plus que le grognement sourd de son estomac, qui l'avait réveillée. Mais que pouvait-elle y faire?
Rien, non. Elle était totalement dépendante de son tortionnaire à présent, de celui qui avait faillit trancher la gorge purement et simplement de son vieux père, et elle ne pouvait rien faire pour que la situation ne s'arrange. Elle ne devait qu'attendre, encore et toujours, dans ces ténèbres qui finiraient par lui devenir familières.
Tout en retenant quelques gémissements, la brunette se retourna lentement, désormais dos au mur, elle se massa légèrement le bras qu'avait saisit la Bête lors de son arrivée, la tirant de force jusqu'ici avant de la jeter dans l'un de ces cachots malodorants. Que de délicatesse...
Et tout cela pour quoi? Pour une simple rose...! A cause de sa rose... Mais au moins, son père était en vie, et tant pis si elle devait subir les répercussions de ses actes. Que lui avait-il pris de demander un tel présent? Peut-être un élan de noblesse, pensant alors que cette offre serait moins difficile à acquérir que toutes les demandes de ses sœurs, mais ce fut au contraire elle qui causa la perte de sa famille... Quelle idiote!
Ses doigts jouant machinalement avec l'un des nombreux pans de sa robe, la jeune femme fixait le plafond, le visage étonnamment inexpressif pour une telle situation. Qu'est-ce qu'il adviendrait d'elle par la suite? Cette Bête qui régnait sur ces contrées allait-elle la laisser pourri dans ce trou ou bien allait-il profiter d'elle...? Quelles réjouissantes perspectives, pour elle qui rêvait d'aventures et d'amour inébranlable c'était bien là l'un des pires scénarios qu'elle aurait put s'imaginer. Le temps s'écoula à nouveau, peut-être incroyablement lentement, ou au contraire, à une vitesse effarante une nouvelle fois elle l'ignorait totalement, mais ses yeux finirent par se fermer à nouveau, tentant d'ignorer la faim qui tenaillait son estomac, avant de tomber é nouveau dans un sommeil pesant.

Cela aurait put s'arrêter là. Il aurait put l'oublier dans les sous-sols de sa demeure, la laisser mourir de faim, elle qui fille d'un pauvre marchand ne mangeais déjà pas à sa faim. Elle aurait put finir sa vie ici, dans l'obscurité et l'humidité de ce caveau, mais non, car on n'oublie certainement pas une fille comme elle.
Belle se réveilla... Plus tard. Une nouvelle fois, elle n'eut aucune idée du temps qu'elle avait passé là, affalée contre le mur de pierre derrière elle, mais cette fois, ce ne fut pas son corps réclamant de quoi se nourrir qui la ramena à la réalité, mais des bruits de pas rapides au fond du couloir, rapides oui, mais surtout menaçants. Puisant dans le peu de forces qu'il lui restait, la jeune femme tenta de s'appuyer contre les pierres qui dépassaient pour se relever tant bien que mal, avant de finalement réussir à se tenir droite bien qu'appuyée contre le mur du fond, fixant la porte à quelques mètres d'elle avec fermeté, tentant de cacher la peur qui brillait malencontreusement au fond de ses yeux.
Que venait-elle faire? Lui régler son compte? L'égorger? La dévorer pour le diner? La laisser s'en aller...?
Si seulement c'était possible... Mais non, une Bête telle qu'elle ne pouvait tout simplement pas la laisser repartir sans avoir "joué" avec elle...
Puis la porte s'ouvrit brutalement, laissant soudainement entrer la lumière du couloir qui fit plisser les yeux à la jeune femme, l'empêchant ainsi de voir la "mort" devant elle qui s'approchait à grands pas.
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MessageSujet: Re: La nuit au fond des calles Dim 31 Mai - 15:22


La nuit au fond des calles

Château de la Bête
Il y a fort longtemps
La Bête laissa retomber son corps lourd sur le sol. Toute sa masse pesant sur trois de ses pattes. Ses phalanges imprimèrent de profonds sillons dans la terre alors que de la tête il enfonçait la porte qui conduisait aux cachots. Le lourd panneau de chêne alla frapper dans un craquement sinistre contre le mur, cabossant ses charnières alors que le monstre se dressait pour descendre les étroits escaliers. Il sentit son dos frotter contre le plafond et gronda de ne pas pouvoir se servir de ses deux énormes mains alors qu'il s'appuyait contre les parois pour soulager ses pattes arrières de son poids. Malheureusement, la technique n'était toujours pas très bien rodée et il ne tarda pas à dégringoler dans les marches, s'étalant dans la poussière dans un claquement de mâchoires.

Le monstre se retourna d'un bond et montra les crocs aux blocs de pierres, crachant une brume de postillons dans leur direction, le regard furibond et les oreilles couchées contre son large crâne. Il referma tant bien que mal les mâchoires alors qu'un filet de bave coulait le long de ses énormes crocs pour aller se perdre dans la fourrure de son menton. Levant une patte, il jeta un coup d'oeil à la miche de pain serrée entre ses griffes. La croute avait beau être plus dure que du diamant, il l'avait presque totalement aplatit dans sa chute. Aucune importance, elle s'en contenterait.

Rampant à demi dans le couloir, la Bête traina sa charge jusqu'au cachot le plus éloigné, faisant vaciller le feu des torches sur son passage alors que sa longue queue trainait sur le sol crasseux. La créature n'avait pas l'habitude de se déplacer de cette façon, lentement, sans chercher à briser des os à chacune de ses foulées. Il y avait là de quoi le rendre fou. La fourrure de ses épaules s'affaissa alors qu'il s'était arrêté pour décrocher la clef suspendue au mur. Son long manteau de pelage blanc sembla se répartit sur son corps tandis qu'il se dressait, donnant à son immense tronc des allures de colonne d'ivoire. Mais ses nerveuses pattes arrières ne le tinrent pas longtemps dans cette position et il dut s'appuyer encore sur ses phalanges avant de s'essayer à ouvrir la porte.

Ses griffes crisèrent contre la serrure alors qu'il y faisait tant bien que mal tourner la clef en essayant de ne pas la casser. Exercice difficile lorsqu'une immense paume velue vous empêchait de voir ce que vous faisiez. La Bête gronda pour se retenir d'enfoncer la porte. Il n'avait pas assez de cachots dans son château pour se permettre de les rendre inutilisables dès qu'une porte lui résistait. Le verrou céda bientôt et le monstre l'ouvrit en se laissant tomber en avant pour s'appuyer de nouveau sur ses longs bras massifs. Même à quatre pattes, il touchait presque le linteau de la porte, masquant la moitié de la lumière de ses épaules et sa tête arrivait sans peine à la hauteur d'un homme debout. Ses minuscules yeux bleus scrutèrent un instant les ténèbres à la recherche de sa prisonnière, la trouvant bien vite recroquevillée contre un mur. Un souffle rauque s'échappa de sa gueule toujours à moitié ouverte et il se contorsionna un instant pour pouvoir passer les deux bras dans l'ouverture trop étroite et jeter la miche de pain devant lui.

Ses deux paumes enfin dégagées, il les posa à plat dans la boue et reprit son souffle tandis que sa fourrure se mouvait au rythme des mouvements de son  cou comme une écharpe trop lâche.

— Mangez, gronda-t-il de sa profonde voix éraillée, essayant de ne pas trop postillonner. Mangez ou mourrez.
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Dernière édition par Clarence Kergoat le Mar 2 Juin - 18:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La nuit au fond des calles Dim 31 Mai - 21:17



La nuit au fond des callesBeastxBelle

Un brutal courant d'air s'engouffra dans la petite pièce lorsque la porte s'ouvrit sur une créature difforme, plaquant la Belle contre le mur du fond alors qu'elle plissait les yeux, surpris par la lumière soudaine.
Se tenait devant elle, la plus hideuse des créatures. Immense, redressée de tout son long elle devait bien mesurer deux mètres. De longs bras et de fines jambes... À moins que tout cela ne soit que des pattes? Une gueule longue et étirée, difforme, d'où dégoulinait quelques filets de bave, gueule qui tranchait avec les longs crocs qui ornaient l'intérieur de sa mâchoire. Des crocs si longs que sur la lumière aveuglante qu'apercevait la jeune femme, ils se détachaient plus que tout autre chose.
Un frisson de dégoût, mais surtout de peur la prit alors, alors que son bras qui couvrait ses yeux de la soudaine lumière cachait sa surprise et surtout son effroi de ses yeux qui s'étaient écarquillés. Une haleine fétide et un corps couvert de cicatrices lui parvint après coup, ne faisant qu'augmenter la rapidité de sa respiration paniquée mais tant bien que mal contrôlée. Elle ne devait pas avoir peur. Une bête sentait la peur, une bête sentait les émotions, et une bête n'attendait que que vous montriez votre faiblesse pour vous sauter à la gorge.
C'était écrit, dans les livres. Et ce qu'elle avait en face d'elle n'était rien d'autre qu'une Bête.

La respiration désormais profonde, la bouche entrouverte comme pour mieux contrôler sa peur, Belle baissa lentement le bras une fois que ses yeux furent habitué à cette luminosité nouvelle, se décollant ensuite du mur contre lequel elle était appuyée pour fixer droit dans les yeux son tortionnaire qui la terrorisait, bien droite, la tête haute, comme pour faire clairement passer le message: tu ne me fais pas peur.
Piètre performance il fallut l'avouer, car ses yeux bien que fermes reflétaient clairement à quel point cette masse impressionnante en face d'elle l'effrayait. Mais baisser la tête face à un monstre tel que lui... Il en était tout simplement hors de question! Alors autant continuer de bluffer, jouer le jeu jusqu'au bout.
Jetant un rapide coup d'oeil à la miche de pain au sol lorsque la créature lui ordonna de manger, elle revint bien vite à fixer les yeux de la Bête, des yeux si bleus qu'elle aurait put s'y perdre. Des yeux si profond qui lui semblèrent pendant une seconde, une incroyable seconde, tellement humains...

-Je mangerai... Quand mon ventre me le réclamera.

Sa voix tremblante sorti étonnamment claire, oh, certes, très faible, presque en un souffle, mais elle était sorti et n'avait tremblé à un point qui surpris même la principale concernée.
Elle jouait avec le feu, et elle le savait... Si ce monstre le désirait, il pourrait lui casser la nuque en un coup de patte, lui percer les tympans en un hurlement qui semait la mort et lui arracher le coeur avec les dents si l'envie lui en prenait. Et elle, ne trouvait rien de mieux à faire que de se montrer forte. "Courageuse" qu'elle se disait, "courageuse", comme lui disait son père, "courageuse", comme lui disaient ses frères... Oui, elle devait se montrer courageuse, bien évidemment, s'exécuter, mais courber la tête, ça, ce ne serait pas sous les ordres de cette chose!
Lentement, mais toujours sans quitter l'autre des yeux, comme si elle craignait qu'à la seconde même où elle détournerai le regard, celui-ci s'empresserait de lui trancher la gorge, elle se pencha en avant pour ramasser le précieux pain avant de reprendre la même position que précédemment, fixant le monstre en face d'elle avec ce même regard effrayé qui tentait de se contrôler.

-Mais merci... Pour le pain.

Belle déglutit, priant intérieurement pour que quelque chose se passe... N'importe quoi!
Qu'il parle, qu'il parte, qu'il réagisse... Que pouvait-elle donc bien faire? Elle était à se mercis totale! Il aurait aussi bien put lui tourner autour, laisser la porte grande ouverte, elle n'était pas idiote, elle savait pertinemment qu'elle n'avait pas la moindre chance! Alors... Par toutes les étoiles qui éclairaient le ciel lors des nuits d'hiver... Pourvu qu'il réagisse, et de préférence en évitant de la tuer sur le coup...!

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MessageSujet: Re: La nuit au fond des calles Lun 1 Juin - 12:27


La nuit au fond des calles

Château de la Bête
Il y a fort longtemps
Des relents de peur vinrent faire frissonner l'odorat du monstre, le faisant gronder entre ses crocs. Il aurait probablement dut la sentir depuis le couloir, mais il commençait à y être tellement habitué que cela aurait de ne pas la sentir qui aurait put le mettre sur ses gardes. Au lieu de ça, sa grosse langue presque mauve passa sur les babines dans un suintement écœurant. Il sentit un tremblement nerveux lui agiter l'échine, lui ordonnant de foncer sur cette petite chose sans défenses et de tuer, mais il resta impassible, suivant des yeux les moindres mouvements de sa prisonnière, s'attendant, par habitude, à ce qu'elle hurle ou essaye de le repousser à coup de fourche ou de torche. Rien de tout cela, elle se contenta de brandir bravement quelques malheurs mots et aussitôt la Bête se tordit le cou pour pencher la tête vers l'arrière et pousser un rugissement qui fit vibrer les murs et décrocha de la poussière du plafond en guise d'avertissement.

Ses poumons se regonflèrent de l'air qu'il venait de chasser et ses côtes pressèrent contre le cadre de la porte. Les yeux toujours fixé sur sa victime pouor capter les moindres tremblements de frayeur, traquer les innombrables failles où il aurait put planter les crocs pour provoquer une mort rapide ou lente au grès de sa convenance. Jusqu'à ce que son regard soit attiré par la fine main blanche qui s'avança pour dérober le pain comme un oiseau timide à la fin de l'hiver. Et la jeune fille le remercia.

Le monstre sembla soudain avoir cessé de respirer, mais l'illusion ne dura même pas le temps qu'il s'en rende compte car le bruit rauque de sa soufflerie retentit bientôt dans la petite salle. Elle l'avait remercié. Pourquoi avait-elle fait cela ? Il n'avait rien fait pour qu'elle le remercie. Il lui avait apporté du pain si rance qu'il aurait été plus facile de s'en servir de masse d'arme que de le manger et il la terrifiait des pieds à la tête. Il aurait fallut qu'elle soit idiote pour le remercier comme ça. Idiote ou inconsciente, ou le parfait opposé.

La Bête plissa le mufle, découvrant de nouveau les crocs qui lui encombraient la gueule. Il se glissa dans la pièce, n'ayant presque pas besoin de faire plus d'un pas complet pour se retrouver tout prêt de sa prisonnière et lui souffla méthodiquement sur le visage avant que ses babines ne se tordent en une étrange grimace.

— Vous avez peur, gronda-t-il. Et vous avez raison. Je pourrais vous tuer d'un claquement de mâchoires. Vous tailler en morceaux et vous laisser pourrir à l'air libre. Toutes les histoires qui courent à mon sujet son vraies et aucune ne se finit bien pour les jeunes filles qui croient pouvoir me faire face. Vous avez peur et c'est très bien. Votre père aurait dut craindre davantage mon château. Il à été naïf et idiot et c'est à cause de lui si vous êtes ici. Mais c'est un homme de parole et je tiendrais la mienne. Je ne compte pas vous faire de mal. J'attends davantage de vous. Si vous promettez de ne pas vous enfuir, je vous laisserais sortir, mais si vous trahissez cette promesse alors le sort qui vous attendra sera pire que la mort. Pour vous et toute votre famille, je n'hésiterais pas.
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MessageSujet: Re: La nuit au fond des calles Mar 2 Juin - 23:09



La nuit au fond des callesBeastxBelle


Se retrouver seule face a un tel mastodonte aurait terrorisé n'importe quelle personne sensée. Et n'ayant jamais passé un quelconque séjour a Wonderland, Belle pouvait encore se vanter d'être totalement seine d'esprit. Mais ce n'est pas aux puissants battements de cœurs ou a sa respiration saccadée qu'elle allait faiblir, ni même à l'haleine putride du monstre qui lui faisait face.
Dans les livres, les héros ne cessaient d'avoir peur, d'être terrifiés et de ses croire impossible de bien des exploits qu'il accomplissaient quelques pages plus l'on. Les héros étaient altruistes, sincères et courageux, et le courage ne pouvait se trouver sans la peur, immuable, toujours présente, dévorante. Elle s'était ainsi sacrifiée pour son père, contre son grès et contre ses indications, telle une héroïne, et désormais en tant que tel, elle devrait bien assumer ses choix: il était hors de question qu'elle s'abaisse devant un tel rustre!

Et pourtant...
Lorsque l'autre reprit la parole, son visage difforme tout près du sien, Belle ne pût s'empêcher de détourner la tête, le fixant toujours du coin de l'oeil. Peut-etre cherchait-elle a fuir son influence, ou quelque raison bien plus terre à terre comme le dégoût face à cette haleine qui la prenait à la gorge, allez savoir, mais quelque part elle se refusa à montrer ne serait-ce qu'un instant que cette petite mise en scène lui faisait de l'effet.
Un nouveau frisson lui parcouru l'échine lorsque la voix grave et grondante de la Bête en face d'elle retentit à nouveau, tentant de passer outre les quelques filets de baves qui atterrirent lentement sur sa peau.

-Évidemment, que j'ai peur... parvint a articuler difficilement la jeune femme, son coeur battant la chamade tandis que sa respiration devenait un peu plus rauque. J'ai lut les livres... "Le Roi du Royaume de Pierre", " Le Bête du Crépuscule"... Je sais parfaitement que j'ai... Toutes les raisons de vous craindre.

Belle ferma les yeux un instant, un court instant durant lequel elle prit une profonde respiration tremblotante avant de rouvrir les yeux, et de tourner la tête pour faire face a son "gardien" et bourreau, continuant d'une voix qui se voulait ferme malgré la peur qui secouait tout son être:

-Tous ne sont pas justes, mais j'imagine qu'ils suffisent largement à me terroriser sur votre compte.

La jeune brune ravala sa salive, déglutissant bien trop bruyamment à son goût alors qu'elle réfléchissait à toute vitesse à ses prochaines paroles, tentant de remettre de côté cette petite lueur de curiosité qui avait, bien que légèrement, contribuée à sa venue ici. Ces livres qu'elle avait lut il y a bien des années, qui l'avaient passionnée, comment les oublier? Et rencontrer un jour le héros et le démon de ces récits fantastiques, jamais elle ne l'aurait cru si on le lui avait dit plus tôt! Elle l'avait imaginé bien des fois, son regard si bleu qui deteignait sur son corps cruel, ses muscles puissants qui roulaient sous sa fourure d'argent... Il était vrai que certains livres semblaient avoir extrapolés, surtout sur ce dernier point, mais rien au monde n'aurait pût la préparer pour ce qui se trouvait devant ses yeux à ce moment même.

Lorsqu'elle songea une nouvelle fois à son bien aimé père, si vieux, si frêle, un doux sourire trancha sur sin visage bien que la peur empêchait ce bourgeon de s'épanouir pour illuminer ce visage qui en avait tellement l'habitude, du moins autrefois.

-Il ne m'a pas envoyé ici. C'est moi, qui l'ai décidé. Il ne voulait pas me perdre et m'envoyer à ma mort, il voulait simplement...

La littéraire se tut, son sourire s'effaçant lentement alors que son regard apeuré fixait à nouveau les iris glaces de son "Maitre".

-Je suis venue de moi même. Quel intérêt aurais-je à tenter de m'enfuir à la première occasion?

Une grande respiration suivit cette presque provocation, alors que Belle soutint quelques instants encore le regard du monstre, avant de baisser la tête tout en fermant les yeux, lâchant en un souffle fatigué et surtout, résolu:

-Je ne m'en irai pas. Je... Je vous appartiens.

Et il aurait pût lui faire ce qu'il lui aurait plût, de la plus horrible des idées à la plus dégradante, elle n'aurait rien fait, rien dit, rien pût.
Pour sa famille.
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MessageSujet: Re: La nuit au fond des calles Sam 6 Juin - 1:23


La nuit au fond des calles

Château de la Bête
Il y a fort longtemps
Un rictus difforme tordit la gueule de la créature. Oui, ces livres il les connaissait. Des ramassis de sang et de violence arrosés d'une copieuse et écœurante dose de romance qui faisait un excellent combustible pour le feu. Le monstre montrait des crocs ravis à l'image des pages crépitantes dans l’âtre et des couvertures léchés par les flammes. Ainsi donc la jeune fille lisait ? Il faudrait qu'il lui montre ce qu'il faisait de ces tas de papier. Mais les babines du monstre s'affaissèrent une seconde aux paroles suivantes, juste avant qu'il n'avance encore un peu plus la tête pour frôler le visage fragile de la captive. Oui, aussi fragile que du papier. Qu'elle tremble donc la petite feuille.

Mais la Bête perdit sa grimace lorsqu'un fin sourire fébrile apparut sur le visage de la jeune fille. Il gronda sourd, renifla et battit le sol d'une main avant d'enfoncer les griffes dans la poussière comme s'il avait voulu la déchirer. C'était-elle moquée de lui ? Y avait-il quelque chose de drôle à être une montagne de haine ? Rugissant, le monstre secoua la tête avant de l'arrêter net dans son mouvement en entendant l'humaine dire qu'elle ne fuirait pas. L'un de ses yeux glacés fixé droit dans celui de la jeune femme, ses crocs ouverts sur son énorme langue, la créature essaya de deviner s'il s'agissait d'un mensonge. La pauvre petite chose au visage d'ange insista encore, assurant qu'elle lui appartenait. Bien évidemment qu'elle lui appartenait. Qui donc au monde ne lui appartenait pas ? Qui pouvait vous résister lorsque vous étiez capable de fendre la pierre et réduire des villages en rivières de sang ? Qui pouvait lutter face à un roi doté de la puissance de mille loups ? Personne ?

— Je suis seul à décider pour combien de temps vous m'appartiendrez, rugit la Bête. Mais cela dépendra de la façon dont vous me servez. Il leva bien haut la tête, dressant son buste de toute la longueur de ses pattes avant. Que savez-vous faire à part trembler et gémir ? Savez-vous coudre et balayer ? Savez-vous garder les secrets, rester à votre place et vous taire ? Si vous ne savez rien de tout cela alors vous ne me servez à rien et rien ici n'est jamais resté en vie longtemps s'il tout ce qu'il faisait n'était que respirer et manger. Si vous savez vous rendre utile alors vous aurez la vie sauve, vous verrez la lumière et vous pourrez même aller où il vous plaira dans l'enceinte du château. Si vous paressez ou n'accomplissez pas exactement tout ce que je vous dirait alors vous retournerez dans ce cachot jusqu'à la fin de vos jours ou jusqu'à ce que je décide de vous faire grâce. Le monstre rebaissa la tête à la hauteur des yeux de la jeune femme. Et si vous avez bien lu vos livres, vous saurez que je ne connais pas la pitié.
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MessageSujet: Re: La nuit au fond des calles Lun 8 Juin - 20:04



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Un frisson parcourut les contours du visage de la jeune femme lorsque la Bête a ses côtés s'amusa à la torturer, là où il la frôlait de si prêt qu'elle pouvait aisément sentir la chaleur envahissante de son corps massif.
Il prenait un malin plaisir à sentir son coeur s'accélérer sous le coup de la panique qui montait en pointe lorsque l'autre s'approchait d'elle ne serait-ce qu'un centimètre de plus. Il le savait, qu'elle le craignait, il savait comment l'impressionner, et n'ignorait sans doute pas qu'elle connaissait sa réputation à présent, alors seulement pourquoi continuer ce petit jeu?
Les yeux plissés à s'en faire mal, la jeune brune ne pût retenir un soupir de soulagement lorsqu'elle sentit son tortionnaire s'éloigner d'elle, se retenant de ne pas relâcher la pression afin que ses muscles ne la lâchent pas au plus mauvais des moments.
Pourquoi lui faire peur si l'affaire était pourtant déjà jouée d'avance? Elle venait de le lui avouer, qu'est-ce qui ne suffisait pas? Peut-être s'assurait-il qu'elle ne s'enfuirait pas? Non, ce n'était pas cela... Elle savait qu'il était dangereux... A moins qu'il ne le soit pas?

Prenant une profonde inspiration, Belle ouvrit un oeil, puis un deuxième, tentant de s'enfoncer un peu plus dans le mur contre lequel elle s'appuyait alors qu'elle tournait la tête lentement vers la Bête qui remplissait la pièce d'une odeur acre qu'elle préféra d'identifier, cherchant ensuite son regard bleu au milieu de cette face si immonde...
Y avait-il seulement quelque chose d'humain dans ces yeux si clairs? Une quelconque émotion qui aurait pût justifier ceci ou cela? N'importe quoi...!

Mais elle n'eut pas le temps de songer plus longtemps à cette folle possibilité que la créature reprit la parole, se dressant sur tout sa hauteur comme pour impressionner ou dominer un peu plus la pauvre fille qu'elle était, lui faisant clairement comprendre que de son travail dépendrait sa vie. Il s'approcha ensuite du visage de la brunette, son "museau" à nouveau si proche de son visage qu'elle fut prise d'un haut le coeur, mais elle ne cilla pas, ses yeux apeurés plongés dans ceux de son détenteur.
Le servir, et ce jusqu'à la fin de ses jours, en échange de la vie de sa très chère famille? Était-ce donc à cela qu'allait ressembler sa vie dans le meilleur des cas? Vivre chaque jour en espérant que le carreau était suffisamment lavé et que son Maitre n'était pas pris d'une soudaine envie d'amuse-bouche?
Réjouissant...

-Je suis une femme, je sais m'occuper d'une maison... Je vous servirai, et ce du mieux que je puis.

Après tout, de cela dépendait la vie de plus de cinq personnes...

-Mais les livres, même historiques, ont toujours une part de fabulation. termina-t-elle en levant légèrement la tête.

Une lueur légèrement plus déterminée était apparue au creux de ses pupilles, même si ces dernières reflétaient encore et toujours sa terreur face à cette énorme masse de muscles... Elle allait sûrement le payer, cela ne lui plairait pas, c'était certain.
Oh, elle savait la Bête des plus dangereuses, elle aurait pût la tuer en moins de temps qu'il en faut pour le dire, mais ce qu'elle venait de dire était juste, et elle ne demandait qu'à apprendre pour découvrir à quel point ces ouvrages qu'elle avait lu étaient justes, mais surtout, jusqu'où étaient leurs limites.
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MessageSujet: Re: La nuit au fond des calles Dim 21 Juin - 23:45


La nuit au fond des calles

Château de la Bête
Il y a fort longtemps
Les effluves piquantes de la peur emplissaient la pièce d'un délicieux parfum tandis que la petite créature fragile au fond de la pièce tremblait de tous ces membres. Plaquée contre le mur comme elle l'était, la jeune femme semblait s'y fondre, ses vêtements souillés prenant la couleur de la boue à ses pieds. De toute sa hauteur, le monstre savourait la scène, ses pupilles dilatées formaient comme deux grands cercles noirs ourlés d'azur. Sa langue suintante glissa le long de ses crocs et trempa ses babines de bave chaude. Il sentait presque déjà le goût du sang et de la chaire fraiche dans sa gorge, si facile.

La Bête renâcla et s'efforça de se glisser à reculons hors du cachot. La prisonnière savait laver le sol, c'était ce qu'il verrait. A la moindre tâche, la moindre poussière sur une table, il saurait la remettre à  sa place, dans l'obscurité humide des sous-sols empêtrés de racines. Par simple cruauté, par simple vengeance, par simple colère ou juste parce qu'il pouvait le faire ; mais, en attendant, il aurait bien d'autres occupations à lui donner. D'un souffle rauque, l'animal balaya la malheureuse phrase que sa prisonnière eut pour les livres. Que savait-elle des affabulations ? Et qu'est ce que cela aurait bien pu faire à une bête ?

— Je partirais demain, gronda la créature. A cette même heure je viendrais vous ouvrir. Vous resterez seule durant trois jours et trois nuits. Je veux qu'à mon retour vous ayez terminé de mettre en ordre le grand hall et les salles de l'aile ouest. Il vous sera interdit de vous rendre dans toute autre pièce et vous ne devrez boire et utiliser que l'eau du puits qui est dans la cour. N'utilisez jamais l'eau que vous trouverez ailleurs que dans le puits. N'allez jamais dans une pièce qui vous est interdite et ne posez jamais de questions.

Sans ajouter un mot de plus, le monstre à la fourrure d'argent s'extirpa de la cellule, tirant la lourde porte à sa suite jusqu'à la bloquer tant bien que mal dans son cadre. Il la referma, remit la clef à sa place et pivota aussitôt vers la sortie. L'heure de la traque était venue. D'un bond puissant, il traversa le long couloir, soufflant sur son passage le feu de toutes les torches et s'élança dans les escaliers pour s'extirper des cachots tout en souplesse. Il poussa un long rugissement sauvage avant que ne reprenne la longue course-poursuite de la Bête après ses proies.
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Ramble Clarence Kergoat
   
Shakespeare  Life's but a walking shadow, a poor player that struts and frets his hour upon the stage, and then is heard no more. It is a tale told by an idiot, full of sound and fury, signifying nothing. | ©️ Vent Parisien

   

   
   
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