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[Flash-back] Une chaise pour Monsieur... Monsieur qui déjà?

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Double-Compte : Kate-Nolan
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MessageSujet: [Flash-back] Une chaise pour Monsieur... Monsieur qui déjà? Ven 3 Avr - 19:15


Une chaise pour Monsieur... Monsieur qui?
Haigha x Le Chapelier

   




Du sucre dans le sucrier, c'était bon. Des petites cuillères, ou bien même des grandes? Dans chaque tasse et chaque théière, ça aussi, c'était bon. Des couleurs partout à ne plus savoir où poser son regard, des pâtisseries autant pour le régal des yeux que pour le régal des autres sens, petites et minuscules, grandes à plusieurs étages... Tout était là, et aucuns détails ne devait être négligé.

-Notre prochain invité ne devrais pas tarder... Mais qui sait quand il pourrait arriver...? chantonna faiblement une voix non loin.

Oui, aucuns détails. Cela pouvait paraitre futile, et nombreux étaient ceux qui pensaient que l'aspect encombré n'était que le résultat du turbulent esprit de son propriétaire, mais cette table si bien garnie était en réalité un minutieux travail de perspective et de réflexion. Après tout, il n'y avait pas tant de chose que cela, comment aurait-il pût avec trois fois rien en créer autant? Non! Non, voyons! Restons dans les limites du raisonnable, voulez vous?
Seulement, n'oubliez pas qu'à Wonderland, le raisonnable n'est que rarement ce qu'il pourrait paraître. Ainsi, ce n'était que grâce à un astucieux jeu des propriétés même de ce monde de fous que le Chapelier réussissait à couper le souffle de tous ses invités à la seule vue de cette table dont même la renommée ne suffisait pas à décrire toutes les folies que l'on pouvait y voir.

Les fins doigts du Chapelier Fou s'arrêtèrent de triturer tel ou tel objet, se relevant lentement jusqu'à arriver au niveau de son visage comme s'il craignait que l'audacieux édifice qu'il venait d'ériger ne s'effondre au moindre contact. Et il fallait avouer qu'il avait bien raison de craindre, car son empilage de tasses, cette impressionnant, tenait tout de même grâce à un équilibre bien précaire, se balançant lentement sans pour autant retomber dans un vacarme qui serait sûrement assourdissant.

Un sourire tordu mais clairement satisfait étira les lèvres de l'homme alors qu'il observait sa création, levant légèrement la tête tout en tenant son bien aimé couvre-chef. C'était plutôt...
Pas mal. Non, vraiment, c'était bien joué, une jolie structure, magnifique, qui promettait un beau spectacle lorsque l'un des nombreux fous du pays s'amuserait a tout déranger!

-Mmmh... Joli, j'aime bien. C'est quoi?

Le toqué fronça tout d'abord les sourcils, avant de reconnaitre celui qui avait prononcé ces quelques paroles, et d'esquisser une grimace bien plus significative que le reste : le Chat, ce satané Chat, venait d'apparaitre. Flottant a quelques centimètres seulement au dessus de la structure douteuse, il s'amusait a tourner autour, la frôlant du plus prêt possible rien que pour arracher quelques réactions au pauvre Chapelier.

-Je te promet que si tu te permets de toucher à ça, tu peux dire au revoir à ta fourrure mon matou...! assura d'ailleurs ce dernier avec un sourire quelque peu effrayant.

Le Chat parut outré, surjouant chaque expression tel qu'il en avait l'habitude, mais son sourire  qui lui était si propre reprit rapidement sa place sur son visage alors qu'il s'élança vers l'autre, lui tournant autour tel un rapace, avant de lui murmurer quelques paroles discrètes:

-Mais voyons, si tu as construis cela, c'est bien pour le faire tomber non? Sinon ce n'est pas amusant, n'est-ce pas?

-Ce n'est pas pour toi. répondit froidement le Chapelier.

-Oooh! Je vois!

Le félin s'éloigna de quelques pas, ayant vraisemblablement trouvé un détail qu'il trouvait intéressant, puis sur un ton des plus mielleux, il reprit la ou il s'était arrêté :

-Une amourette peut-être? Te serais-tu épris d'une quelconque personne? Oh, non, je sais! Ce n'est pas ton genre ça, et je sais a qui tu penses...!

-Oh, cela ça m'étonnerait beaucoup vois-tu?

Le chat plissa le nez, soupirant avant d'enchainer sans pour autant avoir perdu son enthousiasme:

-Il ne reviendra pas.

-J'en ne serai pas si sûr.

A peine eut-il finis sa phrase qu'une cloche tinta quatre coups, redonnant immédiatement bonne humeur au brun qui s'était brutalement fermé a l'arrivée de l'indesirable. Il se retourna par reflex vers le cadran qui indiquait l'heure, avant de remettre ses habits correctement et de sauter dans son siège avec agilité sans même se préoccuper si le chat était resté ou non.
Il croisa les jambes sur la table, les coudes fermement accrochés aux accoudoirs de son confortable siège qui partait en lambeaux, puis il ferma les yeux une seconde en balançant lentement la tête de droite gauche alors qu'il reprenait la chansonnette commencée plus tôt.

-Ding dong, ding dong... L'heure du thé a enfin sonné...!

Le Chapelier resta ainsi quelques instants, avant d'ouvrir un oeil crispé sur sa table comme s'il s'attendait a ce que quelque chose d'horrible ne lui tombe dessus, mais en voyant que rien ne se passait, il finit par se lever d'un bond de sa chaise, froncer le nez, avant de se rassoir de la même manière a la différence qu'il croisa les jambes dans l'autre sens.

-Mmmh... Mauvais. Quelque chose est mauvais...!

L'homme se redressa, posant les pieds a plat au sol, alors qu'il se prenait le bas du visage dans les mains en réfléchissant à ce qu'il manquait, mais il finit par hausser un sourcil et soupirer, et de reprendre sa position initiale avec un large sourire aux lèvres:

-Tic, tac... Tic, tac... Voici l'heure du thé... Tic, tac... Tic, tac... Attendons nos invités!

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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une chaise pour Monsieur... Monsieur qui déjà? Mar 14 Avr - 18:16


Tables du Chapelier  ◈  Il y a fort longtemps à l'heure du thé

Haigha Harrey
Une chaise pour Monsieur... Monsieur qui déjà ?



   D
ans un champ se trouvait un lièvre trapu comme un lapin, sans oreilles ni fourrure, sans incisives ni pompon en guise de queue. C'était pourtant bien un lièvre, il avait vérifié. Ou du moins, avait-on vérifié pour lui. On le lui avait assuré ; puisque tout ce qu'il trouvait dans ce pays ressemblait à des lièvres c'est qu'il devait en être un lui aussi. Cela avait commencé avec une chaise déposée un matin. Une petite chaise toute simple et trop basse pour que l'on ait vraiment envie de s'y asseoir. Un tabouret à grand dossier décoré de deux larges oreilles en bois et d'une petite truffe rose peinte bien au centre entre des moustaches blanches. Il s'en souvenait très bien, il l'avait mise dans l'entrée et avait même laissé dessus, bien en évidence, là où il l'avait trouvé, le petit papier blanc orné de quelques petits mots. "Pour ton trou de lièvre".

Haigha accentua son balancement d'avant en arrière, le regard brulant d'une fièvre, les pupilles dilatées. Des lièvres bien sûr, il y en avait partout et ils sentaient bon la cerise et la friture de champignons. Sauf que les champignons n'étaient pas bons, ils vous faisaient rapetisser et ratatiner, tout riquiqui. C'était pour ça que les lièvres étaient petits. Ils mangeaient des champignons, devenaient petits et sentaient le champignon. C'était normal, tout à fait normal, tout était normal. Le lièvre eut un rire nerveux et fourra dans sa bouche une large poignée de trèfles dégringolant entre ses doigts aux ongles crasseux. Le trèfle c'était meilleur que les champignons, surtout pour les lièvres. Poney, lièvre. Il mastiqua consciencieusement son repas. Il avait eut de la chance de tomber là, il y avait du trèfle partout. Des grosses mottes sucrées. Il en arracha encore en touffes et les bourra dans son sac et ses bottes. Il n'y avait que cela qui semblait réel, même si les yeux dans le ciel et le sol qui respirait comme un dragon avaient l'air tout à fait réaliste eux aussi. Les trèfles, il en était à peu près sûr, il avait dut les voir dans un bouquin.

— Pomme, poire, pèche, trèfle,
il ricana et écarquilla un peu plus les yeux. Pomme, trèfle, poire, sang, rouge, bleu. Je vous vois ! Je vous vois...

Il farcit encore sa bouche de mauvaises herbes, recrachant tout presque aussitôt. Non, non, ce n'était pas bien. Il y avait des étourneaux à planter et de la cendre sur sa peau. C'était les voix qui le disaient, les voix tangibles et moqueuses, les voix qu'il voyait au moins autant qu'il les entendait. Les voix bleues, vertes rouges, les voix arbres et ciel, les voix partout qui n'avaient aucun projets pour lui si ce n'était leur servir de divertissement. Après tout, il n'était bon qu'à ça, c'était écrit sur les papiers. "Le trou du lièvre", "Oublie pas de manger vieux lièvre", "Où sont tes oreilles ?" ; tous les jours, tous les matins, sur chaque meuble qu'il trouvait dans son jardin et sur lesquels il devait taper durant des heures pour en chasser les araignées géantes. Haigha plissa les yeux, tourna la tête de trois-quarts comme s'il venait de réaliser que quelque chose clochait. Il inspira à fond, humant l'air de tous ses poumons. Cloche. Il se mit à quatre pattes et bondit à toute allure droit devant lui, dérapant sur le sol qui ne voulait décidément pas tenir droit.

Cours, cours, vol-au-vent, lièvre détale à travers champs. Il longea les hautes haies d'un labyrinthe, se glissa sous un rosier et fonça en zigzag sur la route. A gauche, à droite, il vagabonda à toute allure, avec dans sa besace les délicieux trèfles du jardin de la reine de coeurs. Un mont, une vallée, il sautilla ainsi jusqu'à ce que ses pattes lui fassent mal et ralentit en reconnaissant un coin de sa folie un peu plus familier. De hauts arbres, des fleurs géantes... il se redressa pour bondir par dessus le portillon de son jardin et sautilla soigneusement jusqu'à ce que les hautes oreilles de son moulin percent à travers les frondaisons. Déjà le va et viens du sol sembla ralentir et les voix s'étouffer. Il serait bientôt chez lui où rien ne pourrait plus le toucher.

Contournant la façade de son taudis bancal, le lièvre se mit sur les genoux, essayant de retirer la sangle de son sac qui semblait trouver son cou trop large. Il avança encore, d'une démarche un peu mal-assurée, avant de se figer en entendant un bruit de porcelaine. Le fou tendit l'oreille, essayant de déterminer quelles voix étaient réelles. Un autre son cristallin de deux tasses qui s'entrechoquent le remit en mouvement. Il bondit se cacher derrière sa maison et la contourna de l'autre côté pour jeter un coup d'oeil discret à son jardin. La termite était revenue ?

Sur le petit carré d'herbe à peine défriché de son jardin se trouvait une grande et longue table qui n'avait rien d'un lièvre. Elle était couverte d'une longue nappe blanche et d'une flopée d'objets brillants qu'il n'avait pas vu depuis longtemps. Autour de la table se dressaient de grandes chaises dignes d'un monarque, toutes vides sauf une qui lui tournait le dos et qui semblait couronnée d'un chapeau. Haigha sentit son sang bouillir. Il était revenu, l'infâme, le fourbe, le vil, le voleur de plate-bande. Soufflant et tapant du pied, le lièvre se dressa avant de traverser sa cour à toute allure et d'effectuer un dérapage serré. Il patina dans l'herbe, se fit arrêter dans son élan par une chaise, mais ne prit pas une seule seconde de repos avant de sauter de plein pied sur la table, défonçant d'un coup d'épaule une citadelle de tasses.

A la fois perturbé et fasciné par les petites coupes blanches qui dégringolèrent en fracas sur la nappe et le sol, Haigha se décida enfin à faire une pause. Accroupit en équilibre sur le bout de ses pattes, il observa une minute les éclats de porcelaine éparpillés en tout sens. Ils dessinaient comme un damier sur l'herbe qui semblait tout à coup bien plus délicieuse. Etrange. Le lièvre tourna prestement la tête vers l'homme au chapeau sur sa chaise. Ses oreilles dressées de tout leur long. Il plissa le nez pour flairer l'intrus, la bouche tordue en grimace, comme toujours. Il scruta l'inconnu, lui présentant tour à tour les deux profils de son visage.

— Qu'est-ce que vous faites encore là ? cria-t-il l'oeil mauvais. Hein ? Il fit un petit bon pour se rapprocher, manquant presque de tomber de son perchoir. Je vous l'ai dit la dernière fois, ici c'est chez moi ! Vous ne me croyez pas ? Posez vos foutus meubles et partez ! Vous n'êtes pas un lièvre. Ici il n'y a que les lièvres qui peuvent rester ! Les lièvres il y en a partout, mais ce n'est pas vous. Traitre ! Masque ! Menteur ! Faussaire ! Il se pencha un peu plus vers l'intrus, le fixant d'un oeil qui ne devait se trouver qu'à quelques centimètres du visage de l'homme au chapeau. Vert ! tonna-t-il encore en tapant du pied sur la table. Ça vous amuse ? Menteur, voleur. Je ne trouve pas ça drôle ! Si je viens dans votre tête pendre mes rideaux à vos fenêtres vous trouvez ça drôle peut-être ? C'est chez moi ! Bouge de là ! Prenez vos cliques, claques, briques et partez ! Partez ! Partez ! Partez !

Le dernier mot lui avait presque déchiré les cordes vocales tant il l'avait hurlé avec force. Sa fureur un peu passée, il recula vivement la tête et dévisagea le prétentieux squatter de haut en bas. Il prit une profonde inspiration, comme pour se gonfler et se tint prêt à taper du pied si jamais l'autre avait dans l'idée de répliquer. Il ne bougerait pas tant qu'il n'aurait pas vu la table levée et jetée de l'autre côté de son jardin.



Joseph Cliff Harrey

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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une chaise pour Monsieur... Monsieur qui déjà? Mer 15 Avr - 0:19


Une chaise pour Monsieur... Monsieur qui?
Haigha x Le Chapelier

   





Des pas précipités firent ouvrir les yeux du Chapelier, qui d'un regard amusé observa de loin sa rencontre de la veille arriver a quatre pattes, vivement, avait-il quelque chose a faire?
Qu'importe la raison, le fou ferma les yeux, un large sourire aux lèvres en attendant que la tour de tasses si attentivement assemblées ne se fracasse au sol dans une douce cacophonie de porcelaine, ce qui ne tarda effectivement pas a arriver, et après avoir profité de cet agréable instant, l'homme rouvrit les yeux pour croiser le regard d'un... D'un... D'un Haigha sauvage en colère, mais très en colère.
C'était impressionnant tout de même, que quelqu'un débarque sans plus de cérémonie a votre table et se mette à déblatérer milles et unes inepties en vous traitant de tous les noms, il ne manquait plus que la petite frimousse qui tremble d'excitation ou de colère, et il n'y aurait sûrement pas eut plus mignon que ça...!
Bon, soyons tout de même honnête, il criait bien, pour un hermite! C'était sympathique tout cela, mais pas forcément très agréable hein, surtout pour les tympans et... Le nez.

-Mmmh... Bonsoir?

La Chapelier plissa le nez exagérément, semblant légèrement dégouté, avant de ramener sa main droite vers lui et de battre l'air comme s'il voulait chasser une mauvaise odeur, sa tête légèrement en arrière comme si les cris répétés de son nouvel invité l'avait fait reculer.

-Ou bonjour? Qui sait? Ou plutôt mauvais soir et mauvais jour? En tout cas cela y ressemble pour vous, je me trompe? Par contre, cela vous derangerait-il de... Vous reculer quelque peu?

Du bout de l'index, il poussa son "interlocuteur" un peu plus loin, histoire d'avoir quelque espace vital, avant de prendre une grande inspiration et de faire a nouveau une étrange grimace mêlant sourcils froncés, nez plissé, et bouche tordue.
Ah les grimaces... Quel magnifique moyen de communication!

-Non, parce que voyez-vous, vous avez une horrible haleine, a croire que vous ne vous faites jamais votre toilette! Oh non, excusez moi, c'est évident que vous ne la faites pas, mais vous savez, de nombreuses variétés de thé peuvent remédier à ce problème, vous voulez du thé ? Non parce que je parle je parle, mais la politesse inclue tout de même de bien accueillir ses invités, aussi malodorants et mal élevés soient-ils. Donc je disais, il y a de nombreux moyens d'en finir avec ce mal récurrent, vous n'êtes pas le seul vous savez? Il ne faut pas avoir honte de tout cela, vous n'y êtes pour rien!

Tout en parlant, il n'avait pas bougé d'un poil, se contentant d'illustrer ses propos de gestes en tous genre, que ce soit en tapotant la joue du Lièvre ou encore en mélangeant les herbes d'un thé prochain tout en buvant une tasse de l'autre main, toujours cette tête légèrement en arrière et cette semi-grimace au visage -quand on ne la considérait pas encore comme une grimace a part entiere-.
Cependant, il finit par s'arrêter, la tête regardant vers une tasse qu'il était en train de manipuler sans preter la moindre attention à l'autre, haussant alors un sourcil avant d'esquisser un large sourire, et d'enfin changer de place en commençant a marcher tout autour de la table, par des enjambées ridiculement grandes -dans le but de ne pas écraser les tasses au sol- ce qui contrastaient incroyablement avec son apparence générale élégante et classieuse, tout comme son visage contrastait avec son ton dégagé.

-Ceci dit, reprit-il sur un ton beaucoup plus léger et avec une expression bien plus amusée que grognon, jolies cordes vocales, j'aime bien, vous vous entrainez souvent? J'avais une amie qui aimait bien hurler, elle était délicieusement insupportable, à croire qu'elle le faisait exprès, mais c'était bien là ce qui faisait tout son charme, s'pas? Hein? Insupportable je dis, un vrai cas... Du the peut-être?

Il fixa pour la première fois son regard sur le lièvre, la théière tenant d'un équilibre précaire sur le bout de son index gauche et la tasse tournant de par sa hanse sur l'autre doigt du même nom, mais encore une fois, le Chapelier ne laissa pas le temps a son invité de répondre qu'il continuait déjà son monologue, reprenant sa marche la ou il l'avait arrêtée.

-J'ai cru comprendre que vous aimiez les trèfles c'est cela? Je devrais les recommander a mon amie, c'est peut-être cela votre secret du hurlement ultime... Je suis sur que vous pourriez faire pousser des carottes avec! L'un de mes invités en raffole, alors je me démène pour en trouver, enfin, cela doit bien faire cinquante ans que je n'en trouve pas, peut-être que si j'avais une voix telle que la votre, je pourrai en faire pousser, qui sait?

Le Chapelier remit son chapeau en place de sa main gauche, le the s'écoulant alors dessus en un léger crépitement dut a la chaleur, ce qui arracha pas la suite un léger cri à l'homme qui jeta la théière a l'autre bout du jardin, la regardant avec hargne avant de remettre son chapeau en place de son autre main, et de se tourner vers Haigha en commentant presque pour lui même:

-De toute façon, c'était un mauvais thé. Pas assez... Accrêtant, oui, c'est ça, pas assez accrêtant. Vous ne pensez pas, vous?

Il redressa une nouvelle fois la tête vers son nouvel invité, se saisissant d'une assiette -forçant un peu pour l'enlever de dessous le pied de l'autre-, avant d'y mettre unes à unes de nombreuses pâtisseries qu'il avait lui même concocté.

-Du thé ?

Enfin, la tasse qu'il avait fait tourner du bout de son doigt fut remplis du liquide tant attendu: du thé!
Du thé!
Bien... Accrêtant, juste assez, pas trop, parfait! Du thé!
Une douce senteur s'échappa alors de la tasse lorsque cette dernière fut remplie, une odeur mêlant jasmin, citron et rose, ou du moins, leur équivalant a Wonderland, avec une touche assurée de miel, si ce n'était pas autre chose bien évidemment. Il en suffisait de peu pour relever ou atténuer le goût assuré d'une de ces potions du quotidien, et le Chapelier était sûrement le meilleur connaisseur en la matière a des miles a la ronde!

-Dites moi, oui, dites moi pleins de choses, je sais mais c'est ainsi, un bon hôte doit savoir faire la conversation! Ainsi donc, connaissez vous le Chat? Je l'appelle juste... "Le Chat", vous savez, cette insupportable bestiole qui ne cesse d'apparaitre et de disparaître en clamant haut et fort des inepties incroyables... Je ne le supporte pas! Il est abominable, détestable, horrible, ignoble atroce exécrable effrayant déplorable a plaindre haïssable agaçant héritant embêtant é... É... É...

Son flut de parole se coupa net, plus de souffle, plus de respiration, plus d'air!
Sa tête prenant lentement des couleurs rosâtres redevint lentement aussi pale que d'habitude lorsqu'il prit a nouveau une grande respiration, une fichue manie qu'il avait lorsqu'il s'emportait un peu trop qu'il devait... Maudite habitude.
Il ne s'y attarda cependant pas plus, et reprit son monologue aussi " calmement" qu'auparavant, montrant tantôt le ciel, la tasse, enlevant un pied d'une assiette ou tendant la tasse desormais pleine de thé a Haigha sans pour autant que ce soit assez long pour qu'il réussisse a s'en saisir.

-Tenez, rien que tout a l'heure, il voulu me briser la si belle tour de tasses que j'avais concoctée spécialement pour vous! D'ailleurs, vous a-t-elle plût ? J'ai choisis les meilleurs modèles, ceux qui tombent dans le plus merveilleux des capharnaüms, certaines ont beau avoir d'autres qualités,  toutes ne sont pas faites pour le... La...

Il se passa un instant de silence pendant lequel le Chapelier semblait tout simplement suspendu dans le temps, son regard fixant tour a tour diverses choses, puis il finit par chasser l'idée d'un geste désinvolte de la main, et de se laisser tomber dans son siège près duquel il était finalement revenu, et finit tout simplement en faisant bouger les doigts de sa main lever en signe de salut, avant de tendre enfin cette tasse durablement a son "ami" :

-Hello, je suis le Chapelier. Une tasse de thé peut-être?

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Mad Hatter
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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une chaise pour Monsieur... Monsieur qui déjà? Mer 15 Avr - 2:12


Tables du Chapelier  ◈  Il y a fort longtemps à l'heure du thé

Haigha Harrey
Une chaise pour Monsieur... Monsieur qui déjà ?



   H
aigha dévisagea l'autre d'un drôle d'air tendis qu'il agitait le vide devant son nez. Toujours d'un seul oeil, persuadé qu'il ne verrait rien s'il regardait de face, il vit l'homme commencer ses mimiques curieuses sans en faire grand cas. Tout ce qui comptait, c'était que ce chapeau à jambes aille jouer ailleurs. Le lièvre baissa la tête et la releva, presque en rythme avec les premières paroles de l'inconnu. Mauvais jour certes, il pouvait encore être un peu meilleure si on lui donnait une bonne raison, même mauvaise, de faire une grosse tête à cet envahisseur de pelouse. Haigha répondit d'un coup de pied ferme lorsqu'on lui demanda de reculer. Et puis quoi encore ? C'était hors de question ! Il affichait toujours son visage grimaçant, planté solidement sur ses pattes sur la table qui vibrait encore du mauvais coup qu'elle venait de recevoir. Les yeux du lièvre s'écarquillèrent légèrement alors qu'il louchait sur le pouce avec lequel l'homme à chapeau cherchait à le repousser. Qu'il le touche encore et cela allait saigner.

Haigha poussa un sifflement mauvais alors qu'on l'accusait d'avoir mauvaise haleine, postillonnant copieusement sur la veste de son plus ou moins interlocuteur. Dans son esprit, il avait les oreilles ébouriffées et le poil en pétard, prêt à boxer de ses antérieurs le prochain qui parlerait. Tiens d'ailleurs... la boxe, il n'en avait pas déjà fait ? Bof, pas très important. L'homme au chapeau continuait de déblatérer des idioties, ses mains allant et venant de tous côtés si vite que les mâchoires du lièvre claquèrent dans le vide lorsqu'il essaya de mordre celle qui lui tapota la joue. Dommage. Il suivit encore les gestes de l'envahisseur, à la fois captivé et guettant le moment où ses incisives pourraient se planter dans de la chaire fraiche, mais quelque chose dut le distraire car il ne bougea pas lorsque l'homme s'immobilisa, levant une tasse devant ses yeux. A peine avait-il réalisé qu'il avait manqué sa fenêtre d'attaque que le porteur de chapeau s'était redressé et avait entreprit d'escalader la table.

Prit de court par ce mouvement imprévu, Haigha eut tout juste le temps de se propulser sur le côté, atterrissant de façon spectaculaire sur une chaise qui faillit se renverser sous son poids. Ses jambes retombèrent sur la table, faisant voler des petites cuillères et valser un pot de marmelade d'un coup de talon. Il se trouvait dans une position des plus inconfortable, la tête pliée au maximum sur son buste, posée sur le siège, la moitié du corps, à partir du bassin, avachie sur la nappe. Pourtant, il ne semblait pas plus dérangé que cela et continua à fixer les allers et venues du dégénéré voleur de vue qui paradait sur la table. Ses oreilles imaginaires s'abaissèrent de chaque côté de sa tête lorsqu'il le vit jongler avec une théière. C'était tout simplement pathétique. S'il n'avait pas été dans une telle position, il lui aurait sans doute lancé quelque chose à la tête. Heureusement, l'inconnu prouva par la suite qu'il se débrouillait très bien tout seul pour ce qui était des coups et blessures.

Lorsque l'homme baissa les yeux vers lui, le visage du lièvre était totalement impassible avec cette moue curieuse et familière de ceux qui cherchent à vous faire comprendre que vous parlez dans le vide. Si l'autre le remarqua, il ne sembla pas en tenir compte et poursuivit de plus belle. Haigha dressa subitement les oreilles au mot trèfle. Purée de trèfles, compote de trèfles, pomme de trèfles, trèfles en sauce, trèfles ! Il sembla tout à coup un peu plus intéressé, mais sans aucune raison, le chapeauté enchaina sur les carottes alors qu'il aurait dut parler de navets. Il se brula soudain avec sa théière, tirant un air satisfait - pas très différent de son air mécontent - à son invité. Haigha s’apprêtait presque à acquiescer au sujet du mauvais thé lorsque l'inconnu plongea vers lui pour lui voler une assiette. Les jambes de l'animal cherchèrent aussitôt à taper les mollets du criminel, ne parvenant qu'à tambouriner sur la table et à faire glisser la tête de leur propriétaire un peu plus au fond de sa chaise.

L'inconnu enchaina une nouvelle fois, lui proposant du thé pour il ne savait plus quoi. Instinctivement, le plus petit doigt de la patte avant du lièvre se leva et il afficha un sourire inquiétant. Le coin de ses lèvres se crispèrent bien vites et retombèrent tout autant lorsqu'il fut question d'un chat. Il n'avait aucune idée de quoi l'homme au chapeau voulait parler, mais il croyait se souvenir qu'il y avait un lien entre ce petit mot de quatre lettres et les terrifiants ronronnements qui lui faisaient bourdonner les tympans.

— Miaou, gronda-t-il alors que le chapeauté semblait s'être emporté dans une crise de vocabulaire aiguë.

Haigha se mit à fixer le vide devant lui, les mains crispées sur son torse comme s'il craignait qu'une pluie de cactus à la fraise lui tombe dessus. Il occulta complétement le monde alentour et ne tourna les yeux vers l'homme au chapeau qu'après quelques interminables secondes d'angoisse absolue. Il était question d'un château de porcelaine et le lièvre ne pouvait qu'être d'accord qu'il avait percuté là de bien belles tasses. Même si elles n'avaient pas toutes cassées, il y avait eut assez d'éclat pour faire une pâlir une lampe. L'inconnu s'interrompit soudain dans son débat solitaire pourtant fort intéressant et le lièvre se contenta une nouvelle fois de le dévisager sans faire mine d'ouvrir la bouche. Il le suivit des yeux tant bien que mal alors qu'il retournait à sa place, disparaissant presque derrière  la table d'après le point de vu inconfortable de l'animal.

Le lièvre vit apparaitre une tasse un peu à côté et très au-dessus de sa tête et prit enfin la peine d'écouter attentivement ce qu'on lui racontait depuis tout ce temps. Le Chapelier s'était présenté, cela voulait dire qu'il fallait en faire de même. Aussi la bête sans longues oreilles descella-t-elle ses lèvres pour répéter avec exactitude les tous premiers mots qu'il avait prononcé en tombant dans ce pays étrange peuplé de lièvres et de thé.

— Heye... GA.



Joseph Cliff Harrey

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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une chaise pour Monsieur... Monsieur qui déjà? Jeu 16 Avr - 17:44


Une chaise pour Monsieur... Monsieur qui?
Haigha x Le Chapelier

   





Il se passa plusieurs secondes avant que l'invité du fou ne daigne prononcer un mot, quelques secondes pendant lesquelles le Chapelier fut comme pétrifié, une expression étrangement calme et joyeuse à la fois sur le visage.
Alors lorsque quelque mot sortit de la bouche de son invité du jour, un large sourire digne du Chat se dessina sur son visage. Il se passa alors énormément de choses dans cette petite caboche ornée, tout d'abord, il cru que l'autre ne parlait pas sa langue, étrange puisque la langue universelle du pays des Merveilles était celle des fous, sinon comment pourrait-il parler aux roses et aux tulipes? Et fou, l'étranger semblait l'être !
Alors quoi? Il avait perdu sa langue et commençait a déblatérer des mots sans le moindre sens? Voyons! Ce n'était pas drôle! Quitte à être fou, autant l'être ensemble, c'était bien plus divertissant! Mais alors... Quel intérêt à rester dans son monde ? Bon, cela pouvait être plaisant, chacun ses motivations, n'est-ce pas? Mais là ?

Il mit bien une demi-seconde à comprendre qu'il devait s'agir d'un nom, voir même d'un prénom. Entre gens civilisés, on se présentait tour a tour, c'était bien naturel! Quel idiot il avait été de penser le contraire!
Suite à cela, le Chapelier se redressa sur son siège, et monta a nouveau sur la table pour se diriger vers "Heye-Ga", enchainant de grandes enjambées avec des prouesses d'équilibriste pour ne pas marcher sur les tasses -les couverts et les assiettes n'avaient qu'à ne pas se trouver sous ses pas! Les tasses, c'était déjà tout autre chose-, puis arrivé face à ce dernier avec son large sourire et son grand chapeau, il s'accroupit jambes écartées, et se saisit a deux mains celles de l'autre tout en lui fourrant la tasse de thé pleine dans sa paume, avant de secouer vigoureusement le tout comme une... " poignée de main" -fait étrange, le thé ne déborda pas, peut-être était-ce grâce a son "accrêtance" ? - . Bon, une poignée cette énergique et a réveiller les morts, mais une poignée de main tout de même.

-"Heye-Ga"? Et bien enchanté, bienvenue a la Table du Chapelier! Le seul endroit de tout le pays des merveilles où l'on peut trouver un peu de thé digne de ce nom!

Le Chapelier se redressa brutalement, faisant un tour sûr lui-même alors qu'il laissait enfin à son nouvel invité le plaisir de boire sa tasse.

-La maison est à vous? La magnifique bicoque qui ressemble a un moulin? A moins que ce ne soit un moulin qui ressemble a une magnifique bicoque? J'aime bien.

Cette fois, l'hôte ne se précipita pas et laissa tranquillement le temps a son interlocuteur de parler a son tour, tout en se penchant en avant pour récupérer une théière renversée dont il versa le contenu dans une nouvelle tasse, après l'avoir secoué pour en sortir toutes les... Choses qui s'y étaient logées, sa bouche à nouveau tordue et le bras exagérément tordu pour ne pas toucher aux... "Choses" noires qui en tombaient. Et ce ne fut qu'une fois l'objet remplis du liquide ambré qu'il se permit de se tourner vers Haigha, et de reculer jusqu'à tomber assis dans son siège richement orné, sa tasse élégamment tenue et ses jambes croisées très proprement.

-Je me demande comment elle peut être a l'intérieur? -il but une gorgée de thé- Je vois bien... Avec pleins de... De couleurs et de pièces montées! Des manèges du dernier cri qui grincent en un magnifique boucan, assourdissant, incroyable, merveilleux et... Fantastique!

Son enthousiasme retomba brutalement a zéro lorsqu'il but une nouvelle gorgée de son thé, puis il lâcha simplement:

-Mais ce n'est sûrement pas le cas, n'est-ce pas?

Il haussa un sourcil avant de poser sa tasse délicatement dans une petite assiette d'un set apparemment très différent, avant de s'étirer sans retenue. C'était surprenant a quel point la minute d'avant il ne laissait pas une minute au Lièvre pour s'exprimer, et comme à présent, il prenait son temps pour faire quoi que ce soit, dans le but de lui laisser le temps de discuter lui aussi.

-Je préfère de toute façon ma Table, elle est bien meilleure que n'importe quelle habitation! Et quoi de mieux que d'être libre de toutes contraintes, et de n'avoir comme seul que de devoir prendre le thé avec des invités d'honneurs tous plus toqués que des épicéas ?

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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une chaise pour Monsieur... Monsieur qui déjà? Ven 17 Avr - 0:04


Tables du Chapelier  ◈  Il y a fort longtemps à l'heure du thé

Haigha Harrey
Une chaise pour Monsieur... Monsieur qui déjà ?



   L
e Chapelier resta figé un seconde après que les présentations aient été faites, laissant tout à loisir le lièvre se demander s'il y avait une tête sous ce chapeau ou un chapeau sur cette tête. La question fut tranchée assez rapidement et l'animal tendit vivement une patte pour s’emparer de la tasse et en boire une gorgée. Malheureusement, cette chose curieuse et toute relative que les gens ordinaires nommaient gravité lui versa une bonne partie du contenu dans les yeux et le nez plutôt que dans sa bouche. Désormais poisseux de liquide brun bouillant, il ne prit pas la peine de cracher ni même de s'ébrouer, mais reposa la tasse sur l'assiette sans que celui qui lui avait offerte n'ait eut l'air de remarquer qu'elle était partit. De toute évidence, ils ne vivaient pas sur le même créneau horaire.

Alors qu'Haigha se décidait enfin à s'essuyer les paupières d'un revers de griffes, il aperçut le chapeau botté se relever et traverser la table pour s'approcher encore plus près. Craignant pour la vie de ses jambes, le lièvre s'empressa de les faire disparaitre sous la table dans une acrobatie défiant toutes les limites de la rotation d'un bassin humain. En somme, heureusement qu'il était aussi souple qu'un lapin. Il sentit une tasse ronde et chaude se coller dans sa paume alors qu'une main moitié plus tiède et nettement plus creuse prenait sa poigne en tenaille pour l'agiter vigoureusement. Le lièvre passa la hanse au doigt juste avant que le Chapelier ne lâche la tasse qui effectua un tour complet autour de sa phalange avant qu'il ne la retourne subitement pour la plaquer sur la table. Emprisonnant le thé dessous. Il plaqua aussitôt l'autre main sur la tasse pour que sa boisson ne s'échappe pas et leva un œil vers le Chapelier qui s'était mis à parler de sa maison.

— Maison mais non, fit-il en brandissant soudain les bras, faisant voler la prison de porcelaine loin derrière lui dans l'herbe. Les hommes ont des maisons, les lièvres ont des terriers. Ceci est un terrier et grand et beau et si sans eau ni vent, folie ou bétise,  pas de moulin ce n'est de moulin qu'un fait de votre imagination, moi et moi m'ont toujours dit que c'était un lapin !

Oui lui, il faudrait qu'il leur trouve d'autres nom un jour. D'un bond, il s'accroupit sur sa chaise, enfonçant le siège de ses pieds dont les chaussures avaient été copieusement vidées des trèfles qu'elles contenaient alors qu'il s'agitait. Posant sa large patte sur une tasse, le lièvre la fit glisser rapidement le long de la nappe, l'envoyant valser derrière lui tout comme la première que le Chapelier lui avait donné. Comme ravis de pouvoir à nouveau s'exercer d'une manière civilisée plutôt que servir uniquement à galoper dans l'herbe, ses doigts s’emparèrent d'un sucrier qu'ils firent voltiger d'une main à l'autre avant de le reposer brusquement dans un bruit mât. Il se mit à humer l'air, respirant la forte odeur des divers thé qui recouvraient la table entre les panières à toasts et les coupelles et tourna brusquement le visage alors que le chapeau vivant parlait de son intérieur et pencha la tête sur le côté, ses oreilles imaginaires prenant une adorable pose interrogative assortie à son regard aux sourcils froncés.

— Vous me prenez pour un fou ou quoi ?
fit-il d'un ton très censé.

Il ramena vivement trois tasses et les aligna devant lui en ligne droite, s'appliquant à ce qu'elles ne dépasse pas du moindre millimètre. Attrapant une petite cuillère qu'il fit tourner entre ses doigts tout comme le sucrier, il en frappa une sur le bord de la même manière qu'il l'aurait fait pour casser un oeuf.

— Dedans c'est comme dehors, plus grand que ce que l'on voit ou plus petit que ce qu'on entends quand l'echo ne dort pas. Il attrapa une seconde cuillère, effectuant le même manège qu'avec la première. Mais il n'y a pas que l'echo qui fait des siennes si vous regardez sur les côtés il y a des mangeuses de crottes qui vous guettent. Il brandit sa petite cuillère droit vers le Chaplier l'air de le défier à l'épée. Elles vous sentent sur le fil et vous grignotent, menteur, jusqu'à la fin de votre montre. Il haussa les épaules. Sauf si vous sentez bon. Là elles vous prennent en patience. Il se mit à faire danser le dos de ses petites cuillères sur le bord de ses tasses, faisant enfler un capharnaüm de porcelaine au rythme des paroles et rugissements qui grondaient dans sa tête. Mais les lièvres ça peuple partout plus que les mitaines.

Haigha commença à s'acharner de ses cuillères sur les tasses, faisant des gestes de plus en plus larges et de plus en plus haut, sans parler de la profondeur ni de la durée. On aurait put croire qu'il cherchait à les enfoncer dans le bois à coup de marteau s'il n'avait pas eut entre les doigts de si fins couverts. Il assena encore trois coups terribles sur les pauvres tasses avant de s'arrêter et sourire au Chapelier avec autant de joie qu'un chef d'orchestre virtuose finissant un concert. Il entreprit alors de récupérer dans ses baguettes de percussion le jus des guêpes qui tournaient autour de sa tête sans se faire voir. Il les entendait pourtant bien bourdonner. Peut-être pourrait-il récupérer leur miel. Voyant qu'aucune pluie miraculeuse ne voulait tomber, il balança une cuillère derrière lui tout en balayant les tasses d'un revers de la main et, d'un coup vif, il planta la deuxième cuillère dans une motte de beurre. Si fort que l'assiette qui se trouvait dessous se fendit en deux.

— Les épicéas ne sont pas toqués, rugit-il en foudroyant le Chapelier des yeux. Les saules en revanche poussent de travers, donc ils sont fous, reprit-il soudain aussi calme qu'avant. Et je ne vous parle pas des oliviers. Mais si dans les forêts tous les arbres sont tordus alors c'est d'être droit qui ne va pas. Il y a donc là la preuve que la droiture est une moquerie et la folie une escroquerie. Il agita ses mains, les faisant pirouetter dans le vide à la recherche d'une occupation. Car on ne voit que ce que l'on a pas. Tout le monde à de l'air donc personne ne le voit, mais volez l'air et tout le monde le cherchera.

Prit d'une soudaine inspiration, Haigha se laissa glisser de sa chaise pour tomber sous la table, manquant de se rompre le cou au coin de cette dernière. A galop de lapin, il traversa les fondations du meuble dans toute la longueur, réapparaissant à l'autre bout, parfaitement en face du Chapelier. Il attrapa une nouvelle tasse par la hanse et la tendit devant lui, vide.

— Du thé ?



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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une chaise pour Monsieur... Monsieur qui déjà? Mar 21 Avr - 22:39


Une chaise pour Monsieur... Monsieur qui?
Haigha x Le Chapelier

   




Totalement insouciant du spectacle auquel se livrait le Lièvre, l'hôte continuait ses tours et son propre show, ses divagations s'enchaînant avec une vitesse tout de même impressionnante, même pour un fou, le bruit que fit cependant son nouvel ami en plaquant sa tasse retournée contre la table attira son regard, et par ricochet, son attention.
Et cela tomba bien puisque c'était exactement cela qui lui permit de suivre un temps soit peu le petit monologue de son invité. Ce dernier rétorqua avec hargne qu'il n'habitait, non pas une maison, mais un terrier comme tout bon Lièvre/Lapin/léporidé qu'il était.
Quelle drôle d'idée! Un terrier! Remarquez, ce pouvait toujours être quelque chose d'amusant, des tunnels, des cabanes, peut-être des draps tendus entre deux chaises et des coussins à l'intérieur...! Oui, une bonne idée que cela, il devrait la proposer, au... Au gouvernement! Nan, que disait-il voyons? Pas de Gouvernement au royaume des fous! Non! Il aurait mieux valut... À un décorateur, oui, son décorateur, de sa table, n'était-ce pas plus simple ainsi? Bien évidemment, bien joué Chapelier!

Immédiatement, l'Anglais se retourna, et déambula lentement sur la table en marchant, quoi que cela pouvait aussi s'apparenter à de la danse, une danse étrange, mélange entre une marche tordue et peu bancale et une valse solitaire accompagnée d'un cavalier imaginaire.

-Bonjour bonsoir! Avez-vous passé une bonne journée ? Qu'importe, les cocottes chantent juste, cela devrait nous suffire à nous deux n'est-ce pas? Alors, Chapelier, j'ai là une commande! Que diriez-vous de d'avantage de coussins? De confort? Qu'en pensez-vous? ... Pardon?

L'homme fronça les sourcils en fixant un sucrier renversé par sa traversée, avant de s'accroupir et de le triturer du bout du doigt, continuant son monologue une seconde avant de lancer un regard en coin douteux à son invité:

-Pas quand nous avons des invités? Mais... Oui, après tout, mais ce n'est plus un invité non? Je veux dire... Pourquoi le resterait-il? Mmmh?

D'un saut il se retourna, fixant alors Haigha dans une position semblable à celle d'un crapaud ou d'une grenouille, puis il demanda à son tour:

-Pourquoi le resteriez-vous?

La claire interrogation sur son visage laissa place à un large sourire qui lui avait finalement valut sa réputation, puis il se redressa d'un bond en faisait trembler le plan de la table et grincer les pieds du meuble, et remit d'un geste habile son chapeau en place.

-Joli terrier. finit par conclure l'hôte en souriant. Pleine d'originalité, vous me semblez être un Lièvre chanceux pour vivre dans un tel endroit! J'adorerai avoir un terrier... Avec une table... Et une forêt autour, oui, des arbres, des fleurs, du thé, des coussins...! Oui! N'est-ce pas une idée géniale? -froncement de sourcils, puis le Chapelier reprit un peu plus soucieux- Est-ce que par hasard je serais en train de me répéter...?

Il se passa un instant de silence, très court instant de silence pendant lequel l'homme fut perdu dans ses pensées vagabondes qui s'éloignèrent bien vite de sa question de base.
Mais il ne fallut pas attendre longtemps avant qu'il ne reprenne la parole, à nouveau plein d'enthousiasme même s'il surjouait la crainte et la compréhension:

-Les arbres, ce sont les plus vicieuses personnes que je n'ai jamais rencontré! Il faut s'en méfier, il faut s'en méfier!

L'homme haussa les épaules puis finit avec quatre simples mots sur un ton des plus enjoués, répondant alors à la dernière question posée par son Lièvre:

-Avec plaisir, très cher!

 

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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une chaise pour Monsieur... Monsieur qui déjà? Lun 4 Mai - 16:45


Tables du Chapelier  ◈  Il y a fort longtemps à l'heure du thé

Haigha Harrey
Une chaise pour Monsieur... Monsieur qui déjà ?



   L'
homme ne semblait lui porter qu'une attention toute relative et cela convenait tout à fait à notre lièvre. Il est, après tout, d'intelligence commune que les animaux de ce genre sont des êtres craintifs et discret qui préfèrent rester sagement terrés chez eux plutôt que risquer de tomber sur un chat. En cela, peut-être qu'Haigha ne correspondait pas tout à fait à la description, du moins lorsqu'il oubliait quel genre de comportement il devait adopter. Aussi poussa-t-il un rire curieux qui ressemblait plutôt à une sorte de marmonnements incohérents qu'à un gloussement. Il était en train de se retourner sur son siège lorsqu'un bruit sec lui fit lever les yeux - de profil bien sûr.

Il découvrit Sir Chapeau accroupit devant lui dans une position qui lui déplu tout à fait et qui lui aurait fait sortir une cravache pour une petite correction s'il avait eut un cheval. Mais sans cheval pas de selle et sans selle pas de cavache et le maitre devrait trouver autre chose avec quoi taper.

— Since-cheur, fit-il, parlant trop vite pour avoir le temps de former une phrase construite.

Il voulait dire par là que cette façon de tenir ses pattes était tout à fait ignoble, surtout venant d'un bipède. Tou d'abord, seuls les bondissants comme lui avaient le droit de se tenir ainsi, c'était une règle faite par quelqu'un qu'il ne connaissait pas et qui avait raison selon un autre lui. Ensuite, les membres du Chapelier se trouvaient dix fois trop écartés et ses talons mal ajustés, ce qui ne lui aurait valut qu'une mauvaise foulure s'il avait eut dans l'idée de se dresser pour une passe d'arme. N'importe qui savait cela. Voilà ce que voulait dire les quelques syllabes qui s'étaient enfuit de sa bouche.

Mais la suite des paroles du Chapelier lui firent baisser les oreilles et prendre un air contrits. Plus invité ? Que voulait-il dire ? Allait-il le désinviter en le transformant en civet ? Haigha fit une moue triste, guère différente de ses autres moues, et attrapa une petite cuillère sur la table pour la tendre au chapeauté en signe de paix. L'homme se leva et la cuillère se retrouva à gratter le dos crasseux du léporidé. Tout occupé à son récurage, il ne fit pas un seul geste alors que l'autre enchainait et répondit avec le naturel d'un baron qui reprends un jeune blanc-bec dans un club privé.

— Est chanceux celui qui se lève chaque matin en ignorant où est sa tête et ne se répètent que ceux qui savent parler.

S'en suivit le remue-ménage que nous avons déjà décrit et Haigha se retrouva à hocher la tête en jetant des regard noirs aux arbres qui bordaient le jardin. Les arbres et les fleurs. Tout était vicié lorsqu'on y regardait bien. Il tendit la patte, sa tasse bien tenue, et attendit qu'elle soit à moitié remplie avant d'en rejeter le contenu sur son visage, frémissant lorsque le liquide bouillant lui brula la peau.

— Rafraichissant, fit-il avant de siroter sa tasse vide.

Il eut un grand "Aaah" satisfait et reposa soigneusement sa tasse dans une coupelle, les petits doigts levés, comme s'il avait tenu une coupe de verre. Il posa ensuite les deux mains sur la table, attrapa la nappe et s'essuya le coin de la bouche avec, puis l'oreille et la laissa retomber avec une nouvelle tâche de crasse brunâtre. Puis il croisa les jambes, sortit un trèfle rescapé de sa chaussure et en fourra la tige dans sa bouche comme s'il avait tenu un cigare. Ses oreilles croisées en chapeau de général, il fronça un sourcil comme s'il portait un monocle et resta ainsi une petite poignée de secondes avant de se mettre à fredonner.

— J'ai vu passer par la corne-bourrue, trois petits paquets de pâtés soignés qui chantonnaient tous ronds et bien potelés. Le coqué coquelet passait sur le dos du coquelicot, avec une pointe à pitres et les pâtés ont été renversés. Il défit ses oreilles, laissa tomber sa mauvaise herbe et se pencha sur la table, prenant une voix catégorique. C'est tragique. Il ramassa une petite cuillère et se jeta en travers de sa chaise, plaçant le manche argenté entre ses lèvres et affichant un regard snob. Ce qui n'est pas ne fut jamais eut de le dire c'est interdit. Oh que sais-tu grand haut-perché sur le fut que tu as percé. Car la grosse tête qui sait couper tends l'oreille courte sur marché. Siffle et chante, c'est le lièvre qui l'a fredonné. Chante et siffle, c'est le lièvre qui passait. Il se redressa soudain et bondit sur ses pieds, faisant trembler sa chaise qui se mit à osciller d'avant en arrière. Au lieu de s'en inquiéter, Haigha parla plus vite. Je ne passe plus c'est étrange, je me suis arrêté c'était fourbu, mais aujourd'hui c'est Mars dit le jour du colis. La chaise bascula et le lièvre tomba à la renverse dans un bruit étouffé. Il y eut un petit temps et sa tête réapparut au-dessus de la table comme si elle était posé sur la nappe. Une semaine que je cours, vallée, vallons, pieds plats, bossus. Du bout de ces terres jusqu'au bout de celles-là. Le carton arrive, même s'il n'y en a pas, je veux matraquer celui qui l'a porté. Quelle est votre heure pour le thé que je sache quand revenir vous chasser ?



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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une chaise pour Monsieur... Monsieur qui déjà? Mar 5 Mai - 1:40


Une chaise pour Monsieur... Monsieur qui?
Haigha x Le Chapelier

   





Lorsque le lièvre sortit sa citation plus ou moins juste sur le bonheur, enfin la chance pour être plus précis, le Chapelier sembla s'assombrir un peu comme le démontrèrent ses épaules qui s'affaisserent, mais son visage, lui, resta tout aussi ouvert et léger que d'habitude.
Mais oui... Bien heureux, ou encore chanceux, pouvaient-il encore considérer que quelque part en ce pays de fous se trouvaient encore une lueur de bonheur? Tout n'était que folie et chaos, comment démêler alors le vrai du faux?
Ce n'était que brume et tourments, rires et déments, était-ce du bonheur que d'être inconscient?
Il était le Chapelier, oui. Il était fou, aussi, mais là n'était pas le plus important. Il avait eut une vue, que malgré tout, il n'avait jamais oublié.  La folie n'était ici qu'un baule au coeur, un refuge accueillant qui lui tendait les bras sans demander la moindre contrepartie que d'être un hôte parfait et de servir le thé à ses comparses insensés!
La tristesse, la joie, l'ivresse, voici déjà bien longtemps qu'il les avait oublié,  peut-être qu'un jour, qui sait? Quelqu'un arriverait a voir le Chapelier par delà le fou?

-Je préfère boire du thé, et cela de loin si vous voulez mon avis! Beaucoup moins de prise de tête, beaucoup plus de thé ! Et cela le suffit largement pour le penser chanceux!

La chance n'était plus de la partie depuis bien longtemps, le hasard, peut-être... A moins que l'un et l'autre n'aient été qu'une seule et même chose?
Dans ce cas là, qu'on ne l'appelle plus Toqué! Il savait tout de même reconnaitre sa physique ! Où peut-être sa grammaire? Ah... Les termes techniques, une longue histoire d'amour entre eux et lui!

Le lièvre se jeta alors la tasse de thé sur le visage, décrétant que cela était bien rafraichissant. Après tout? Pourquoi pas?
La Chapelier acquiesça avec une mine entendue, c'est vrai que beaucoup de choses n'étaient pas ce qu'elles auraient dut, alors pourquoi le the chaud n'était-il pas censé être froid par exemple?

-Et il y a mieux encore, vous n'avez rien vu!

Le lièvre sirota alors sa tasse "vide" -si encore un esprit détraqué pouvait concevoir l'existence du vide-, avant de s'essuyer sur la nappe blanche, ou plutôt qui était sûrement censée l'être a l'originel'origine, y laissant par la même occasion une magnifique tache de gras jaune, le tout arrachant un haussement de sourcil au Chapelier qui finit par se desinteresser de ce fait plutôt atypique. Même ici, et oui, même ici!

Puis Haigha enchaîna de biens étranges mouvements avant de commencer a chantonner sans prévenir, attirant toute l'attention du Chapelier qui, assis au bord de la table, croisa les jambes en fixant son invité.
Tout du long de son petit monologue, il ornait ses paroles d'hochements de tête et de quelques petites remarques comme un "Tout a fait...!" surgit de nulle part ou encore un "Bonne idée!" sans reel rapport avec le reste.
Mais vers la fin, l'attention de l'homme revint, beaucoup plus affûtée, précise, et plus la fin avançait, plus il fronçait les sourcils alors que la lueur d'amusement s'agrandissait peu à peu.

-Mais voyons... C'est totalement idiot! Vous n'êtes plus invité, d'accord?

Sautant sur l'occasion -au sens propre du terme, car il bondit aux côtés de son nouvel acolyte-, il s'approcha de ce dernier avant de lever de sa main droite une longue oreille imaginaire bien haut, et de sa main gauche conduire le son vers les tympans que le murmure s'entende bien:

-Venez me chassez quand vous voulez... Ici, c'est toujours l'heure du thé !

Il se redressa, tout fier, replaçant lentement l'oreille pour ne pas... La brusquer? Avant de monter sur une chaise pour se hisser sur la table, et de clame cette fois bien fort:

-Vous n'êtes plus un invité, maintenant ! Cher Lievre de... De Mars! Vous êtes un vrai membre désormais, un membre de la table du Chapelier!

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